Déshonorée

Déshonorée
De Gonzalo Demarìa
Mis en scène par Alfredo Arias
  • Théâtre du Rond-Point
  • 2bis, Avenue Franklin D. Roosevelt
  • 75008 Paris
  • Franklin D. Roosevelt (l.1, l.9)
Itinéraire
Billets de 14,00 à 31,00
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Même dans mon sommeil je suis maquillée. Impossible de me démasquer.


Fin des années cinquante, Fanny Navarro répond aux questions du Capitaine Gandhi. L’Argentine est en flammes et l’actrice interrogée. Star oubliée, proche d’Eva Perón, fantôme d’un art moribond, elle devient la cible des commissions d’épuration de la Revolución libertadora. Ses liens privilégiés avec le régime déchu, sa liaison probable avec le frère d’Evita confondent la comédienne éprouvée, proie facile. Elle se défend, se débat, fait face aux accusations dans une pièce froide, dialogue drôle et glacé de l’Argentin Gonzalo Demaría. Le dramaturge, musicien et metteur en scène est né à Buenos Aires en 1970, un an avant la mort de la réelle Fanny Navarro dont il s’inspire.


Gonzalo Demaría a écrit en collaboration avec Alfredo Arias les spectacles Mambo Mistico et Trois tangos. Duel sombre et caustique, Déshonorée dresse un nouveau portrait de la cité argentine, hantée par les figures cauchemardesques de son passé et par ses stars de music-hall. Figure mythique, prolixe et prodige de la scène, Arias dirige et interprète ce face à face édifiant, règlement de comptes historique. Après la folie d’El Tigre, ou des cabarets tel Tatouage, donnés au Rond-Point, il livre avec cet interrogatoire emblématique un portrait de sa ville natale, mystérieuse et flamboyante, et de sa terrible histoire. Pierre Notte

Note rapide
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98 0
Morne plaine sous un ciel morne que ce récit de l’interrogatoire politique de l’actrice argentine Fanny Navarro, aux lendemains de la chute du régime de Juan Perón.

Cette pièce de Gonzalo Demaría est mise en scène par Alfredo Arias qui l’a coadaptée avec René de Ceccatty.

Comment dire… Une désagréable impression se dégage. La désagréable impression que le public est un peu oublié, le laissant seul et désemparé sur le bord du chemin. Ah, ils ne nous facilitent la tâche à aucun moment ! Nous, pauvres spectateurs pourtant bienveillants et heureux de retrouver l’univers d’Alfredo Arias. Il semble que nous soyons faits prisonniers et que nous devions écouter sans broncher cet interrogatoire long et ennuyeux, qui au final ne nous apporte pas grand-chose comme messages et comme émotions.

Que ce long poème lyrique au lyrisme trop lyrique ennuie ! Et lasse, hélas !

Des jeux déclamatoires façon vieil Odéon aux mouvements de pas militaires, linéaires et répétés, nous ne trouvons pas notre intérêt, passée la curiosité des retrouvailles "ariastiques".

Malgré un décor épuré tout en noir et blanc, un jeu de lumières et d’ombres, intéressants et soignés, seules les séquences chantées par la magnifique Alejandra Radano nous réveillent et nous captivent.

Non et j’en suis marri, ce spectacle étiré est décidément trop triste et ennuyeux. On en sort déçus pour nous et désolés pour les artistes, les oreilles pendantes et les membres endoloris.

A ranger sur l’étagère des spectacles malheureux, à oublier.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor