Chansons à partager

Chansons à partager
  • Opéra Comique, salle Favart
  • 1 Place Boieldieu
  • 75002 Paris
  • Grands Boulevards (l.8, l.9)
Itinéraire
À l'affiche du :
19 février 2019 au 22 novembre 2019
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l m m j v s d
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Chanson, mélodie, opéra : d’Offenbach à Trenet en passant par Bizet, Poulenc ou Kosma, la Maîtrise Populaire de l’Opéra Comique nous fait voyager en déployant la générosité de la polyphonie dans les œuvres les plus intimistes.

Et parce que le plaisir du chant peut aussi passer par la vue, le concert est interprété en langue des signes. Car le « chansigne » n’est pas seulement destiné aux spectateurs malentendants : il complète le bonheur des oreilles par le bonheur des yeux.

C’est une expérience poétique et sensorielle, à vivre en famille !

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14 avr. 2019
9/10
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Sarah Koné, Cheffe de la Maîtrise populaire de l'Opéra-comique et ses « maîtrisiens-maîtrisiennes » âgés de 10 à 23 ans nous avaient donné rendez-vous Salle Favart pour un vrai moment de partage.

Des chansons à partager de multiples façons.
La façon traditionnelle, bien entendu. On connaît la qualité des productions lyriques de cet ensemble de jeunes artistes.

Et d'une autre manière, passionnante elle aussi.
Depuis septembre 2018, les élèves de la Maîtrise apprennent le chansigne, c'est à dire la version musicale de la Langue des Signes.

L'objectif est fort louable : il s'agit de permettre aux spectateurs sourds et malentendants de pouvoir eux aussi s'approprier les œuvres chantées en concert.

Nous sommes dans le champ de la compensation du handicap.
Le chansigne permet certes de faire partager les paroles, mais également le rythme, le tempo, le caractère des personnages, etc, etc...

Un court exemple valant mieux que de longues explications, Sarah Koné et Jennifer Tederri, l'enseignante du chansigne à l'Opéra-comique, toutes deux accompagnées de quelques chanteurs, commencent le spectacle de manière tout à fait pédagogique.

Nous allons être mis à contribution.
En effet, nous allons apprendre à chanter et à signer les quatre premiers vers de l'air de « La garde montante », tiré de Carmen.

Deux chanteuses nous apprennent les gestes, et nous pouvons tous ensemble interpréter ce « tube » de Bizet. (Je ne vous cacherai pas que la plus grande justesse se trouvait évidemment sur le plateau...)

Les presque cent jeune gens vont nous proposer un programme varié, éclectique, pendant un peu plus d'une heure.
Des pièces classiques, ou tirées du répertoire de la chanson française de qualité.

Bizet se taillera la part du lion. Il est chez lui, le grand Georges. Il ne faut pas oublier que son chef d'œuvre Carmen fut créé ici.
Les airs de « La garde montante », donc, de « La habanera » et « Les voici, voilà la quadrille » seront interprétées par ces voix juvéniles.

Les plus jeunes sont en gris clair, les plus âgés sont en noir, et entre les deux, c'est le règne des T-shirts rouges. Le mainate, emblème de la maison, est floqué sur chaque tenue.

Une irréprochable justesse, ainsi qu'une très belle homogénéité règnent en permanence.
La pâte sonore est remarquable. Beaucoup d'émotion se dégage.

Ce qui m'a frappé, c'est la grande joie qui transparaît.

Les jeunes chanteurs sont très contents d'être là, c'est évident. Melle Koné leur parle, leur sourit, chante avec eux. Entre les "maîtrisiens" et elle règne une belle complicité et surtout un palpable respect réciproque.

Les chanteurs ne restent pas figés, puisqu'ils se déplacent entre les différentes œuvres, mimant les scènes.
Le chansigne demande non seulement de faire beaucoup de gestes codifiés, mais également d'avoir les expressions du visage correspondant aux émotions énoncées.
Plus facile à dire qu'à faire. C'est un vrai apprentissage, qui demande beaucoup d'efforts.
En plus d'être efficace, le résultat est très beau. Le public assiste à de véritables chorégraphies.
Ces gestes, ces signes confèrent une dimension poétique supplémentaire au spectacle.

Mozart (un extrait de « La flûte enchantée »), Francis Poulenc, (« La petite fille sage », « Le chien perdu », « Le hérisson »), Johan Steuerlein (« J'entends une chanson qui me réveille »), Prévert et Kosma (« Le chat et l'oiseau », « La pêche à la baleine"), Les frères Jacques (« La lune est morte »), Jean Ferrat (avec une très émouvante version de « Nuit et Brouillard »), Ray Ventura (« Madame la marquise »), Charles Trénet (« Boum », « Monsieur, vous oubliez votre cheval ») seront eux aussi au programme.

J'ai donc assisté à un très beau moment musical, chargé de beaucoup d'émotion et d'empathie.
Une dame malentendante était assise tout près de moi. Elle était ravie et très émue.
Elle ne voulait surtout pas partir sans remercier les jeunes chanteurs et leur cheffe.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Musique
Talent des artistes
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor