Belles de Nuit le musical

Belles de Nuit le musical
  • Théâtre Trévise
  • 14, rue de Trévise
  • 75009 Paris
  • Grands Boulevards (l.8, l.9)
Itinéraire
Billets de 20,00 à 35,00
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1946, juste avant la fermeture des bordels.

Un monde se ferme oui, celui d’Yvonne, la tenancière. Momo le souteneur va tout faire pour récupérer le cheptel des « Belles de nuit ». Mais quel monde va s’ouvrir ?

Marthe Richard, l’ex-prostituée, la repentie, la bigote ne vend-elle pas son âme au diable en condamnant les bordels.

Qui punit-elle vraiment ? Les prostituées ? Leurs clients ? Son passé ?

L’hypocrite ! La vie sera-t-elle moins pute avec les femmes de petites vertus ?

La pièce musicale « Belle de nuits » esquisse des réponses drôles et poétiques et met en scène avec émotion et sobriété un sujet toujours actuel : la violence faite aux femmes. La lumière rouge est allumée… poussez la porte de la maison close d’Yvonne et demandez donc à Jacote, Jeanne et Lucienne ce qu’elles pensent de cette violence.

Amédée et son piano à bretelles, Jeanne et son violon éternel et même Momo de son ukulélé sauront orchestrer la réponse ! 1946 – juste avant la fermeture des bordels. Un monde se ferme oui, celui d’Yvonne, la tenancière. Momo le souteneur va tout faire pour récupérer le cheptel des « Belles de nuit ». 

  

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7/10
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2 critiques
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Toutes les critiques
24 sept. 2019
7/10
1 0
Belles de nuit est un spectacle musical qui nous emmène sur les traces des bordels des années 40, avant que la loi Marthe Richard ne mette fin aux maisons closes.

Plusieurs voix, accompagnées de l'accordéon d'Amédée, s’élèveront dans ce spectacle pour nous conter la vie de prostituée. Yvonne, la patronne, qui sera rattrapée par son passé, Jacote la blonde amoureuse, Lucienne, la garçonne et Jeanne la flutiste. Le quotidien, les espoirs de changement de vie, la puissance du corps et du désir, les clients. Les comédiennes s'en sortent très joliment au chant mais certaines chansons auraient mérité un écrin un peu plus adapté au contexte, moins "rose". Belles de nuit pose un regard nostalgique sur les maisons closes de "standing" qui offraient une certaine protection aux prostituées, et se conclue comme il se doit, tragiquement.
17 avr. 2019
7/10
4 0
1946, la guerre est bien finie. Opération nettoyage d’après-guerre lancée par Marthe Richard, les maisons closes sont donc condamnées à fermer. Que vont devenir Jacote, Jeanne et Lucienne, les ‘Belles de Nuit’ d’Yvonne qui les ‘protège’ du mieux qu’elle peut ? Et pourquoi Momo tourne t’il autour de la maison close comme un démon surgi du passé d’Yvonne ?

C’est une jolie évocation de l’ambiance des maisons de tolérance d’après-guerre écrite par Bénédicte Charpiat et Jonathan Kerr pour le livret. Jonathan Kerr est omniprésent dans ce musical puisqu’il est aussi compositeur, metteur en scène, musicien et comédien, il est un Momo implacable qu’on aime détester dans ce rôle qui lui va fort bien. De même, Bénédicte Charpiat est aussi présente sur scène où elle joue une Yvonne rattrapée par le passé.

Sur scène, ils sont accompagnés par Sarah Tullamore qui est impressionnante de maitrise que ce soit pour sa voix ou son instrument, elle incarne avec brio Jeanne, une femme qui domine les hommes. A ses côtés, il y a Audrey Rousseau dont j’ai beaucoup aimé le rôle de Lucienne et Roxane le Texier qui est la belle et ingénue Jacote. Pour les accompagner joliment au piano ou à l’accordéon, il y a Benoit Urbain qui joue le rôle d’Amédée.

L’histoire est plaisante mêlant à la fois le coté sombre des bordels avec un coté beaucoup plus romanesque, mélangeant la condition avilissante des femmes aux fantasmes véhiculés par ces singulières maisons et à des pauses beaucoup plus lyriques. Un moment à recommander pour découvrir cet univers.
8,5/10
1 0
... Un spectacle intelligent, touchant et chaleureux. Une esthétique d’ensemble simple et soignée. Un joli et bon moment de théâtre musical.
13 avr. 2019
8,5/10
3 0
« Belles de nuit » livret de Bénédicte Charpiat et Jonathan Kerr, qui signe également la mise en scène et la musique, au théâtre Trévise, ou la vision musicale d’une maison close sur le déclin.

1946, la guerre est finie !
Les centaines de maisons closes qui ont bien vécu ces dernières décennies, et particulièrement pendant la dernière guerre avec l’occupation allemande, sont sur le point de fermer avec la loi de la « Veuve qui clôt » connue sous le nom de Marthe Richard, qui voyait dans ces lieux de perdition des centres actifs de trahison.
Yvonne la tenancière de cette maison close de luxe d’un soir, où le raffinement est le maître mot, aucune vulgarité et violence n’étant acceptées, a du mal, à se résoudre, à informer ses filles qu’elles protègent, du courrier qu’elle a reçu l’informant de cette mesure.
1946, année également de la fermeture du bagne de Cayenne, qui à l’occasion fait resurgir de vieux démons, renaître une histoire qu’Yvonne se serait bien passée de revivre.

Dès que la lumière passe au rouge, Amédée, l’ange protecteur de ces dames, au service d’Yvonne nous accueille au son de son accordéon, pour nous conter la vie de ces filles de joie.
Et le show commence avec ces vitrines éclairées, garnies de Jacote, Jeanne et Lucienne, des princesses en petites tenues, aux physiques avantageux, perchées sur leurs talons hauts, aux voies charmeuses et envoûtantes.
Comment résister à leurs charmes, il y en a pour tous les goûts.
Jacote, celle qui croque la vie à pleines dents, dont son innocence et sa naïveté lui joueront des tours.
Jeanne, celle qui manie sa flûte traversière comme une arme redoutable pour votre entrejambe, une domination qui lui vaut la préférence de la clientèle.
Lucienne, la brune au charme fou, abîmée par la vie mais lucide devant le regard de la société, des hommes ; car avant d’être putains, dit-elle, nous sommes des filles nées d’une mère et d’un père comme vous.
Une Yvonne qui a su les protéger jusqu’à maintenant, mais qui vit dans un grand désarroi cette fermeture et l’arrivée de son ancien proxénète en la personne de Momo, l’ex bagnard tout juste rentré de Cayenne, qui voit l’occasion de récupérer son business avec les filles dans le lot !
Yvonne lui doit bien cela…

Belles de nuit c’est la belle évocation du monde de la nuit, de la prostitution, où les hommes allaient se satisfaire dans ces maisons, ces lieux de refuge, sans se préoccuper des dégâts qu’ils pouvaient causer. Les filles étaient là pour assouvir leurs moindres désirs, leurs moindres caprices sans se soucier des retombées : maladies, enfants, avortements qui bien souvent se terminaient mal. En quelques mots, la violence faite aux femmes !
Avec de l’humour, de l’émotion, ces destins nous sont contés en chansons. Des chansons en duo, en solo, ou en groupe qui mettent l’accent sur la vie de ces filles où l’amour n’avait pas sa place, mais leurs rêves oui.
Des moments de vie à l’évocation glaçante, où une phrase malheureuse prononcée innocemment, sous le coup de la détresse, pouvait mettre fin à une vie, à tout espoir.
Le tout orchestré en direct, pas de bande son, des émotions palpables accompagnent ces acteurs-musiciens, qu’ils soient autour d’un réverbère où dans leurs vitrines, jouant du piano, de la flûte traversière, de l’accordéon ou même du Ukulélé.

Pour cette soirée, Bénédicte Charpiat en Yvonne, Sarah Tullamore en Jeanne, Audrey Rousseau en Lucienne, Roxane Le Texier en Jacote, Benoît Urbain en Amédée et Jonathan Kerr en Momo, nous ont régalés dans cette évocation de « Belles de nuit » sans fausses notes. Un moment délicieux, coquin, dont vous auriez tort de vous priver.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor