La légende du Saint Buveur

La légende du Saint Buveur
Avec Christophe Malavoy
  • Christophe Malavoy
  • Théâtre du Petit Montparnasse
  • 31, rue de la Gaîté
  • 75014 Paris
  • Edgard Quinet (l.6), Gaité (l.13)
Itinéraire
Billets de 18,00 à 34,00
À l'affiche du :
25 septembre 2020 au 31 octobre 2020
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l m m j v s d
    • HORAIRE
    • 19:00
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« Un texte rare, touché par la grâce, la simplicité et la pureté …  »

La légende du saint buveur est l’histoire d’Andréas, buveur invétéré, qui vit sous les ponts de Paris depuis un temps qu’il a lui-même oublié.

Le destin lui fait rencontrer un homme mystérieux, touché par la grâce après avoir lu l’histoire de la petite sainte Thérèse de Lisieux. Cet homme à la mise soignée, lui fait un prêt de 200 Francs, une somme importante dont Andréas devra s’acquitter un jour, comme celui-ci s’y engage, en déposant cette somme le dimanche matin après la messe à l’église sainte Marie des batignolles où se trouve la statue de la petite sainte Thérèse de Lisieux.
Ce prêt inespéré va précipiter la vie d’Andréas qui va rencontrer une série de personnages qui le détermineront à s’acquitter de cette dette envers la petite sainte.
Et ainsi, à sauver son honneur…

Une nouvelle d’une grande force et d’une beauté rare, emprunte d’humilité et de grâce.

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21 déc. 2019
9/10
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« La Légende du saint buveur » de Joseph Roth, dans une traduction de Sylviane Bernard-Gresh, mise en scène et interprétée par Arnaud Simon à l’Artistic théâtre est un instantané de vie suspendu aux verres de l’exil destructeur.

De la Galicie, cette terre polonaise volée par les autrichiens en 1772, est né en 1894 Joseph Roth, issu d’une famille allemande de confession juive, qui devint écrivain et journaliste à Vienne.
L’arrivée au pouvoir des nazis le conduit à s’exiler en France en 1934 où il mourra en 1939, malade, alcoolique et sans argent, à l’âge de 44 ans.
« La Légende du saint buveur » sera sa dernière nouvelle.

Dans une légèreté insolente, Arnaud Simon s’est approprié dans sa chair, cette fable, ce conte, cette nouvelle, cette histoire d’Andreas Kartak, émigré de Silésie polonaise pour venir travailler en France dans les mines.
Un texte touchant rempli de verres, de carafes et de bouteilles d’humanité.

Un voyage qui le conduira sous les ponts de Paris.
Sous des ponts où ses nombreuses rencontres lui apporteront des petits bonheurs qu’il faudra saisir au bon moment.
Des petits plaisirs, comme des miracles de la vie quand on sait y croire, qui seront toujours célébrés comme il se doit par un petit verre d’alcool.
Un compagnon qui réchauffe le cœur, qui réchauffe l’âme.
Un compagnon, une addiction qui vous transporte dans un état de grâce à la volupté réjouissante.

Tout commence par la rencontre, un soir, entre Andréas et un homme bien de sa personne qui lui fait don de 200 francs.
Andréas, en homme d’honneur, s’engage à le rembourser, mais le bienfaiteur le dirige vers Sainte Thérèse de l’église Sainte-Marie-des-Batignolles pour y accomplir, après la messe, sa rédemption…

Pas aussi facile qu’il y paraît, Andréas malgré toute sa bonne volonté ira de déconvenue en déconvenue pour respecter sa parole.
En chemin, il rencontrera moult personnes, hommes et femmes, qui lui rappelleront son passé parfois joyeux mais aussi douloureux où la prison fut entre autres sa compagne d’infortune, lui l’homme naïf au cœur généreux.
Des rencontres où fleurissent les billets de cent francs, provocateurs de tentations ; mais des rencontres aux goûts de douceurs libératrices de tensions, où amères selon les cauchemars qui remonteront à la surface d’une existence bien chamboulée par les péripéties de la vie.

Une volonté de toujours vouloir avoir la tête hors de l’eau et ici c’est un miracle si cela se produit.
Une volonté acharnée de vivre, de combattre, même si le petit démon qui est en lui, l’appelle vers les profondeurs d’un état souverain, celui de l’enfer des alcooliques, où règne l’ivresse de la délivrance qui conduit inexorablement à la déchéance…la mort.

« Que Dieu nous accorde à nous tous, à nous autres buveurs, une mort aussi douce et aussi belle ! »

Mis en valeur par la scénographie et les lumières de François Cabanat, Arnaud Simon dans une pudeur, une fraîcheur, arrive à nous faire partager cette aventure sans tomber dans le pathos, sans à aucun moment nous noyer dans l’ivresse des verres d’alcool qu’il ingurgite.
Dans un costume de Dominique Bourde, une belle présence dégingandée avec son regard perçant où l’émotion est présente de bout en bout dans un jeu à la sincérité touchante.
La tendresse qu’il donne, qu’il partage avec son personnage est bouleversante d’indulgence.

Un seul en scène à l’humour, l’autodérision certains, qui marque nos esprits et nous émeut.
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Texte
Jeu d'acteur
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor