Il y a 20 heures
9/10
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Même si le thème est le même que "Adieu Monsieur Haffmann", le contexte est différent et le sujet, pourtant grave, est traité avec beaucoup d'humour.

Belle mise en scène dont Anne Bouvier a le secret et 4 comédiens remarquables...

Un très bon moment !
15 nov. 2019
8/10
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Nous sommes en 1884, Emile Nouguier et Maurice Koechlin, deux ingénieurs veulent absolument soumettre une idée géniale à M. Gustave Eiffel. Gustave est veuf, il s’ennuie, il ne sait pas quoi faire, enfin il songe à prendre une retraite bien méritée et surtout à donner les rênes à Adolphe Salles son collaborateur. Celui est certes brillant et joli garçon, mais n’a pas bonne presse auprès des ingénieurs et encore moins de Claire, la fille aînée de Gustave. Celle-ci veut absolument sortir son père de sa déprime, et la drôle de tour ou de pylône sera le moyen de distraire son papa !

La distraction s’avère coûteuse, difficile à réaliser, mais Monsieur Eiffel s’amuse comme un enfant, il veut construire cette tour et c’est bientôt l’Exposition Universelle, il faut montrer au Monde que la France a un savoir-faire indéniable !

L’argent… voilà le problème, et si le chantier est en route, les grèves commencent, les scandales, et la pétition signée par de grands noms des arts et des lettres ! Mais c’est sans compter sur le dynamisme de Claire, des deux ingénieurs et de M et Mme Bernouille, qui ont d’autres idées moins honnêtes derrière la tête…

Voilà donc une comédie sympathique, drôle, menée tambour battant par les comédiens, une mise en scène inventive, on voit petit à petit la construction de la Tour. J’aurai bien aimé un final “clignotant”, mais on n’avait pas trouvé le système à l’époque !
14 nov. 2019
7,5/10
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Le rideau se lève sur un décor absolument somptueux et nous annonce ainsi une mise en scène contemporaine, choix des matériaux et des couleurs, effets miroir pour jouer sur les perspectives.

De 1733, nous passons aux années 30 avec Les costumes des acteurs ce qui offre un caractére intemporel à ce classique.



Bonne surprise, on évite l’écueil et le cliché d’une farce sur l’inconstance, on perçoit l’authenticité de ces personnages moins caricaturaux qu’ils n’y paraissent.

La rivalité entre la Marquise, femme expérimentée, et la jeune Comtesse s’apparente à un parcours d’initiation, de la profondeur du sentiment exprimé dans l’instant jusqu’à l’expérience de son âpreté. Si la cruauté pointe parfois , nous retenons l’allégresse de cette comédie, la sensibilité de chacun.

L’effet miroir, l’effet papillon ou les ricochets, les imbrications sont subtiles, la singularité de chaque personnage est juste sans être ostentatoire , pas de personnage qui évince l’autre, une réelle harmonie au sein de la troupe. Chacun prend sa place naturellement, exprimant des émotions qui ne manqueront pas de faire écho.

Nous serons émus, attendris, complice de la détresse de l’éconduit apathique Dorante, la flamboyance du chevalier Damis, la pseudo naïveté de Lisette, la féline marquise, le “rural” papa protecteur, le loyal Arlequin ou l’effronté Frontin et bien sur la facétieuse, malicieuse mais agile Comtesse.



Des regrets tout de même : une sonorisation inconfortable, un début difficile avec des paroles parfois si peu audibles que l’on se surprend à lire les sous titres ( version anglaise); une concentration nécessaire pour suivre les dialogues dans la salle devient “bruyante”.

Pour conclure : une très belle illustration du “marivaudage” dans toutes ses nuances, une adaptation qui rend fluide et intemporel ce classique.
14 nov. 2019
6,5/10
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Je me faisais une joie d’aller voir cette pièce à la Pépinière qui plus est qui a toujours une très bonne programmation mais beaucoup de déception.

La pièce traîne en longueur. Quelques moments sympathiques, un suspens sur le meurtrier mais ce sera tout de même une pièce qui ne restera pas dans mes souvenirs. Déçue...
13 nov. 2019
9/10
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Merci. Merci au Marigny d'avoir pris le pari de faire rencontrer Fanny Brice et le public parisien.

Sous des airs désuets de musical des sixties, et dans le New York des années 10, le spectacle est pourtant plein de modernité et de valeurs actuelles.

On y parle des artistes, de ténacité, des femmes, et le joyau de cette couronne de thématiques en est l'incarnation, Fanny Brice, qui loin d'être simplement "funny", nous fait vibrer face à ses efforts pour percer, face à ses rencontres, face aux obstacles.

Et dans le rôle de Fanny Brice, qu'elle porte, qui la porte, Christina Bianco vibre, bouleverse, saisit.

Dès l'ouverture, elle agrippe le public et ne le lâchera plus. Virevoltante en chanteuse comique, troublante en jeune amoureuse, inspirante en future mère que rien n'arrête, elle est un peu des rêves de chaque spectatrice, et la standing ovation que la salle lui adresse au terme de cette épopée est amplement méritée.

Elle, et l'ensemble des interprètes, brillent de justesse et de talent, au travers de ces tableaux chantés, dansés, rythmés, millimétrés.

Les décors et accessoires changent rapidement l'atmosphère, dans une mise en scène précise et ingénieuse, et on ne se lasse pas de l'élégance des costumes, véritable voyage dans le temps.

En définitive pas un nuage n'oserait pleuvoir sur cette parade, un aller simple pour Broadway à réserver sans plus tarder.