9 déc. 2019
7,5/10
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Revoilà « un Fil à la patte » de Georges Feydeau ! Je l’ai revu et chroniqué il y a peu mais je ne pouvais pas passer à côté du plaisir de découvrir un proche sur scène en compagnie de la troupe dont il me parle souvent. Quoi de mieux pour occuper un dimanche après-midi ? En plus, je découvrais la belle salle du NECC de Maisons Alfort et sa programmation impressionnante de qualité. Et ce Fil à la patte trouve une place légitime dans ce beau programme.

Avec ce texte connu de mon cœur et vu souvent, j’avais néanmoins quelques appréhensions, la pièce est longue (2h20) et je la connais bien mais j’ai vraiment pris plaisir à regarder cette version et à en apprécier les détails.

C’est donc l’histoire de Fernand Bois d’Enghien qui cherche à se débarrasser de son amante Lucette, chanteuse populaire, pour se marier à Viviane la riche héritière de la famille Duverger (la fille de la baronne du même nom !!!). Evidemment rien ne va se passer comme il le souhaite, les quiproquos et les surprises vont se succéder à bon rythme.

Ce qu’il faut pour un Feydeau réussi, c’est d’abord une mise en scène bien huilée, de ce côté-là, Stéphanie Bainville a fait du bon travail, c’est une jolie mécanique fluide et tout l’espace du plateau est bien utilisé. Les lumières sont très réussies et cadrent bien avec l’esprit de la pièce. Les intermèdes entre les actes sont réussis et nous font oublier que les changements de décor peuvent prendre du temps.

Ensuite, il faut aussi une belle brochette de comédiens avec du talent et il y a du choix sur le plateau du NECC : Jean-Philippe Gobin est un Bois d’Enghien fort convaincant, Myriam Labbaye est une Lucette pétillante et dynamique à souhait, Il y a aussi Laurent Siniawski qui campe un général Irrigua très drôle. Ils sont neuf au total et ils méritent tous un coup de chapeau : Philippe Jacob, Ghislaine Caillette, Charlotte Mequillet, Justine Guerville, Sophie Bizet et Laurent Moulin.

Et notre éminent chroniqueur Laurent Moulin est très bien dans un cumul de rôles pas évident pour sa première pièce : Fontanet (qui est mon préféré) , Antonio et Jean

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Lundi 9 décembre 2019
7 déc. 2019
6,5/10
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J'avais préféré son spectacle précédant où C. Vigneaux "quittait la robe".

Là, l'ensemble est trop long et truffé d'erreurs médicales (une chance qu'elle n'a pas fait médecine !), de clichés et d'images maintes fois ressassés.
Certes, parfois cela est drôle (cliché sur les chiens/chats) mais parfois cela montre que le spectacle est un fourre-tout et n'a pas été très travaillé côté recherches. En fait, j'ai eu l'impression d'un empilage de tout ce que l'on peut entendre de catastrophique voire de vulgaire sur les femmes et les hommes.

Il n'en demeure pas moins qu'elle est présente bien sur scène.
Donc, j'ai des sentiments mitigés sur ce spectacle pour lequel je m'attendais à mieux.
7 déc. 2019
8,5/10
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De celui qui peignait tous les jours une fleur au réveil, nous ne connaissons vraiment que les oeuvres abstraites.

Ses toiles figuratives sont pourtant merveilleuses ....
Une soixantaine d'entre elles vous attendent dans ce bel écrin qu'est le musée Marmottan.

Il y a entre ces murs de vrais chef d'oeuvres !
D'un artiste qui ne voulait pas choisir entre abstraction et figuration.
Entre camaïeu de gris et couleurs éclatantes.

Mais qui, en digne héritier de la peinture flamande, a toujours fait le choix de la lumière.
7 déc. 2019
10/10
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Quel spectacle ! 2 h 30 qui passent comme un rêve éblouissant.
Je suis loin d’être une fan inconditionnelle des comédies musicales et j’en sors souvent déçue ( l’horrible traduction des chansons de « Grease » et la platitude des dialogues m’avaient vacciné pour longtemps). Mais, une comédie musicale au théâtre du Châtelet, cela n’a rien à voir et on ne joue vraiment pas dans la même catégorie ! La musique d’abord qui prend tout son sens et sa profondeur jouée en direct par l’orchestre, les danseurs tous plus excellents les uns que les autres.

A cela s’ajoute la mise en scène magnifique avec un enchaînement de tableaux d’une grande fluidité, des décors splendides qui recréent en quelques secondes les galeries Lafayette ou un club de jazz des années 50, des costumes sublimes et un art du détail ahurissant.
Un spectacle à voir absolument !
5 déc. 2019
9/10
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Un texte magnifique avec une mise en scène pour le moins surprenante et très moderne.
Octave en fait son jeu et quel jeu - Pierre Azéma est superbe.
On retrouve bien l'amour, le romantisme avec leurs caprices, leurs fantasques et leurs drames.
De Musset est vraiment ce que je préfère et les acteurs me l'a fait l'apprécier encore plus.