Amour Amor, Isabelle Georges

Amour Amor, Isabelle Georges
De Isabelle Georges
Avec Isabelle Georges
  • Isabelle Georges
  • Frederik Steenbrink
  • Édouard Pennes
  • Adrien Sanchez
  • Théâtre La Bruyère
  • 5, rue La Bruyère
  • 75009 Paris
  • St-Georges (l.12)
Itinéraire
Billets de 18,00 à 35,00
Evénement plus programmé pour le moment
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Après Une étoile et moi, Padam Padam, Broadway en chanté et Chante !, entourée de ses complices l'inclassable Isabelle Georges revient avec Amour Amor.

L'amour glamour, Battements de cils, Battements de coeur, L'amour Toujours mais, Toujours, L'amour humour !

"Le verbe aimer est difficile à conjuguer, son passé n'est pas simple, son présent n'est qu'indicatif et son futur toujours conditionnel." disait Jean Cocteau.

 

Le français est la langue de l'amour avec "trois petites notes de musique..." de Mozart à Gainsbarre et quelques chabadabada, ils trouveront les mots pour dire et chanter au mieux la chose...

  

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La critique de la rédaction : 6.5/10. Une soirée agréable pendant laquelle j’ai découvert la talentueuse Isabelle Georges, son univers musical, son grand sourire communicatif et ses tenues plus ou moins légères.

Très bien accompagnée par trois musiciens qui savent jouer de tous les instruments, du yukulele à la contrebasse en passant par la batterie, elle chante 1h30 durant, des chansons sur l'inépuisable thème de l'amour.

J’ai reconnu tout de suite certains airs très familiers, d'autres m’ont paru inédits, plus confidentiels. Quelques-uns sont amusants, plein de fougue, d'autres chansons, mielleuses, ont beaucoup moins d'intérêt que ce soit pour leur musicalité ou leurs paroles.

Ce spectacle a un côté légèrement ringard. Ceci à cause du répertoire mais aussi des transitions rigolotes mais vieillottes... L'humour, bon enfant, reste tout du long un peu attendu.

Quant à elle, la mise en scène est truffée de petites idées originales et avec peu de moyens elle parvient à nous surprendre.

Un spectacle musical sympathique, livrant un message optimiste sur les relations amoureuses, mais à l'aube de mes 30 ans je n'ai pas eu l'impression d'être dans la cible, je conseillerais plutôt Amour Amor aux plus de 60 ans.

Note rapide
6,5/10
pour 4 notes et 1 critique
0 critique
Note de 1 à 3
25%
0 critique
Note de 4 à 7
50%
1 critique
Note de 8 à 10
25%
1 critique
24 juin 2016
9,5/10
63 0
"N'oubliez pas de mettre un peu de joie dans tout ce que vous faites, le monde en a besoin!"

Telle est l'injonction chaleureuse qu'Isabelle Georges nous donne à la fin de son spectacle. Toujours avec le sourire parce que cette artiste est une belle âme.
Pour moi qui la "suis" depuis quelques années je trouve que Amour Amor est son spectacle le plus abouti et le public parisien a bien de la chance de pouvoir le voir tout l'été.

On appréciera ce qui est un hommage à l'amour mais aussi à Paris dans toutes ses facettes, en chansons et sur un mode de comédie musicale. Isabelle chante, joue, danse ... bref elle mène quasiment la revue même si sa troupe ne comporte que trois musiciens (qui eux aussi chantent et jouent).

Le seul bémol (mais en est-ce un ?) est que la soirée s'adresse à un public d'adultes alors que les précédents auraient pu toucher un public très large. Il y a quelques scènes assez déshabillées ... fort réussies au demeurant et la chanteuse s'y révèle avec grand talent.
Le décor un peu surprenant est conçu de manière à permettre diverses situations.

Isabelle donne la répartie à ses musiciens d'entrée de jeu sur l'air de chabadabada ou de Paroles, paroles ... chantées autrefois par Alain Delon. La play-list a été bien pensée. On retrouve des airs connus, on en découvre de plus confidentiels comme Quelle histoire. On se surprend à fredonner quelques notes, et particulièrement les intermèdes qui soulignent les enchainements comme J'ai dix ans (Souchon), Ne la laisse pas tomber (Cookie Dingler).

Au total ce sont plus de vingt titres qui sont interprétés :

Les prénoms de Paris (Paroles J. Brel – Musique G. Jouannest)
C’est merveilleux l’amour (Paroles C. Aznavour – Musique G. Bécaud)
Un jour mon prince viendra (Paroles L. Morey – Adaptation française F. Salabert – Musique F. Churchill)
Embrasse-moi (Paroles & Musique S. Rezvani)
Moi je m’balance (Paroles & Musique G. Moustaki)
Mademoiselle (Paroles A. Garoux, T. Dutronc – Musique H. Salvador)
Les petits bruns et les grands blonds (Paroles C. Nougaro – Musique H. Giraud)
Ohne Dich (Paroles V. Clement – Musique E.W. Korngold)
Les nuits d’une demoiselle (Paroles G. Breton, C. Renard – Musique R. Legrand)
Chanson de Delphine à l’ancien (Paroles J. Demy – Musique M. Legrand)
La belle vie (Paroles J. Broussolle – Musique S. Distel)
La complainte du progrès (Paroles B. Vian – Musique A. Goraguer)
Un jour tu verras (Paroles M. Mouloudji – Musique G. Van Parys)
Quelle histoire (Paroles J. Moreau – Musique A. Duhamel)
Les ratés de la bagatelle (Paroles M. Carre – Musique M. Berthomieu)
Il m’a vue nue (Paroles de Rip & Musique F. Pearly, P. Chagnon)
Quand tu dors (Paroles J. Prévert – Musique W. Snijders)
Mon homme (Paroles A. Willemetz & J. Charles – Musique M. Yvain)
Trois petites notes de musique (Paroles H. Colpi – Musique G. Delerue
Que reste-t-il de nos amours (Paroles C. Trenet – Musique C. Trenet, L. Chauliac)
Le tourbillon de la vie (Paroles & Musique S. Rezvani)

Chaque chanson est mise en scène (souvent avec humour, toujours avec glamour) avec la participation des musiciens. Coup de foudre, addiction sexuelle, jalousie, rupture, retrouvailles, tout y est. C'est très réussi. Y compris lorsque la chanteuse reprend les questions de Brigitte Bardot dans le Mépris de Godard à propos de chaque partie de son corps.

Isabelle se déclare obsédée, possédée par l’amour, cette force extraordinaire qui s’empare de nous quand nous nous y attendons le moins. J’aime la fougue, le comique des premiers pas, la griserie, suivie, parfois de très près, par la sensation d’être échouée comme un soufflé raté...
Parfois elle s'efface, comme pour la Belle vie, très joliment interprétée par Frederik Steenbrink. Et surtout elle ose. Que reste-t-il de nos amours gagne à être chantée en version swing.

Comme le disait une spectatrice, elle déménage, c'est bien pensé, c'est bien amené.

C'est merveilleux, l'amour, qui nous vaut de revenir au rappel. Et si Jean Cocteau disait que le verbe aimer est difficile à conjuguer, son passé n'est pas simple, son présent n'est qu'indicatif et son futur toujours conditionnel le talent d'Isabelle Georges et de ses musiciens est complexe, affirmé et sans défaut.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Musique
Talent des artistes
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor