Il y a 3 heures
6/10
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Je suis venue avec beaucoup d’espérances pour cette pièce. J’avais lu quelques articles qui expliquaient que cette pièce avait une vocation militante, expliquer que la transexualite, l’homosexualité sont des comportements que l’on retrouve chez les animaux et qu’ils ne sont pas contre nature !
Quelle interessant parti-pris et non un énième catalogue des pratiques les plus bizarres et seulement destiné à nous faire rire!
La première partie ne m’a pas déçu mais la seconde tombait malheureusement dans ce catalogue. C’est dommage, je n’ai pas réussi à comprendre les liens entre les différents animaux et pourquoi on me racontait ça. La mise en scène a prit le pas sur le texte et c’est dommage.

Toutefois il est intéressant d’y aller pour cette première partie très didactique. Et emmenez vos ados, qui je suis sûr seront très intéressés.
Il y a 3 heures
8,5/10
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Une très belle réussite pour Alexis Michalik !

C’est tellement dur de se renouveler, et tellement facile de décevoir mais Alexis Michalik arrive à ne pas tomber dans ces écueils.
Il signe une pièce pleine d'émotions (oui j’ai presque versé une petite larme), de dialogues subtils et remplie d’humour.
La pièce parle d’amour mais sous toutes ses formes sans être dans le gnangan et ça c’est fort !

Bravo !
Un petit mot sur le reste : les acteurs sont bons et justes. Les décors et la mise en scène font que l’on comprend bien la pièce même si un peu plus de subtilités aurait pu propulser la pièce.
Il y a 5 heures
8,5/10
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Un conte de Noël de Arnaud Desplechin
Mise en scène Julie Deliquet

Poignant, Dynamique, Réjouissant.

Nous sommes dans le living room de la famille Vuillard, côté jardin une grande table familiale, côté cour un sapin orné de guirlande.
Dans cette atmosphère chaleureuse et simple, retentit une voix off…
C’est le fantôme de Joseph, disparu à 4 ans. N’ayant pu survivre faute de greffe de moelle osseuse. Aucun proche n’était compatible, ni ses parents, ni son frère Ivan, ni sa sœur Elisabeth.
Junon et Abdel ses parents avaient tout tenté, ils avaient eu un quatrième enfant Henri au cas où celui-ci serait compatible mais héla…
Henri fut un quatrième enfant inutile et détesté par sa mère.

Aujourd’hui Junon est atteinte de la même maladie, la famille se réunit pour Noël autour d’elle.
Aura-t-elle plus de chance que Joseph ?
Acceptera-t-elle le donneur ?

Le sort en est jeté, seuls sont compatibles Henri fils maudit par sa mère et exécré par sa sœur Elisabeth ainsi que son neveu Paul ayant quelques petits problèmes psychiatrique, fils d’Elisabeth.

De là, tempête va se déchainer chez les Vuillard
L’amour, la haine, la jalousie, les regrets, les rancœurs, les rires, les souvenirs, les larmes s’orchestrent et se succèdent.
Nous naviguons entre l’ouragan où les êtres se déchirent et la bise légère où ils s’apaisent mais toujours au bord du précipice.
Chacun conte son histoire, ses blessures, règle ses comptes avec véhémence et exaltation.
La musique de Cat Stevens, Johnny… adoucit les mœurs et met de la joie dans cette saga familiale.
Nous assistons avec grand bonheur au théâtre dans le théâtre, le soir de Noël la famille Vuillard en costume d’époque monte une scène Shakespearienne. C’est fabuleux.

La mise en scène dynamique, vivante et poignante met en avant la profondeur de ses êtres déchirés.

Les comédiens sont excellents et nous transportent avec grand brio dans cette réunion de famille, où l’amour et la haine, les larmes et le rire se côtoient.
18 janv. 2020
7,5/10
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« Les passagers de l’aube » aborde un sujet peu traité au théâtre, et plutôt réservé d’habitude aux films de science fiction pour ados. On navigue entre science, philosophie et métaphysique puisqu’il est question de l’IME ou « expérience de mort imminente ». Et ce sujet est traité assez intelligemment en confrontant tout au long de la pièce les tenants des différentes théories et en mettant en scène les différends scientifiques sur le sujet, même si la fin prend clairement parti, ce qui m’a d’ailleurs un peu gêné, j’aurais préféré une fin plus ouverte et ambiguë, qui ne tranche pas plus que ne le font les connaissances scientifiques actuelles.
Toutefois, cet aspect scientifique n’est pas du tout indigeste car il est intégré à une mise en scène d’une grande de fluidité qui rappelle parfois un peu le style Michalik.

Il y a également un vrai travail de lumières, avec des moments particulièrement réussis durant lesquelles la danse se mêle au théâtre pour faire ressentir une émotion, une violence ou une tension. Les acteurs sont tous très justes et prometteurs.
Malgré tout, j’ai eu un peu de mal à entrer dans la pièce, peut-être parce qu’elle laisse trop de place à une intrigue amoureuse sans grand intérêt. Autant le texte sait être juste quand on aborde la science et la médecine, autant j’ai souvent trouvé que le texte tombait à plat et fonctionnait moins bien pour les relations amoureuses et amicales entre les personnages.

Mais cela n’empêche pas « Les passagers de l’aube » d’être un est un joli spectacle étonnant, sur un sujet original.
18 janv. 2020
6/10
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J’ai beaucoup aimé le début de la pièce.

Le ton, la prestance et l’humour de la conférencière y sont pour beaucoup.
Elle nous raconte les façons de copuler de nombreux animaux, toutes plus originales les unes que les autres. C’est amusant, intéressant.

Hélas, je n’ai pas aimé comment a tourné le spectacle à la fin « de la surprise » avec les membres du public. Le récit perd son intérêt dans des scènes qui semblent tout miser sur les costumes, qui ne m’ont pas spécialement fait rire, et sur les bruitages, pas toujours agréables à entendre.

Dommage.