• Classique
  • Comédie Saint-Michel
  • Paris 5ème

Cyrano de Bergerac

Cyrano de Bergerac
De Edmond Rostand
Mis en scène par Amélie Dhée
Avec Jeff Esperansa
  • Jeff Esperansa
  • Freddy Perrin
  • Martino
  • François Lemière
  • Jean-François Guerlach
  • Raphaël Chapelant
  • Raphaël Caraty
  • Bruno Richy
  • Marion Le Bihan
  • Amélie Dhée
  • Patrick Savey
  • Comédie Saint-Michel
  • 95, boulevard Saint-Michel
  • 75005 Paris
  • Cluny-la Sorbonne (l.10)
Itinéraire
Billets de 14,50 à 26,50
Evénement plus programmé pour le moment

La plus belle histoire d'amour du répertoire français dans une adaptation fidèle à l'oeuvre de Rostand.

Cyrano de Bergerac est un intrépide soldat qui sert dans la compagnie des Cadets de Gascogne. Il est depuis toujours amoureux de sa cousine, la belle Roxane, mais n'ose lui avouer car il est complexé par un nez difforme.

Ignorant tout des sentiments secrets de son cousin, Roxane lui confie qu'elle est follement éprise d'un jeune cadet, Christian de Neuvillette, et demande à Cyrano de tout faire pour le protéger, plongeant ainsi ce dernier dans un effroyable dilemme...

Ecrite en 1897, Cyrano de Bergerac est la plus célèbre pièce de théâtre d'Edmond Rostand, mais aussi l'une des plus réputées des pièces de théâtre françaises, dont le rôle principal est l'un des rôles les plus intéressants à jouer pour les comédiens.

Elle est librement inspirée d'un personnage réel, Hercule Savinien Cyrano de Bergerac (1619-1655).

 

Voici le monologue qui a contribué à faire rentrer cette pièce dans l'histoire :

"Ah ! Non ! C'est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire... oh ! Dieu ! ... bien des choses en somme...
En variant le ton, —par exemple, tenez :
Agressif : « moi, monsieur, si j'avais un tel nez,
Il faudrait sur le champ que je me l'amputasse ! »
Amical : « mais il doit tremper dans votre tasse :
Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »
Descriptif : « c'est un roc ! ... c'est un pic... c'est un cap !
Que dis-je, c'est un cap ? ... c'est une péninsule ! »
Curieux : « de quoi sert cette oblongue capsule ?
D'écritoire, monsieur, ou de boîte à ciseaux ? »
Gracieux : « aimez-vous à ce point les oiseaux
Que paternellement vous vous préoccupâtes
De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? »
Truculent : « ça, monsieur, lorsque vous pétunez,
La vapeur du tabac vous sort-elle du nez
Sans qu'un voisin ne crie au feu de cheminée ? »
Prévenant : « gardez-vous, votre tête entraînée
Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! »
Tendre : « faites-lui faire un petit parasol
De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! »
Pédant : « l'animal seul, monsieur, qu'Aristophane
Appelle hippocampelephantocamélos
Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d'os ! »
Cavalier : « quoi, l'ami, ce croc est à la mode ?
Pour pendre son chapeau c'est vraiment très commode ! »
Emphatique : « aucun vent ne peut, nez magistral,
T'enrhumer tout entier, excepté le mistral ! »
Dramatique : « c'est la Mer Rouge quand il saigne ! »
Admiratif : « pour un parfumeur, quelle enseigne ! »
Lyrique : « est-ce une conque, êtes-vous un triton ? »
Naïf : « ce monument, quand le visite-t-on ? »
Respectueux : « souffrez, monsieur, qu'on vous salue,
C'est là ce qui s'appelle avoir pignon sur rue ! »
Campagnard : « hé, ardé ! C'est-y un nez ? Nanain !
C'est queuqu'navet géant ou ben queuqu'melon nain ! »
Militaire : « pointez contre cavalerie ! »
Pratique : « voulez-vous le mettre en loterie ?
Assurément, monsieur, ce sera le gros lot ! »
Enfin parodiant Pyrame en un sanglot :
« Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître
A détruit l'harmonie ! Il en rougit, le traître ! »
—Voilà ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit :
Mais d'esprit, ô le plus lamentable des êtres,
Vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettres
Vous n'avez que les trois qui forment le mot : sot !
Eussiez-vous eu, d'ailleurs, l'invention qu'il faut
Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
Me servir toutes ces folles plaisanteries,
Que vous n'en eussiez pas articulé le quart
De la moitié du commencement d'une, car
Je me les sers moi-même, avec assez de verve,
Mais je ne permets pas qu'un autre me les serve."

 

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Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor