Crowd

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De Gisèle Vienne
Mis en scène par Gisèle Vienne
  • Théâtre Nanterre-Amandiers
  • 92000 Nanterre
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Surexposés sur fond noir, des corps brillent au cœur d’une nuit, comme figés par le flash d’un appareil photo.

Quinze personnes participent à une fête improvisée, sur fond de musique électronique et techno.

Pour Crowd, Dennis Cooper et Gisèle Vienne composent ensemble une partition chorégraphique et théâtrale où les histoires se croisent et se superposent, une narration sans paroles audibles qui vient déployer le paysage complexe de cette fête.

Une fête traversée de sentiments exaltés et contradictoires, où la violence se mêle à la jubilation, où la sensualité épouse la cruauté. Là encore, le travail de Gisèle Vienne vient interroger le rapport trouble que nous entretenons avec nos fantasmes, posant la question complexe de la façon dont l’homme peut canaliser ses pulsions. Les mouvements stylisés, interprétés avec virtuosité sur un DJ set signé Peter Rehberg, provoquent des vibrations rythmiques, un sentiment d’hallucination, et créent une écriture chorégraphique et théâtrale singulière. Le spectateur se voit troublé, et lorsque les mouvements s’arrêtent, que les gestes sont heurtés, saccadés, interrompus de multiples manières, c’est le temps qui en vient à s’altérer et se distordre.

La réalité du spectacle vivant réinvente et réinterprète le champ des possibilités gestuelles qu’offrent les mouvements générés par le montage vidéo et les effets spéciaux. Le spectacle ouvre alors un espace exutoire, qui invite les spectateurs à traverser des zones complexes de leur intimité, le long d’une interrogation sur les rapports sourds entre fête et violence.

 

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10 déc. 2017
7,5/10
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Des boules quiès qui resteront dans la poche parce qu’on n’est pas dans un concert des Rolling Stones, une certaine odeur indescriptible (me suis demandé si c’était moi en sortant des toilettes), de la terre, c’est la fête… Noir, musique. Ce qui est appréciable c’est que la playlist figure dans le programme, c’est rarement le cas. Donc j’écris présentement ces quelques mots en écoutant Underground Resistance, mais avec mes boules quiès, car je suis vieux et qu’avec ma verveine et mes McVitie’s, c’est pas vraiment la musique que j’écoute pour écrire. Mais au moins, quand je m’ennuierai, je pourrai m’essayer à la chorégraphie virtuose de Gisèle Vienne qui montre les différents gestes que peuvent faire les gens qui dansent en ayant une télécommande à la main, le tout sans stroboscope (et ça c’est vachement fort). Une parfaite maîtrise des corps qui enchaînent ralenti, cut, accélération, bref rembobinage répété. Le groupe est là, exécute avec excellence les mouvements (ça c’est pour ne pas répéter « perfection »), des images qui collent à la rétine, même si parfois on aurait envie de sauter un ou deux chapitres (à la place, j’ai un peu piqué du nez, mais c’était dimanche après-midi, la digestion… oui, je suis capable de dormir même avec de la musique très forte). Le groupe est là, mais dans le ralenti, on voit un élement immobile, un changement de vitesse, tous les personnages ont leur histoire. On aimerait parfois que ça aille un peu plus loin, ça reste assez sage. Rien à voir : cette idée de l’auto-consumation est magnifique et rend à merveille.

Esthétiquement bluffant, c’est entêtant et je ne m’attendais pas à ça, connaissant seulement le travail de Gisèle Vienne par ses spectacles usant de la ventriloquie (Jerk et The Ventriloquists Convention).
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Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor