Club 27

Club 27
  • Théâtre Gérard Philipe
  • 59, boulevard Jules-Guesde
  • 93200 Saint-Denis
Itinéraire
Billets de 14,00 à 38,00
Evénement plus programmé pour le moment
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Guillaume Barbot pousse les portes du club très fermé des chanteurs de rock morts à l’âge de vingt-sept ans, le Club 27.

Brian Jones, Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison et Kurt Cobain, tous morts en pleine gloire après une vie fulgurante, faite de musique, de drogues etd’alcool, en sont les membres éternels.

Spectacle fondateur de la compagnie créé en 2012, Club 27 fait entrer en collision ces icônes absolues avec une bande de joyeux drilles d’aujourd’hui.
S’affublant de boas, de perruques et de lunettes, ils jouent, comme lors d’une soirée entre amis, à « qui est qui ? ». Une fausse conférence de presse, où aveux de faiblesse et provocations égocentriques s’enchaînent, met le feu aux poudres. L’espace théâtral, anarchique et mouvant, accueille le ballet des corps, des voix et des esprits qui se libèrent. Les géants apparaissent, survoltés et tendres. Ils charrient avec eux la grande histoire de la contestation et de la libération des moeurs. Brûlés et nus, ils livrent au grand soleil leur part d’ombre.

C’est alors un déferlement de mots et de musique, une prise de parole collective pour tenter de saisir ce fameux esprit « rock », pour mettre en regard les idéaux d’hier et d’aujourd’hui. Doit-on tuer le père pour devenir un homme ? Comment construire nos mythes ? Faut-il brûler franchement ou s’éteindre à petit feu ? Ce sont des questions de vie. Et d’engagement.

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7 avr. 2018
4,5/10
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Je ne veux pas cafter mais j’ai un ami qui m’avait prévenu que ce spectacle était très dispensable… Il l’avait vu en 2012 à la Manufacture durant le Off d'Avignon. Il faut toujours suivre les conseils de son ami. Je ne l’ai pas écouté, parce que les pièces bougent, que je suis (presque) toujours optimiste et… non je ne m’en mords pas les doigts, c’est toujours un plaisir de faire tout ce chemin jusqu’à St Denis, mais ça fait poser énormément de questions.

Surtout que je n’ai rien à reprocher à la plupart des comédiens présents sur scène et qui se donnent à fond, j’ai en tête notamment le jeu de jambes et la folie de Élise Marie, je ne mangerai plus du tiramisu sans penser à Céline Champinot (dont j’avais bien apprécié Vivipares qui pour le coup exploitait à fond le concept déguisement/dispositif foutraque)…

Mais de quoi ça parle en fait ? « Est-ce que montrer sa chatte, c’est rock ? » Voilà où on en est, se demander si c’est rock, alors que tout le monde sait que « Rock’n’Roll is a slut » et surtout « Rock’n’Roll is dead ». Evidemment la comédienne montre sa chatte et c’est toujours épatant d’attendre la réaction de la moitié de la salle composée de collégiens et/ou lycéens qui n’ont apparemment pas l’habitude d’aller au théâtre. Sur l’argument fallacieux de la réunion de caricatures d’artistes tous morts à l’âge de 27 ans, qui sera très vite abandonné (idée pour plus tard : développer le personnage de Robert Johnson, membre originel du club 27, musicien méconnu des années 30), Guillaume Barbot se demande aussi où en est l’engagement. Ce n’est pas un hasard si cette pièce est reprogrammée en pleine « commémoration » de Mai 68, mais à quoi bon ? Tout est effleuré (un peu comme certaines de mes critiques), rien n’est transcendé, tout est trop long. Alors que ça commençait bien (les comédiens nous accueillaient, nous offraient un verre de vin blanc… rien d’original là-dedans, mais toujours plaisant), que, finalement, on ne savait pas trop où on mettait les pieds, que l’idée que les comédiens s’amusent à incarner ces icônes du rock était suffisamment attrayante, mais on est vite revenu à quelque chose d’assez prévisible (un monologue, une chanson (enregistrée ou chantée plus ou moins bien en direct avec l’aide d’un guitariste-violoniste), un monologue, une chanson… chaque acteur a son moment…).

Le comble de l’hypocrisie est quand la pièce se regarde elle-même, se demandant pourquoi elle n’a pas été plus programmée (elle a tout de même été jouée à Paris au TPV, aux Métallos, bénéficié d’aides à l’écriture… que je n’ai pas trouvée sensationnelle, soit dit en passant), si elle n’est pas assez rock, s’étonnant de se produire au TGP de Saint Denis (dans une salle trop grande pour eux et d’ailleurs rien n’est fait de ce grand et bel espace) : Geoffroy Rondeau faisait partie de la distribution originale (remplacé ici par le concepteur-auteur-metteur en scène Guillaume Barbot) et Geoffroy Rondeau travaille très souvent avec Jean Bellorini (metteur en scène de talent et directeur du TGP Saint Denis, pour ceux qui ne le sauraient pas). Quand j’écris cela, je ne suis pas dupe, tous les directeurs de théâtre programment en partie des artistes avec qui ils ont des affinités artistiques et/ou amicales et ça ne me dérange même pas, mais je trouve cela assez cynique d’en parler dans cette pièce.

Il me reste l’enthousiasme et l’engagement de la plupart des comédiens (Zoon Besse et aussi Séverine Astel, ne les oublions pas), mais pas grand chose d’autre et c’est surtout loin d’être suffisant.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor