Chat Noir !

Chat Noir !
  • Théâtre 13-Jardin
  • 103a, boulevard Auguste Blanqui
  • 75013 Paris
  • Glacière (l.6)
Itinéraire
Billets à 26,00
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Au cabaret du Chat Noir, on chante, on danse, on boit un coup, on joue de la musique, on écrit, on peint, on boit encore un coup...

A partir des textes de l'époque, nous plongeons dans cet antre de la poésie et de la désinvolture, haut lieu de la bohème montmartroise de la fin du dix-neuvième siècle, où le facétieux Rodolphe orchestre une bande d'artistes joyeux et dévergondés.


Le Chat Noir ouvre ses portes à Montmartre en 1882, dix ans après la Commune. Tandis que le Sacré-Cœur, étendard de l’ordre moral retrouvé, pousse au-dessus de leurs têtes, une fourmillante faune d’artistes en tous genres se retrouve dans ce cabaret bizarre et merveilleux pour y chérir deux marraines : l’Indépendance et la Fantaisie. Dans cette époque où tintent sourdement les premières alertes d’un conflit mondial, leurs chansons, leurs poèmes et leurs toiles disent le désespoir et la gaieté d’une jeunesse insolente et triomphante. Au Chat Noir, on publie un journal et on crée des spectacles d’ombres dans lesquels s’affirme, avant les dadas et les surréalistes, l’art subtil de se moquer de tout avec une studieuse application : de la morale, de la religion, de la politique, des artistes établis, et surtout de soi-même…

Sept comédiens, tous musiciens et chanteurs, s’emparent de cette matière ancienne qui, à la lueur de leur lampe, s’éclaire d’un éclat neuf et intense. Ils rouvrent pour un soir les portes du vieux cabaret pour y trouver intacte une verve folle : tour à tour et à la fois blagueurs, ironiques, tendres, lyriques, fumistes, anarchistes, réactionnaires, ils abordent tous les genres… sauf le genre ennuyeux.

 

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21 mai 2017
8/10
7 0
Le cabaret du Chat-Noir, dont l’affiche est aussi célèbre que la chanson d’Aristide Bruant.

Rodolphe Salis ouvre ce cabaret en 1882, boulevard de Rochechouart, on y servait de la piquette, mais c’était surtout le lieu symbolique de la bohème à la fin du 19ème siècle et surtout un lieu de liberté et d’espoir après la Commune et la construction du Sacré-Cœur.

Tout était permis au Chat Noir, chansons grivoises, patriotiques, naturalistes, les peintres, écrivains, rimailleurs venaient s’y ressourcer. Les grisettes emballaient le bourgeois qui venait goûter au fruit défendu.

Le cabaret fermera ses portes à la mort de Rodolphe en 1897.

Sur scène, on est accueilli (ou interpellé plutôt !) par Nini peau d’chien, pourquoi d’ailleurs ce surnom ? et bien à l’époque les entrepôts de peaux se trouvaient non loin de la Bastille et voilà comment Nini est née ! Elle a du bagout la Nini, se crêpe le chignon avec l’élégante Yvette, quant à Marie elle compte les points !
Amusant aussi, la chanson des familles Bouton et Boudin... un joli décor pour de curieuses marionnettes en « seins animés » !

Marie chante « rue St Vincent », et dans la salle pas un bruit, personne ne remue ou tousse, instant magique de cette chanson interprétée avec émotion.

Les comédiens savent jouer de tous les instruments, sont danseurs, acrobates, chanteurs et diseurs.
Ils ont de l’humour et du talent à revendre, vous pouvez venir vous encanailler au Chat-Noir sans problème !
8,5/10
6 0
Voici un spectacle façon biopic transgressif sur le célèbre et mythique cabaret du Chat Noir de Montmartre qui fit fi des convenances, hurlant un amour franc pour la liberté d’expression, parmi les derniers ilots de niaque et de nique sursautant encore avant le désastre humain et culturel de la première guerre mondiale.

Concocté comme une revue de détails, brillante et délurée, de la goguette montmartroise en vogue, le spectacle est imprégné du contexte social et politique, de l'esprit déferlant et moqueur des grands artistes venus là, montrer leurs talents, se détendre et se rencontrer. À l’instar d’Aristide Bruant, de Verlaine et d’Alphonse Allais ou encore de Willette, de Doucet et de Caran d’Ache.

Accompagnés d’un piano (instrument introduit pour la première fois dans un cabaret par Rodolphe Salis, fondateur du Chat Noir, initiant par là-même la chanson de cabaret), de deux accordéons, deux clarinettes, deux flutes, d’une guitare et de multiples percussions, les comédiens jouent l’histoire et chantent les textes illustrant la période et le lieu.

Truculence et bohème sont de mise. Boniments populos, libertaires et fantasques, aussi. Sans oublier les harangues messagères et les interpellations directes du public, devenus l’apanage de ces formes artistiques où la proximité avec le public permet de titiller le bourgeois par la provocation complice et bienveillante.

La conception et la mise en scène d’Étienne Luneau soignent les côtés décalés et foutraques dans la rétrospective charmante et rigolote de ce « cabaret des poètes et des gueux ».

La jeune troupe de comédiens-chanteurs-instrumentistes dégage un bel enthousiasme et montre une superbe qualité artistique. Joueurs et joués, ils s’amusent autant qu’ils nous divertissent.

S’ils cherchent fortune, nous les suivons volontiers. Tout au long du chemin, tout autour du Chat Noir, à Montmartre le soir... ou à Glacière ...! Un rendez-vous joyeux à ne pas manquer.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor