Peut-on choisir quand tout nous dépasse ?
Synopsis
Un jeune couple à l’avenir radieux est contraint de tout réenvisager en l’espace de quelques heures, et prendre une décision qui pourrait bouleverser leur vie à jamais.
Alix semble avoir tout pour être heureuse : un métier qu’elle aime, un amour solide, un avenir qui se dessine à New-York.
Jusqu’à ce qu’un soir d’été, tout bascule. Une soirée romantique qui vire à l’incompréhensible. En quelques heures, la vie d’Alix se fissure, se bouscule, s’impose à elle.
Face à Romain, son compagnon déboussolé, à Papini, son grand-père aimant, à un jeune médecin hésitant, et à Claudia, soignante bienveillante, Alix devra affronter ce que la raison refuse d’admettre.
L'avis de la rédaction
Avons-nous toujours le choix ?
Il y a des spectacles qu'on a envie de partager avec tout le monde.
Bien sûr parce qu'ils sont formidables et nous ont vraiment touchés, mais aussi car ils abordent des sujets importants qui sont souvent laissés dans l'ombre.
Déni est un de ces spectacles qui remue, plein d'une humanité dont nous avons cruellement besoin.
Ici pas de tête d'affiche mais beaucoup de délicatesse, de finesse et d'empathie, une interprétation très juste et une écriture qui nous touche en plein cœur
Je ne dévoilerai pas l'histoire ni ne définirai la teneur de ce déni, afin de laisser le spectateur se faire surprendre, se faire embarquer, et vibrer avec les personnages.
Car Sophie Cottin a écrit ce récit avec ses tripes, sans chercher à expliquer mais à faire ressentir, comme elle le dit très simplement.
Raphaëlle Cambray, qui met en scène cette "dramédie" et qui endosse aussi le rôle merveilleux de la sage femme, figure indispensable, l'a bien compris.
Elle met très habilement en lumière cet épisode de la vie de ce jeune couple plein de charme et confiant dans son avenir.
Jusqu'à ce que tout bascule .....!
Salomé Villiers, dont on aime depuis longtemps la sensibilité, et Thomas Gendronneau, qui signe aussi la musique, sont criants de vérité.
Leur jeu est très juste et ne tombe jamais dans le pathos. Ils nous montrent ainsi que tout n'est pas tout noir ou tout blanc, et qu'une même épreuve peut affecter différemment deux personnes.
Et puis il y a Papini, le grand-père gâteau si attachant, interprété par Michel Papineschi, et le jeune médecin dépassé par le sujet, Geoffrey Couët.
Un coup de cœur, c'est précieux et c'est rare. Ne vous privez pas de celui-ci !
Sylvie Tuffier