Adèle and the brothers

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Du haut de ses 19 ans, Adèle vous emmène dans l’univers de la chanson aussi large soit-il.

Elle a une voix dense et pénétrante, d’une maturité à couper le souffle pouvant rappeler Amy Winehouse.

Elle revisite avec une intensité pure les standards de la pop jazzifiée (Jackson, Simone, Nougaro etc…) Elle s’entoure de 3 musiciens hors pair qui offrent à sa voix un écrin groovy enrobé par la clarinette de son propre frère.

Les arrangements sont originaux, réalisés par l’ensemble du groupe. La fraternité est de rigueur dans cet orchestre! A découvrir de toute urgence…

 

Adèle Proy chant

Barthélemy Seyer guitare

Gabriel Seyer contrebasse

Hugo Proy clarinette, guitare

 

Jazz Café Montparnasse 13 Rue du Commandant René Mouchotte, 75014, Paris

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15 juil. 2018
8,5/10
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Adèle and the Brothers, c'est un combo très original de quatre tout jeunes musiciens : Mademoiselle Adèle Proy chante en effet accompagnée de trois frères, et ce dans une instrumentation pas si courante que cela dans le petit monde du jazz.

Son propre frangin Hugo Proy est à la clarinette Sib (il accompagne également sa soeurette à la guitare), et deux autres frères composent l'autre moitié du groupe : Barthelemy Seyer à la guitare et Gabriel Seyer à la contrebasse.

C'est la deuxième fois qu'ils se produisaient au Jazz Café Montparnasse. L'endroit est bien connu des amateurs de notes bleues puisque c'est le nouveau nom du Petit Journal Montparnasse.

De jazz, il va en être pleinement question.
Le groupe ouvre le premier set avec « Tomorrow is my turn » de Nina Simone et « You know i'm no good », d'Amy Winehouse.

Immédiatement, la voix mezzo d'Adèle révèle une rondeur, une chaleur intenses.

La jeune femme, sans effets grandiloquents, sans artifices pourtant tellement à la mode va interpréter de grands standards mais aussi des titres issus de la rock et pop music, très intelligemment arrangés.

Elle possède une belle tessiture de mezzo, qui peut monter très haut. La voix est claire, veloutée, souvent cristalline. On sent très vite une rigueur et une réelle puissance qui lui permettront de chanter fort joliment « Bidonville » de Claude Nougaro ou encore une bien belle version de « Caravan », de Buddy Rich, titre immortalisé par Duke Ellington.

De plus, elle est très à l'aise avec des morceaux tplus rythmiques, comme l'autre titre d'Amy Winehouse « Stronger than me » ou encore dans une magnifique version de « Me and Bobby Mc Gee » de Janis Joplin.

Hugo Proy, véritable virtuose qui va enchanter le public d'aficionados, se lance dans de vertigineux solos de clarinette, qui m'ont procuré bien des frissons.
Ce garçon joue vite, très vite, mais le grand nombre de notes n'empêche pas de faire émerger une grande sensibilité et une grande richesse harmonique dans ces envolées.
Parfois, on sent émerger des tonalités et des gammes venues des pays de l'est. On ira même encore un peu plus à l'est et au sud avec une belle interprétation de « Morenika » d'Avishaï Cohen.

Le frère et la sœur vont nous ravir avec une totale fusion musicale dans la reprise de « Mama says » des sœurs jumelles du groupe Ibeyi. Encore et toujours la sororité...
La voix et la clarinette, aux timbres très proches, se superposent alors pour proposer de longs et fort beaux passages harmoniques très émouvants.

Tout au long de la session, Barthélémy Seyer à la guitare, autre virtuose, se lance souvent dans des solos eux aussi très inspirés, d'inspiration souvent jazz manouche. Du très bon swing, de la belle ouvrage.
Gabriel Seyer assurera imperturbablement la rythmique à la contrebasse, frappant parfois le bois de sa « grand-mère ».

Le groupe ne joue pas que des reprises, puisque nous écouterons notamment des compositions récentes. Les quatre complices sortent d'une résidence artistique en Bourgogne.
J'ai beaucoup apprécié « Chateau sablier », qui délivre un sacré groove, ainsi que la valse jazzy « La marée haute ».

Parmi les reprises jouées ce soir-là, j'ai beaucoup aimé un titre du début de la carrière de Bob Dylan « Scarlet Town », et un étonnant et très convaincant « Blue Gangsta », de Michaël Jackson, sans oublier une émouvante version des « Mots bleus » de Christophe.

On l'aura compris, ces quatre jeunots nous proposent un jazz de très bon aloi, dans un style très personnel et très original, qui s'émancipe de bien des frontières et autres ridicules cloisonnements musicaux.

Je suis persuadé que dans un avenir proche, nous entendrons souvent parler d'Adèle and the Brothers.
Que ce soit dans les temples du jazz parisiens, comme ce soir, ou dans les grands festivals estivaux de jazz.
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Musique
Talent des artistes
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor