Chansons aux enchères

Chansons aux enchères
De Laurent Viel, Xavier Lacouture
Avec Thierry Garcia
  • Thierry Garcia
  • Laurent Viel
  • Théâtre des Mathurins
  • 36, rue des Mathurins
  • 75008 Paris
  • Havre-Caumartin (l.3, l.7, l.8, l.9, RER A et E)
Itinéraire
Billets de 20,00 à 35,00
Evénement plus programmé pour le moment
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A pour Aznavour, J pour Juvet, D pour Daho ou Dalida, F pour Ferré ou Farmer, B pour Bécaud, Barbara ou Bashung, V pour Vian ou Vartan, S pour Stromae...

C'est à des enchères inestimables que vous invite Laurent Viel. Un véritable trésor sera proposé à la vente : des perles de mots, des joyaux d'idées, des bijoux de mélodies, des oeuvres d'art chargées d'histoire, mais d'abord de votre histoire. Au-delà des chansons, devenez l'heureux acquéreur d'une part de vous-même en retrouvant les émotions liées à ce précieux héritage.


Vous réglerez en rires, en larmes ou en battements de coeur, et ça, ça n'a pas de prix.

 

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La critique de la rédaction : 5/10. Laurent Viel chante et transforme les grands airs de Charles Aznavour, Barbara, Serge Gainsbourg, Jacques Brel...

J'ai été assez déçu et frustré par les reprises du chanteur. Sa voix, trop douce, ne m'a pas spécialement séduite... Au lieu de chanter j'ai trouvé qu'il murmurait. Cela enlève le caractère, le charme et la force de nombreux tubes de son répertoire. Tout semble assez plat.

Les transitions sur son passé et sur la vente aux enchères ne sont pas spécialement drôles ou intéressantes.

Je me suis beaucoup ennuyé. Heureusement la fin du spectacle était plus agréable. J'ai apprécié la reprise de Ces Gens Là.

Note rapide
6,6/10
pour 4 notes et 2 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
1 critique
Note de 4 à 7
75%
1 critique
Note de 8 à 10
25%
Toutes les critiques
21 déc. 2016
6,5/10
41 0
Une petite déception cette soirée car Laurent Viel était en dessous de son talent habituel, sans doute un peu enrhumé... Il chantait assez doucement alors que sa voix a une belle puissance. De plus, la petite salle des Mathurins ne se prête pas non plus aux concerts avec explosion de décibels.

Cela dit, il reste un très bon interprète des chansons françaises de la génération radio Nostalgie, tout en faisant des incursions dans la pop actuelle (Stromea et une version très 'dim dam dam' de alors on danse). Laurent Viel personnalise les chansons tout en gardant l'esprit d'origine et j'aime particulièrement sa cover de la Bohème, il est en prime accompagné par un excellent guitariste Thierry Garcia.
20 févr. 2016
10/10
48 0
Sous le titre de "Chansons aux enchères" Laurent Viel nous immerge dans cette chanson française immortelle dont il est un fervent défenseur.
C'est un vrai interprète. Il donne du sens au texte que nous entendons dans toutes ses facettes. Ce serait absurde de dire que Laurent chante "bien". Il fait beaucoup mieux et plus encore.
Son spectacle ne se situe pas dans la veine des remakes qui promettent de faire revivre les années 80 ... et des poussières. Il est très actuel et en même temps respectueux des oeuvres et de leurs créateurs. Il n'imite pas mais il sait donner un coup de neuf à des chansons qui auraient pu prendre de l'âge.

On commence par la Vente aux enchères que Gilbert Bécaud a écrite en 1970, en lançant du même coup la carrière d'un violoniste québécois, Paul Cormier, qu'il rebaptise Monsieur Pointu.
Ce soir c'est Monsieur Garcia qui est invectivé par Laurent Viel et c'est un guitariste.

Par sa manière d'amener le sujet, le chanteur justifie pleinement le titre de son spectacle. Il lance chaque chanson, ou chaque morceau de chanson comme autant de joyaux qu'il sortirait de sa musette.
On redécouvre la Bohème, écrite par Charles Aznavour en 1965 qui devient une chanson douce. On a envie de balancer la java sur l'Accordéoniste chantée par Edith Piaf en 1954. Rupture de ton avec l'évocation de Sylvie Vartan à travers Toi jamais (2008) que la salle reprend en choeur comme un reproche en imaginant s'adresser à J H, autrement dit Johnny Halliday.

Place au romantisme avec Michèle, une chanson très nostalgique interprétée par Gérard Lenorman autour du souvenir d’un premier amour, qui est un hommage aux Beatles non seulement via le titre et l’allusion à "Yesterday" dans les paroles mais aussi par la composition musicale que l'on aurait pu attribuer au groupe anglais.

Humour aussi avec cette définition empruntée à Sacha Guitry : le mariage, c'est résoudre à deux des problèmes qu'on n'aurait pas eus tout seul.
Suit un medley qui enchaine Mylène Farmer, Guesch Patti (Etienne, 1987), Alain Bashung (Vertige de l'amour, 1981), Desireless (Voyage, voyage, 1989) et Dave (Du coté de chez Swan, 1975) que le public ne peut pas s'empêcher de fredonner avec délicatesse, jusqu'à être interrompu par Laurent d'un Bang bang qui nous ramène en 1966 à Cher dont le titre sera plus tard par Sheila (2007).
A ce stade les spectateurs sont conquis. Et ce n'est pas fini. Voilà du costaud, du sérieux, du lourd, du sévère avec Est-ce ainsi que les hommes vivent d'Aragon, chanté par Léo Ferré, et le Tango des joyeux bouchers de Boris Vian, qui nous promet avec un écho inquiétant Faut qu'ça saigne ... (1954)

Ne me quitte pas de Jacques Brel (1954) s'affronte brièvement avec La javanaise (1963) de Serge Gainsbourg. Avec Ces gens là (1966) Laurent Viel est au sommet de la réinterprétation.
Il descend dans la salle pour chercher "sa" Gabrielle, un succès écrit par Long Chris et composée par Tony Cole pour Johnny Halliday (1975). Où sont les femmes, interrogera Patrick Juvet deux ans plus tard.
Laurent rejoint son guitariste pour Il venait d'avoir 18 ans, (Dalida, 1975) suivi d'un Comme ils disent (Charles Aznavour, 1972) absolument magistral. Les paroles de Bidonville (1975) Claude Nougaro annoncent que la fin du spectacle se rapproche :
Serre-moi la main, camarade.
Je te dis : "Au revoir".
Je te dis : "A bientôt".
Il nous manque un dernier petit bijou, superbe et déchirant, Drouot (dont Barbara a écrit les paroles et composé la musique en 1974 avec Roland Romanelli : ... rien ne lui restait plus, pas même ce souvenir, aujourd'hui disparu...
Des souvenirs, on en a désormais à ne plus savoir qu'en faire ... Et l'envie de chanter a investit la salle qui fredonne maintenant dim, dam, dom en boucle comme Stromae dans Je cours (2010). Nous sommes devenus la Foule sentimentale d'Alain Souchon (1993).

Les chansons sont faites pour voyager mais pas que. Laurent Viel nous en fera une ultime démonstration avec son compère Thierry Garcia qui l'accompagnera pour une "petite" dernière sur sa toute petite guitare. À quoi sert une chanson, si elle est désarmée ? comme le chantait Julien Clerc en 1992 avec Utile.
Personne ne saurait répondre de manière exhaustive. Ce qui est certain c'est que ce soir elles ont ravivé beaucoup de souvenirs et nous ont donné des joies très simples, que nous avons partagées en harmonie. Pour cela, merci à Laurent et Thierry. Continuez longtemps à nous enchanter !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Musique
Talent des artistes
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor