1300 grammes

1300 grammes
De Léonore Confino
Mis en scène par Catherine Schaub
  • Théâtre 13-Seine
  • 30, rue du Chevaleret
  • 75013 Paris
  • Bibliothèque François-Mitterrand (l.6, l.14, RER C)
Itinéraire
Billets à 26,00
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Camille vient d’avoir un accident cérébral.

Depuis sa chambre d’hôpital, elle reconstruit le puzzle des évènements de l’année écoulée.

Dans un montage quasi cinématographique, le spectateur suit une enquête et pénètre à l’intérieur de sa tête dans laquelle existent de drôles de personnages.

Léonore Confino et Catherine Schaub, après les succès de "Building", "Ring" et du "Poisson Belge" créent un spectacle haletant, dont on ressort ému et subjugué par son propre cerveau.

 

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La critique de la rédaction : 6/10. Intéressante mais trop inégale et décousue cette pièce sur le cerveau humain.

Elle mêle une histoire et un exposé sur notre organe le plus riche et le plus fascinant. Nous apprenons quelques petites choses sur les fonctions cachées de chacune des parties du cerveau, leurs « bugs », sans être non plus happés comme nous pourrions l’être sur un sujet aussi passionnant.

De petites scènes se succèdent, avec des personnages dont nous nous prenons d’empathie : une autrice de théâtre, un comédien-metteur en scène, un directeur de théâtre... Le jeu d’acteur est bon. Un peu de musique live accompagne l’action.

L’ensemble fait très expérimental, conceptuel et donne une impression de brouillon.

La matière est là pour un bon moment de théâtre. Hélas, ça n’a pas pris pour nous.

Note rapide
6,3/10
pour 4 notes et 2 critiques
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Note de 1 à 3
0%
1 critique
Note de 4 à 7
75%
1 critique
Note de 8 à 10
25%
Toutes les critiques
25 févr. 2019
7/10
6 0
C’est avec le plaisir de découvrir une nouvelle pièce de Léonore Confino, qui collabore à nouveau avec Catherine Schaub, et dont j’ai vraiment apprécié les précédentes créations communes : le Poisson belge, Building, Ring ; que je me suis rendue au théâtre 13 coté Seine.

Suite à un accident cérébral d’un proche, Léonore Confino et Catherine Schaub décident de travailler sur une pièce sur le cerveau. Sujet complexe et vaste… Nous sommes loin d’avoir toutes les réponses sur son fonctionnement. Au cours de cette découverte du sujet, Léonore Confino se rend compte que son propre cerveau lui fait des cachotteries et c’est donc une histoire personnelle qui va surgir. Avec un découpage cinématographique, nous alternons les scènes documentaires animées par un neurologue et celles du puzzle mémoriel qui se met en place pour l’héroïne Camille. Les souvenirs oblitérés ressurgissent, remontent à la surface de la mémoire et Camille se retrouve être la proie de la culpabilité et de la honte tant ces réminiscences sont d’une force inouïe puis viendra l’acceptation de tout ça…

Personnellement, je n’ai rien appris de nouveau sur le cerveau mais il faut dire que le sujet m’intéresse et que je me documente dessus. Par contre, je pense que pour une personne peu au fait du fonctionnement cérébral, ça peut donner envie d’en savoir plus sur les neurones miroirs, l’hippocampe ou le cervelet. J’aurai apprécié plus de passages avec le neurologue.

Cette pièce à la construction découpée en séquences très cinématographiques, nous fait prendre conscience de la complexité du cerveau. Le plateau est presque vide : des panneaux modulables et mobiles proposent des espaces évolutifs. La mise en scène et la scénographie de Catherine Schaub m’ont séduites. L’ambiance musicale distillée en live par Edouard Demanche est aussi très réussie.

J’ai beaucoup apprécié le jeu de Tessa Volkine qui tient un rôle vraiment particulier, son personnage s’appelle Remugle mais il faudra aller voir la pièce pour savoir de quoi je parle : sa présence sur le plateau suffit à créer de la tension … Sa présence relève le casting que j’ai trouvé un peu trop sage.
16 févr. 2019
8,5/10
31 0
1300 grammes. En moyenne...
C'est le poids d'un cerveau. 1,3 kg de matière plus ou moins grise...

Une matière que l'on commence à mieux connaître, mais qui reste encore tellement mystérieuse...

Léonore Confino, à la suite d'un événement personnel, à savoir un ami opéré deux fois en chirurgie éveillée, Léonore Confino donc, a voulu écrire sur le sujet.
« Avec l'intuition qu'une partie de mon cerveau me cachait quelque chose », confie-t-elle dans sa note d'intention d'écriture.
Et lorsqu'on est un dramaturge et qu'on a l'impression qu'on vous cache quelque chose, on écrit une pièce de théâtre.

Ses recherches documentaires vont lui apprendre que notre cerveau est élastique, c'est en effet un organe qui se dilate, qui se remodèle en permanence et qui dissimule souvent.

Ce qu'il a dissimulé, dans son cas personnel, Leonore Confino va s'en servir.
Un événement douloureux : le suicide de son premier amour, Antoine, âgé de 13 ans, suite à leur rupture.

Elle va donc nous proposer un voyage à travers cet étrange et fascinant organe. Un voyage qui va nous montrer que tous les sentiments que nous éprouvons se musclent. Oui, le bonheur, la tolérance, l'empathie, la bienveillance se musclent par la pensée.

En entrant dans la salle, nous sommes accueillis par un certain Youri, qui commence par nous poser des questions d'ordre général, « qui a faim ? », « qui a soif ? ».

C'est Yvon Martin qui interprète cette espèce de bonimenteur.
Son petit numéro est très drôle, et puis voici que viennent des questions plus personnelles, « quelle est la personne qui vous connaît le mieux ? » , « de quoi avez-vous le plus honte ? »...

C'est un célèbre neurologue, Youri. Nous sommes en train d'assister à une conférence.
L'une des spectatrices, Camille, est sur la scène. C'est une autrice qui se document sur le cerveau ! (Tiens tiens...)

Bénédicte Choisnet joue cette écrivaine-là.
Elle incarne une sorte d'Alice au pays des méninges, avec une candeur qui va se transformer au fur et à mesure que le drame va se mettre en place en un sentiment beaucoup plus profond. Sa progression dramatique est très subtile et très réussie.

Nous, nous rendons vite compte que nous nous retrouvons plongés dans les profondeurs du cerveau.
La metteure en scène Catherine Schaub a utilisé des grands panneaux coulissants gris anthracite qui transforme et module l'espace en permanence.

Des projections vidéo permettent de créer des images oniriques, sombres, symbolisant des connexions neuronales, et des multitudes d'axones et de synapses scintillants.

Dans ce cerveau-là, nous allons faire la connaissance de Farid, de son état comédien (l'excellent Denis Sebbah) s'adressant aux élèves de l'intransigeant et austère Monsieur Grach.

Ce personnage est interprété de façon hilarante par Bruno Cadillon qui signe là une très belle composition.
Ce duo déclenche bien des rires ! Et puis la transformation drôlissime de M. Grach en..... (Non, je ne vous en dirai pas plus!)

Et puis, il y a Remugle, personnage ô combien énigmatique interprété magnifiquement par Tessa Volkine, que j'adore !
En robe de chambre sur un corps nu maculé de traces grises et noires, serait-elle ce qui nous permet d'avoir une mémoire ?
Cette mémoire qui remonte à la surface, avec des souvenirs précédemment volontairement enfouis, ceux qui font mal...

La comédienne, à son habitude est confondante d'intensité dramatique.

Une énorme photo de classe sera vecteur de beaucoup d'émotion.

C'est donc une œuvre très originale et très personnelle qui moi m'a bouleversé, même si de nombreux moments humoristiques émaillent la pièce.
On comprend bien combien que le drame vécu par Léonore Confino l'a affecté, une fois remonté à la surface mémorielle.
Je vous recommande chaudement ce fascinant spectacle.

Sans compter que les amygdales du cerveau, les neurones-miroirs, les cellules de lieu de l'hippocampe et le précunéus n'auront plus de secrets pour vous !
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor