C'est pas le bon moment

C'est pas le bon moment
  • Manufacture des Abbesses
  • 7, rue Véron
  • 75018 Paris
  • Blanche (l.2)
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Quand Zoé, Samuel, Béa et Gustave apprennent que leurs rejetons respectifs, encore étudiants et qui se connaissent depuis à peine quelques semaines, s’apprêtent à vivre ensemble, ils sont inquiets.

C’est peut-être pas le bon moment…

Quand il s’agit, quelques mois plus tard, d’organiser leur mariage et l’arrivée imprévue d’un premier enfant, l’inquiétude tourne à la panique.

C’est vraiment pas le bon moment …

Et quand les beaux-parents eux même, décident à leur tour, de changer de vie de travail, d’amants ou de maîtresses, la panique vire au chaos.

C’ était définitivement pas le bon moment.

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5 oct. 2019
7/10
1 0
Nous sommes parfois comme les personnages de la comédie écrite par Frédéric Tokarz, indécis ... On prétextera une "bonne raison" de ne pas aller au théâtre.

Ce sera la rentrée, la crainte des embouteillages, la fin du stationnement gratuit dans Paris ... Alors là je vous arrête, cela fait belle lurette que le Cabinet d'Anne Hidalgo a supprimé ce si petit avantage qui concernait d'ailleurs plus les banlieusards que les habitants de la capitale.

A la différence avec nous, les personnages de la comédie C'est pas le bon moment ont beau le dire, ils osent et surmontent leurs appréhensions. Ils aident leurs enfants à s'installer, même au bout du monde. Ils se lancent dans de nouvelles aventures professionnelles. Ils assument leurs décisions.

Est-ce parce que je leur ressemble que je les aime ? Je les approuve : les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais. Gustave et Béa, Samuel et Zoé débattent de leurs projets avec conviction en assumant des problématiques qui sont tout à fait dans l'air du temps.

On a le sentiment qu'ils avancent mais ... s'écoutent-ils vraiment ? Il n'est pas certain qu'ils soient sur une même longueur d'onde. En tout cas ils sont souvent dépassés par les évènements. Alors il font semblant de les organiser.

Le quatuor est interprété par Christine Anglio et Jean-Michel Lahmi, Elsa Pasquier et Frédéric Tokarz. On a vu Jean-Michel Lahmi à la télévision dans Scènes de ménages et Pep’s. Il était l'année dernière Mr. Robinson dans Le Lauréat.

Si t'attends le bon moment, tu ne fais jamais rien ... La bonne période pour voir cette comédie se poursuivra jusqu'au 13 novembre, du dimanche au mercredi à 21 heures, mais ce n'est pas un motif pour différer votre venue au Théâtre de la Manufacture des Abbesses.
3 sept. 2019
7/10
1 0
« C’est pas le bon moment » de Frédéric Tokarz, qui cosigne également la mise en scène avec Nicolas Lartigue à la Manufacture des Abbesses, est une pièce douce-amère sur l’Amour dans les sphères du temps.

Des vies bousculées, des vies bouleversées, le temps qui passe et qui dessine son parcours au travers des aléas de la vie.
Certes la vie n’est pas un long fleuve tranquille, comme le dit la formule, mais encore faut-il prendre les bonnes décisions au bon moment. Et pour les parents, protecteurs à souhait de leurs progénitures, ce n’est jamais le bon moment, forts de leurs expériences : expérience, vous avez dit expérience !?
Alors le bon moment : c’est quand ?

Aux innocents les mains pleines, aux innocents l’Amour. Ne pas se poser de questions, vivre au jour le jour et découvrir les joies de cette ivresse. Tel est le credo de ces enfants à qui tout sourit.
Ils sont étudiants, ils s’aiment, ils ne se posent pas de question. Un amour qui les réunit sous le même toit, un amour qui les unit, un amour qui donne naissance à la vie, un amour qui traverse toutes les épreuves et qui voyage au gré de leurs envies. Mais surtout entourés de parents dont leurs vies laissent à désirer : qu’en ont-ils fait ? Qui sont les enfants ?

La fille, la femme, a pour parents une mère Zoé, jouée par la combattante Elsa Pasquier, une mère révolutionnaire, à la fierté à fleur de peau, qui ne veut être redevable en rien de son prochain et surtout pas des parents de son futur gendre. Le père est « absent » ayant abandonné sa fille en bas âge. C’est un beau-père qui l’a élevée, joué par l’auteur lui-même, Frédéric Tokarz, mais un beau-père lunaire qui s’est pris les pieds dans la spirale infernale de l’échec, en premier lieu professionnel.
Une fille qui a trouvé refuge dans l’amour.
Et puis, il y a le fils, l’homme, entouré par des parents à cent lieux de ceux de sa promise. Le père, joué par Jean-Michel Lahmi avec une bonne humeur salvatrice, un cadre optimiste obsédé par la réussite sociale, obligé de travailler et travailler pour payer toutes les factures de ce petit monde qui profite bien de la situation. Il échappe comme il peut à sa condition tout en finissant par se faire rattraper par son destin. La mère, l’archétype de la bourgeoise en mal de vie, délaissée, en mal d’amour, jouée tout en fantaisie, en légèreté maîtrisée, par Christine Anglio, se raccroche aux branches de l’arbre de l’espérance aux multiples visages.

Des parents qui se côtoient, bien malgré eux, qui se crachent à la figure des vérités trop longtemps enfouies dans la rancœur. Des parents qui ont raté leurs vies, qui communiquent via l’autre entité.

Le décor tout en images projetées de Laurent Martini donne de la lumière à la sobriété de la mise en scène de Nicolas Lartigue et Frédéric Tokarz et du jeu des comédiens. Des séquences projetées qui donnent des instants de vie permettant la réflexion, non sans des pointes d’humour réconfortantes.

Vivre l’instant présent : mais que la vie est belle !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor