Ceux qui brûlent

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Tout part d’une image d’actualité.

Une femme, partie loin pour s’extraire du bruit de son monde.

Une femme qui découvre en bas d’une photo un nom familier. Le nom de l’homme qu’elle a aimé.
Elle décide de lui écrire après des années de séparation. Une correspondance s’articule entre ces deux êtres.

Comment réagir à la violence médiatique ? Comment résister, où trouver l’amour et la force de l’imaginaire pour inventer des espaces d’évasion du réel ?

Un spectacle entre comédie et thriller en prise avec les questions des temps modernes.

 

Gare au Théâtre

Vitry sur Seine

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Un spectacle d’interrogation sociale et politique qui n’oublie que les femmes et les hommes s’aiment. Un texte d’une force vive qui se révolte sur la cruauté et la bêtise du monde, ses ravages sur l’identité des personnes, sur le bannissement des cultures, sur l’usurpation de l’histoire réécrite pour coller aux réalités qui surviennent.

« Le monde est une blague un peu amère » dit l’homme interpellé par la femme qui fut sa compagne il y a longtemps. Elle qui le retrouve au détour d’une photographie signée par son ancien compagnon devenu photographe de guerre. Ces retrouvailles par courriel vont poser les questions existentielles que l’une et l’autre se sont posées ensemble et qui continuent à les habiter, à les ronger, à les plonger qui dans le désespoir, qui dans l’activité inlassable et quasi compulsive comme pour oublier ou s’abstraire de cette réalité insupportable et cruelle.

La photo qui a déclenchée ce nouvel échange est celle d’un nourrisson dans les bras d’un sauveteur habillé d’une combinaison et d’un masque de protection hygiénique, à l’occasion d’un débarquement d’exilés en fuite. Un enfant, une photo, parmi les centaines de « ceux qui brûlent » comme ils disent.

Un entretien filmé, des entremêlements d’images fixes ou en mouvement et les jeux des deux comédiens, une musique jouée en direct, composent la dramaturgie de ce récit, de ces dévoilements du cœur, de ces ressentiments d’injustice, de ces colères claires et percutantes, nous interpellant dans notre quête de comprendre sans admettre, d’assister sans combattre à cette forme de déchéance de l’humanité à la dérive.

Agir sans cesse pour réagir toujours ? Les photographies témoignent et dénoncent mais sont-elles vaines ? Les paroles précisent plus le sens de l’inadmissible mais sont-elles entendues et suivies d’effet ? Elle dit et tente de convaincre, Lui regarde et transmet.

Elle et Lui ne semblent plus pouvoir ou vouloir s’aimer. Chacun s’est réfugié dans son monde. Deux mondes et deux consciences politiques différents.

Oui, « le monde est une blague un peu amère ».

La scénographie, la mise en scène et les jeux sont dédiés totalement à une volonté manifeste de transmission. Mission réussie, nous sommes touché·e·s et ne pouvons pas ne pas faire nôtre cette réflexion très adroitement exposée.

Du théâtre politique comme on les aime, accessible et dénonciateur sans donner de leçon. Un spectacle nécessaire.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor