Dans la solitude des champs de coton (C Berling)

Dans la solitude des champs de coton (C Berling)
De Bernard-Marie Koltès
Mis en scène par Charles Berling
Avec Charles Berling
  • Charles Berling
  • Grande Halle de la Villette
  • 211, avenue Jean Jaurès
  • 75019 Paris
  • Porte de pantin (l.5)
Itinéraire
Billets à 26,00
À l'affiche du :
15 mai 2019 au 17 mai 2019
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRE
    • 20:00
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LE CLIENT - Qu’espérez-vous tirer de moi ? Tout geste que je prends pour un coup s’achève comme une caresse ; il est inquiétant d’être caressé quand on devrait être battu.

C’est à une rencontre à laquelle vous allez assister. Celui qui marche sur une ligne bien droite d’une fenêtre éclairée à une autre fenêtre éclairée va traverser le territoire de l’autre, traverser l’autre.

Rencontre de l’offre et de la demande, du marchand et du client, du licite et de l’illicite, de la lumière et de l’obscurité, du noir et du blanc. Alors le dialogue va s’engager parce qu’on se parle ou on se tue…

On parle de désir. Et le dialogue se fait combat, danse aussi, étreinte probablement…

 

Note rapide
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13 oct. 2017
8,5/10
6 0
« Dans la solitude des champs de coton » est une pièce de Pierre Marie Koltès et mise en scène par Charles Berling : C’est une pièce à deux personnages écrites pour deux hommes : le dealer et le client. Mais Charles Berling la joue avec une comédienne, Mata Gabin : un homme blanc et une femme noire. Le contraste est saisissant.

En introduction, une femme lit au micro la définition du mot dealer de Koltès (prologue de l’ouvrage).

Puis le noir se fait, soudain un coup de tonnerre, et Charles Berling, surgit tel un diable, d’un fauteuil de la salle au cœur du public, il reste debout, pétrifié dans une position d’attente, vêtu d’un simple costume passe partout : c’est le client. Il aperçoit au loin la dealeuse sur son trajet, Mata Gabin.

L’ambiance est oppressante. Sur la scène immense pour seulement les deux comédiens, le fond est un mur sombre partagé en son centre par une ruelle peu engageante au-dessus de laquelle brillent par intermittence quelques enseignes aux néons fatigués. Une planche permet le passage de Berling sur la scène mais pour le moment il reste dans le public. Un fond sonore accentue le coté inquiétant. J’adore !

Un face à face animal va s’engager. La dealeuse harangue le client : « Si vous marchez dehors, à cette heure et en ce lieu, c’est que vous désirez quelque chose que vous n’avez pas, et cette chose, moi, je peux vous la fournir…c’est pourquoi je m’approche de vous … », Hésitant, le client finit par se rapprocher. Un duel verbal s’engage mais aussi physiquement car ils se tournent autour comme des combattants. Il y a plusieurs phases au cours de cet échange complexe et on découvre que les deux comédiens peuvent jouer sur une large palette de tons. Leur scénographie est aussi très réussie.

Charles Berling et Mata Gabin sont des comédiens de haute volée, leur interprétation est sans faille.

« Dans la solitude des champs de coton » est une pièce qui nous emprisonne dans son ambiance et nous fait vivre l’échange entre les deux comédiens avec intensité. C’est vraiment superbe !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor