Cabaret Liberté

Cabaret Liberté
Mis en scène par Charlotte Rondelez
Avec Charlotte Rondelez
  • Charlotte Rondelez
  • Vadim Sher
  • Théâtre de Poche Montparnasse
  • 75, boulevard du Montparnasse
  • 75006 Paris
  • Montparnasse (l.4, l.6, l.12, l.13, Trans N)
Itinéraire
Billets de 20,00 à 38,00
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Ce cabaret, mené par 4 comédiens et un pianiste, part à la recherche d’une nouvelle Utopie, dont la quête a sans cesse irrigué la pensée de « l’Homme en route vers le progrès ». L’absurde, la poésie, l’impertinence, la révolte et l’humour sont les ferments de la liberté et ouvrent des brèches vers de nouveaux chemins. Ce sont autant de couleurs et de notes qui s’égrènent le temps de ce spectacle.

Chers amis,
L’heure est grave :
Les idées seraient parties
Les pages restent blanches
Les chemins n’iraient nulle part.
L’heure est grave alors, surtout, soyons légers.
Nous, rêveurs incorrigibles,
Goûtons à l’étrange, à l’extraordinaire, à l’inédit,
Prenons le parti de rire, d’imaginer, d’interrompre,
Écrasons les axiomes, méprisons les postulats, refusons les dogmes,
Devenons les magiciens de la pensée commune.

Chers amis,
Le moment est venu,
Réinventons la vie, les idées reviendront !

A quoi nous sert cette liberté que nous défendons tant, si nous restons tous sur un même chemin ? 

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8,5/10
28 0
C’est une bande de saltimbanques pétillants et combatifs, trublions de l’ordre établi de la bienpensance que nous découvrons dans ce succulent cabaret théâtral et musical, intelligent et drôle, beau et chaleureux, insolent et poétique.

Les textes, les chansons ou les citations des plus belles et audacieuses plumes de grands auteurs classiques, modernes et contemporains sont là pour célébrer l'utopie salvatrice et la pensée inféodée, par la force et la poésie des mots et des chants. L'intelligence relève la tête, l’imagination règne, l’absurde est avec nous. Le récital se fait complice, s’arrogeant le droit de dire haut et fort que vivre heureux, ensemble ou pas, c’est vivre libre !...

Sourires en coin, la tête à nos pensées, nous ne pouvons que nous laisser porter par les vagues d’espoir, les ritournelles vengeresses et les scènes moqueuses réglant le compte des puissants, des pouvoirs et des interdits. Quel plaisir de saisir cette occasion de faire la nique à ces voix avouées ou inavouables de la répression et de la soumission. Leur dire non, leur opposer notre refus de plier sous le joug ridicule du pouvoir et de ses excès en leur montrant que nous ne sommes pas dupes et que nous le disons, le chantons et le dansons aussi.

Construit avec des chansons, des monologues, des sketchs et des scènes extraites de pièces de théâtre, ce CABARET LIBERTÉ nous permet de retrouver ou de découvrir des perles, des flèches et des ruses défendant tous les aspects de la notion puissante et fragile de « Liberté », de Courteline à Higelin, de Devos à Breton, de Brel à Visniec, de Voltaire à Brassens, de Vian à Despentes, entre autres.

Très adroitement mis en scène par Charlotte Rondelez qui signe par ailleurs des textes additionnels et nous tourneboule le ciboulot par des tours de magie comme pour rire de tout ça avant tout, à la manière des enfants qui se tiennent la main et sautent dans les flaques d’eau ensemble, en s’esclaffant autant qu’ils ne s’éclaboussent.

Au chant ou à la comédie, dans la boite (ah ça, il faut voir le spectacle pour savoir !) ou aux claviers, cinq artistes comme les cinq doigts de la main !... Céline Espérin, Sylvain Katan, Charlotte Rondelez, Piere Val et le magnifique pianiste Vadim Sher, nous enchantent et nous captivent.

Admirablement chanté, parfois en polyphonie, superbement joué avec intensité et chaleur, voici un spectacle riche et lumineux, agréable et bienfaisant, démontrant à nouveau la nécessité de cette expression artistique insoumise et rebelle qui, ici ou ailleurs, permet de garder nos consciences éveillées, de maintenir une veille citoyenne par les armes de la poésie, du rire et du partage.

Un cabaret théâtral et musical sur la « Liberté » pour rire, rêver et penser ensemble. Un fichu bon moment !
31 mai 2017
8,5/10
32 0
La liberté est-elle compatible avec la poésie et l'humour ?
L'utopie est-elle soluble dans la chanson et la magie ?

Non, les deux interrogations ci-dessous ne sont pas des sujets du bac philo 2017 qui auraient fuité du tout nouveau bureau de Jean-Michel Blanquer, rue de Grenelle.
Non.

Il s'agit en quelques mots de la philosophie générale de ce « Cabaret-Liberté », conçu et mis en scène par Charlotte Rondelez.

Pour notre plus grand plaisir, le « petit » Poche-Montparnasse s'est transformé en véritable cabaret.
Un cabaret, avec quatre comédiens-chanteurs-magiciens et un pianiste.

Pendant deux heures, ce quintet de choc va nous faire réfléchir sur le concept de liberté et va faire vaciller nos certitudes en matière d'utopie libertaire.

Mais pas n'importe comment !
Charlotte Rondelez a eu la bonne idée d'inviter sur scène différents chanteurs, tels que Vian, Brassens, Higelin, Brel, Vissotsky, Derbenev, différents écrivains comme Breton, Devos, Courteline, Mirbeau, Roorda, Voltaire et d'autres, afin de nous confronter à leurs visions humoristiques, impertinentes, poétiques.

Devant nous, Céline Espérin, Melle Rondelez herself, Sylvain Katan, Pierre Val, accompagnés au piano par l'excellent Vadim Sher, ne ménagent pas leur peine pour nous proposer deux heures originales, deux heures poétiques, deux heures militantes aussi, deux heures qui filent sans que l'on s'en aperçoive.

Les chansons sont bien entendu choisies en fonction du thème, et sont interprétées de très belle manière par les quatre chanteurs.
On se régalera de la « Java des chaussettes à clou », de « Mourir pour des idées » ou encore d'une somptueuse version des « Bourgeois » du grand Jacques.
Les voix sont justes, très justes. Une vraie cohérence vocale se dégage de tout ça.

Mention spéciale à Céline Espérin qui régale véritablement l'auditoire avec sa magnifique version de « Youkali » de Kurt Weill. Elle est alors bouleversante.

Les textes poétiques sont également eux aussi fort judicieusement choisis.
Les « Scrupules » de Mirbeau, et l'« Article 330 » de Courteline sont irrésistibles.
Ces textes sont dits, certes, mais ils sont bien entendu mis en scène et interprétés de façon subtile et tout à fait convaincante.

Des textes et des sketches concoctés par la petite troupe viennent ponctuer le spectacle.
J'ai tout particulièrement apprécié la « Titrisation ou les boîtes de chocolat ».
Durant cet intermède, les cinq nous expliquent l'économie et le rôle des banques au moyen de... bonbons au chocolat.

Je n'en dirai évidemment pas plus, mais nul doute que les études à l'ESSEC de la metteure en scène, avec spécialisation en finance et en droit, nul doute que ces études-là ont servi, au moins pour ce spectacle.

Charlotte Rondelez exécute également des tours de magie, dont un qui lui permet de nous expliquer de façon on ne peut plus imagée et imparable le rôle des femmes dans nos sociétés modernes...

Là encore, je vous laisse découvrir.

Il ne faut pas passer non plus sous silence la belle capacité qu'ont les protagonistes de ce cabaret à improviser et à interagir avec la salle. Les spectateurs, assis à leur table, participent, s'expriment, commentent ce qu'ils voient.

C'est parfois drôlissime, n'est-ce pas Margaret ?

Au final, c'est un spectacle tout à fait étonnant, détonnant et décapant qui a le grand mérite de mettre en abyme nos propres certitudes.
Un spectacle plein d'humour, d'émotion et de poésie.
Et par les temps qui courent...
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Musique
Talent des artistes
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor