Le Bagad de Lann Bihoue

Le Bagad de Lann Bihoue
  • Théâtre le 13ème Art
  • 30, avenue d'Italie
  • 75013 Paris
  • Place d'Italie (l.5, l.6, l.7)
Itinéraire
Billets à 30,00
Evénement plus programmé pour le moment
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Année anniversaire pour le BAGAD DE LANN BIHOUE qui fêtera son 65éme anniversaire par une grande tournée internationale et s'arrêtera pour une date unique à Paris au théâtre le 13ème Art : le dimanche 17 mars 2019, 14h30 & 16h30.

 

Note rapide
Toutes les critiques
19 mars 2019
7,5/10
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« Bagad de Lann-Bihoué » nous ont présenté à l’occasion de leur 65e anniversaire, leur nouveau spectacle dans le théâtre 13e Art.

La Bretagne débarque, le vent souffle, les vagues roulent sur les galets et une voix se détache pour nous annoncer le concert.
Les bagadous prennent place dans la pénombre suivant leurs formations et pendant 1h30 les 24 sonneurs du Bagad (22 hommes et 2 femmes seulement…), à la renommée internationale, sont venus faire une halte à Paris pour nous faire voyager et rêver à l’aide de leur répertoire de musique Bretonne, composé de morceaux traditionnels célèbres et de compositions originales.
Un voyage parti de Bretagne pour se poursuivre en Ecosse, en Irlande et même en Amazonie, dont ils ont arrangé une mélodie rapportée d’un voyage par un ancien sonneur.

Aux sons de bombardes, percussions, cornemuses, chacun de ces groupe d’instruments ayant sa place bien définie sur la scène, ces musiciens professionnels de la marine nationale française, triés sur le volet (une audition chaque année pour renouveler les effectifs), s’en sont donnés à cœur joie pour partager et témoigner de la richesse du patrimoine celte.
Un ballet musical bien orchestré où les différents solistes de chaque discipline nous auront impressionnés par la maîtrise de leurs instruments.
Un concert dédié dès son ouverture, par le chef d’orchestre, à la mémoire du célèbre artiste breton Yann-Fraňch Kemener, décédé le 16 mars, veille du concert.

Le Bagad de Lann-Bihoué a construit sa légende depuis 1952, date de sa création. 65 dates de concert à leur actif l’année dernière pour atteindre les 60 cette année, avec un passage prévu en Allemagne et aux Etats Unis.
Ces sonneurs enthousiastes jouent une musique qui vous remue les sangs et vous donne le frisson.
Vous en prenez plein les oreilles mais c’est avec une bonne humeur que vous laissez ces marins reprendre la mer, la route des concerts à l’organisation bien rodée.

Un salut et nos petits pompons s’en vont, puis un rappel, et ils nous font le plaisir de nous quitter sur « La ballade nord irlandaise » immortalisée par Renaud (voir deuxième vidéo).

Kenavo !
18 mars 2019
9/10
21 0
L'océan. La houle. Le mugissement des déferlantes.
L'océan par qui tout commence...
Y compris ce concert du célèbre Bagad de Lann-Bihoué.

Du bruit des vagues, dans le noir total tombé sur la salle, émerge une voix.
La voix du conteur, celui qui dit l'origine du bagad, celui qui dit la tradition, l'appel du large mais aussi de la musique celtique.

Et puis sans que nous les ayons aperçus s'installer sur leurs petites estrades respectives, nous découvrons les vingt-quatre sonneurs, les vingt-quatre bagadous .

Dans deux fins pinceaux de lumière en contre, deux bombardes entament une sorte de complainte mélancolique qui devient de plus en plus rythmée. Elles sont rejointes par les autres instruments du Bagad.
Le premier titre laisse augurer du meilleur, la rythmique si particulière donne déjà envie de remuer, de bouger, de se lever et de saisir la main de ses voisins-voisines pour se lancer dans un Fest-Noz de tous les ankous.

Lors de sa première intervention parlée, le penn-soner, le chef d'orchestre, le Quartier-Maître Jérôme Allanic, après nous avoir salués et souhaité la bienvenue, dédiera ce concert à la mémoire de Yann Fanch Kemener, le barbe breton qui vient de nous quitter.

Sur scène, trois groupes de sonneurs sont constitués.
Côté jardin, les souffleurs : bombardes, bien entendu, mais également clarinettes et saxo ténor.
Au centre du plateau, en retrait, les « frappeurs », les joueurs de caisse claire, des grosses caisses de tonalité différente, de petites percussions. Et un pianiste, chargé souvent de renforcer le côté mélodique, notamment dans les introductions musicales. Ces bagadou-là sont polyvalents, changeant souvent d'instrument.
Et last but not least, à cour, les six cornemuses, si traditionnelles, rouges sang, avec leur acastilage blanc, des instruments tellement populaires auprès des spectateurs.

J'en profite pour saluer mes voisins de rang, les membres de l'Amicale des Bretons de Clamart, qui s'étaient déplacés en force ! Voilà, ça c'est fait...

Les deux musiciennes et les vingt-deux musiciens sont de sacrés virtuoses, rompus à ce show. Leur soli respectifs le prouvent.

Grâce à eux tous, nous allons réaliser une bien belle ballade en Bretagne, en pays Bigouden, au pays de Léon, ou encore en Cornouaille.

Nous franchirons également les mers puisque des titres proviendront d'Irlande, de Galice ou encore... d'Amazonie !
Oui, oui, en Amazonie, puisqu'un ancien sonneur a rapporté d'un tour du monde une mélodie de cette région du monde arrangée par le Bagad, et désormais portée au programme du concert.

Le Penn-Bagad, le chef du groupe, le Major Pascal Olivier viendra présenter ses troupes, donner des détails techniques et historiques fort intéressants.

Et le concert se poursuit.
Cette musique si particulière, aux rythmes bien précis, si codifiés, avec ces mélodies aux modulations changeantes, cette musique invite immanquablement à bouger, à danser, à faire la fête.
C'est une musique chargée de racines culturelles millénaires, chargée de traditions ancestrales.

Ces vingt-quatre musiciens au couvre-chef au pompon rouge si célèbre, appelés à donner une soixantaine de concerts par an, en France et à l'étranger, représentent un héritage culturel essentiel.
Ils ont su perpétrer ces traditions en modernisant leurs prestations scéniques.

Désormais, tous les instruments sont sonorisés, avec des éclairages sophistiqués et une intendance technique importante.

La fin du show arrivera bien trôp tôt au goût du public, mais la chanson « La ballade irlandaise », popularisée naguère par Renaud et reprise en chœur viendra atténuer la frustration de la fin de concert...

Un sonneur lancera le béret de son camarade dans la foule... Il lui faudra insister pour le récupérer.
Dame, quel souvenir ça aurait fait !

Et puis bien entendu, la voix d'Alain Souchon s'élève :
« Dentelle première et premier chapeau
C´est pas toi qui y es
C´est pas toi qu'es beau
Tambour binaire et premier sabot
C´est pas toi qui y es
C´est pas toi qu'es beau... »

Allez ! Yec'hed Mat ! Vous reprendrez bien un verre de chouchen ? Kenavo !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Musique
Talent des artistes
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor