Carnet de note

Carnet de note
  • Lucernaire
  • 53, rue Notre-Dame-des-Champs
  • 75006 Paris
  • Notre-Dame-des-Champs (l.12)
Itinéraire
Billets de 16,00 à 32,00
Evénement plus programmé pour le moment
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Ils sont 7. Ils paraissent 30. Ils sont enfants. Ils sont parents. Ils sont enseignants.

Ils nous racontent leur histoire, leurs histoires d’école, des écoles.

De la primaire au bac, du 20ème siècle à nos jours, en passant par la cantine et la cour de récré, ils nous transmettent leurs souvenirs, leur vécu.

Des filles et des garçons, des voix et des notes pour raconter l’histoire de tout le monde, l’histoire de ces journées sur les bancs de l’école, à suivre à la lettre et à la ligne le professeur et la maîtresse. 

 

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3 janv. 2018
9,5/10
38 0
S'il est un thème qui a abondamment inspiré paroliers et auteurs-compositeurs, avec l'amour, le travail et l'argent, c'est bien celui de l'école.

C'est ce qu'ont bien compris les membres de la Compagnie du Sans Souci, qui, pendant pratiquement une heure et demie vont nous proposer un florilège de ces petits moments musicaux consacrés à la vie scolaire.

Des moments drôles, émouvants, tristes, décalés, tendres, des moments concernant toutes les péripéties qui peuvent arriver à l'école, de la maternelle au baccalauréat, et ce, du côté des élèves comme celui de leurs profs.

Un carnet de notes, quoi...

Les sept artistes présents sur scène vont donc magistralement interpréter ces instantanés scolaires.
Magistralement. Je pèse cet adverbe !

Ces sept-là sont de sacrés musiciens !

Des instrumentistes, surtout les trois garçons, remarquables guitaristes, mais aussi violoncelliste accompli ou souffleur de mélodica.

Des chanteurs : c'est là où se situe vraiment l'un des gros points forts du spectacle.
Les sept voix forment un remarquable ensemble homogène et cohérent. Il règne en permanence une vraie pâte sonore !

Tout ceci est très propre, avec une polyphonie faite d'harmonies parfois assez complexes.
Les voix sont on ne peut plus justes (notamment celles des demoiselles), les chansons sont jouées avec une vraie sensibilité.
On sent un gros travail au préalable, ainsi qu'une belle formation musicale.

Beaucoup d'émotions se dégagent de tout cela. Le charme opère en permanence.
J'ai particulièrement apprécié les titres de Pierre Perret, d'Aldebert, de Pascal Parisot ou encore de Maxime le Forestier. Vous remarquerez au passage que je vous laisse découvrir par vous-mêmes les compositions...

Mais les sept complices sont également de très bons comédiens.
Les transitions entre les chansons, certains sketches sont drôlissimes, certaines interprétations sont délirantes. (Je pense notamment à une chanson cultissime issue d'un film de ................. avec ................. et aussi ........................... ! Et non, vous n'en saurez pas plus, ruez-vous donc au Lucernaire...)

Des scènes de pure comédie sont également jouées : on n'imagine que très mal ce qui peut bien se passer dans la salle des profs, ou pendant une réunion parents-profs.

Autre intérêt du spectacle, je défie quiconque de sortir du théâtre sans fredonner l'un des refrains écoutés durant ces quatre-vingt dix minutes.

J'aurais bien vu y figurer, moi, « La maîtresse d'école », que n'a jamais pu interpréter sur scène Georges Brassens, la camarde y ayant mis son veto. Le grand Georges avait pourtant trouvé un moyen infaillible d'assurer la réussite scolaire de tous les élèves ! (La chanson sera créée sur scène par Maxime le Forestier.)

Ce qui est certain, c'est que ce spectacle est un véritable enchantement, pour les yeux et pour les oreilles.
Que de talents réunis sur une même scène !
Oui, cette soirée fait partie de celles dont on ressort complètement ravi !
C'est décidément un carnet d'excellentes notes.
30 déc. 2017
8,5/10
15 0
C’est un agréable retour en enfance que nous offre La Compagnie du sans souci. Une belle parenthèse musicale au doux parfum de l’école. Du primaire au lycée, ces comédiens nous font revivre en parodie et en musique (de Brel à Sheila en passant par Grand Corps Malade) les moments drôles, angoissants qui ont pu jalonner notre parcours scolaire.

Entre la cantine et la cantinière (tableau très drôle...), la maîtresse dépressive, et celle qui a la lourde tâche d’expliquer la reproduction chez l’homme, on rit, on sourit, on se rappelle...

Quel bond dans le passé plein de douceur, de sensibilité et de peps!
Ce spectacle musicale est aussi un message de lutte contre les à priori : Non les enseignants ne sont pas tous des fainéants et des vacanciers.
Oui l’école a bien besoin que Nous lui accordons une place centrale dans nos politiques car l’avenir de ce monde en dépend.

Un vent de nostalgie joyeuse et de réflexion souffle sur le lucernaire!
Bravo à la Compagnie du sans souci pour ce spectacle dynamique, cette interprétation et mise en scène pleine d’énergie et d’inventivité.
28 déc. 2017
9/10
19 0
C’est bien simple, à l’école j’adorais la récré, on refaisait à notre manière, les feuilletons qui passaient à l’époque (année 60...). Ah oui, je portais une blouse bleue, au moins on était tous égaux.

C’est donc avec plaisir que je suis retournée sur les bancs de l’école, avec la Compagnie du Sans Souci, j’avais bien ri à leur « Album de famille », et là, je me suis bien retrouvée à travers les chansons choisies de Brel, Perret, Renaud jusqu’au cultissime « l’école est finie » de Sheila !

A travers ses textes, on comprend que l’école a bien changé, le respect aux maîtres, les élèves dissipés (ça continue et parfois en plus violent). Le « burn out » des profs avec Grand Corps Malade, le prof qui se shoote au café et kir, mais pas aux tablettes de chocolat... et puis crêpage de chignons entre deux instit qui ne se décident pas pour « avoir et être ». La séquence a bien fait rigoler les petits !

Ma terreur à l’école ? les fêtes de fin d’année scolaire... On s’en souvient, plus ou moins ratées, avec les timides qu’on bouscule, les garnements, mais toujours le regard admiratif des parents sur leur progéniture ! Sur scène les comédiens chahutent Prévert sous la houlette de leur maîtresse.

Les diplômes c’est du sérieux, même si l’avenir est sombre, il faut avoir son bac. La réunion des parents d’élèves n’est pas triste non plus, jusqu’au « pétage de plomb » d’une prof !

Les premières « surboums », premiers émois, les copains et les copines, la cantine pas vraiment au top. Et aussi la vie, le monde, la politique, et ces fichus portables et les émissions de télé qui ne relèvent pas le niveau mais sont si populaires.

Oui tout cela est bien joué et chanté avec cœur et humour par toute la Compagnie, et bien entendu, je ne me suis pas privée de chanter avec eux « l’école est finie » !

Bref un 10 sur 10 pour leur « carnet de notes ».
8/10
12 0
Voilà un spectacle musical charmant et charmeur, aussi drôle qu’émouvant. Un spectacle à la fraicheur pétillante de l’Enfance à l’école, des maladresses rieuses et vachardes de l’Adolescence au collège (au lycée, n’en parlons pas).

Mais aussi, voici un spectacle qui n’oublie pas que l’école n’est jamais tout à fait finie, même si la cloche a sonné. Un spectacle où souvenirs et espérances se conjuguent, où espoirs et désespoirs se confrontent, comme un implacable miroir de la société, transportant ses reflets de génération en génération. Un spectacle qui revendique avec humour et adresse une école plus militante pour une éducation plus juste, plus égalitaire et progressiste.

Ce récital joué prend les allures d’une bande de copains et de copines qui se déchainent, se confient et partagent leurs propos dans la drôlerie de la dérision et le sérieux des idées graves. Il se compose d’un répertoire de chansons poétiques, politiques ou sociales qui dessine avec une gaité espiègle ou une noble gravité et toujours sans concession, le paysage de l’école aujourd’hui, sa réalité criante, ses petits bonheurs comme ses grandes douleurs.

De Prévert à Le Forestier, d’Anne Sylvestre à Jacques Brel, de Renaud à Duteil ou des Fatals Picards à Grand Corps Malade, entre autres, les paroliers rassemblés nous rappellent des chemins oubliés, nous montrent des salles de classe ou de prof obscures, nous enchantent autant qu’ils nous touchent. L’émotion et la réflexion marchent à nos côtés.

La troupe se démène, s’amuse et s’investit avec engagement. Ils et elles jouent les enchainements et chantent, certain·nes jouent de la guitare, du violoncelle ou du mélodica, avec un enthousiasme ardent et communicatif.

Un joli spectacle où les chansons chahutent nos consciences, dessinent nos sourires et nous offre un agréable moment de plaisir.
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Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor