19 janv. 2020
4,5/10
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Bianca, strip-teaseuse de 40 ans vient d'être licenciée et nous parle d'elle et de son travail.

Le texte est pauvre. Dominique Pitoiset a passé la commande de ce texte à Xavier Durringer. D Pitoiset est pour moi un excellent metteur en scène mais qu'est-il venu faire là dedans, aider des amis ?

Quand on a vu "Aglaé" au théâtre du rond point, il vaut mieux ne pas faire la comparaison. Le texte est affligeant et sans intérêt. Il y a beaucoup mieux à faire avec ce sujet et la quartier de Pigalle. N'allez pas à Sceaux, ne dépensez pas 25 euros.

A éviter.
19 janv. 2020
5/10
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J'ai trouvé le début de ce spectacle original très bien réussi.

Cependant, une lassitude s'est installée, puis de l'ennui lorsque l'intérêt ne reposait plus que sur la découverte de nouveaux costumes.

La salle du théâtre La Bruyère n'étant pas en pente et les sièges étant alignés sur un même plan, il m'était de plus difficile de voir ce qui ce passait au sol, même si la scène et surélevée !!
19 janv. 2020
9/10
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Pièce vue au Rond-Point où le décor et une partie de la mise en scène semblent différents de ce qu'il y avait au Petit Hébertot.

Là, pas de vidéo, ni d'escalier qui monte à l'étage, mais deux chaises, une table basse, un tabouret, une photo aussi, et, intelligemment, deux portes ouvertes en fond de scène avec un éclairage : ainsi, ces ouvertures font comme un rappel sur le passé, ou bien un passage vers l'avenir.
La fin explique de façon subtile (et certaine) les questions que l'on peut se poser en cours de spectacle.

Bravo aux acteurs, F. Lombrail et T. de Montalembert, ainsi qu'à C. Ghattas, auteur et metteur en scène pour ce moment qui semble quasiment "vécu" !
19 janv. 2020
10/10
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UN TRAMWAY NOMME DESIR au théâtre La scène Parisienne.
Dés le début, nous sommes projetés dans les bas fond de la nouvelle Orléans pendant les années 50 avec un air de saxo, accompagné à la guitare et au banjo, joué par deux comédiens.
Stella accueille sa soeur désemparée, Blanche Dubois, qui est venue lui demander refuge car elle a perdu le domaine familiale.
Seulement, Stanley, le mari de Stella, un ouvrier polonais violent, joueur, qui a l'alcool facile, ne le voit pas du même oeil.
Très vite et involontairement, Blanche vient semer la zizanie dans le couple alors que son séjour se prolonge.
Stanley, cherchant à retrouver l'intimité avec sa femme enquête donc sur le passé de cette belle-soeur, très fragile émotionnellement, et tente de la détruire pour qu'elle parte, afin de retrouver la paix.
Les personnages sont très bien choisis et l'on retrouve l'atmosphère du magnifique film d'Elia Kasan sur ce très beau texte de Tenessee Williams, ce qui n'était pas évident.
Une très belle mise en scène de Manuel Olinger, bien interprétée par 5 comédiens, avec notamment une Blanche, Julie DeLaurenti, bouleversante de sincérité, qui vit totalement la descente aux enfers de son personnage.
Ainsi qu'un Stanley, Manuel Olinger, que l'on en arrive à détester pour sa violence, son égoïsme, son côté mufle et son intransigeance. Et, même si, on y pense au départ, son interprétation est si juste qu'on en oublie le personnage du film marqué par la prestance de Marlon Brando.
Les 3 autres comédiens sont excellents également, les airs de jazz en live apporte un plus à cette pièce, les costumes, décors et jeux de lumières sont également magnifiques.
Bref, un sans faute pour cette pièce. 2 heures que l'on ne voit pas passer.
N'hésitez pas à prendre ce Tramway nommé Désir.
19 janv. 2020
9/10
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Encore une réussite que cette « Histoire d’amour », dernière création d’Alexis Michalik !

On est tout de suite emporté par le rythme vertigineux de l’intrigue. On retrouve le style Michalik : enchaînement rapide des séquences, création d’un décor et d’une ambiance en quelques secondes par des jeux de lumières, de la musique ou quelques accessoires, mélange habile de mélodrame et d’humour et cerise sur le gâteau, les comédiens sont très justes et parfaits. On rit, on pleure et on ne voit pas les 1 h 30 passer et la standing ovation finale est parfaitement méritée...
Mais, petit bémol ... que reste-t-il de tout cela finalement ? Tout va un peu trop vite et les sujets de société ne sont que survolés alors qu’ils auraient mérités d’être creusés. Michalik a renoncé à ses récits emboîtés et à l’utilisation de l’analepse qui était jusque là sa marque de fabrique. C’est bien de se renouveler mais cela laisse un peu plus voir que derrière cette mécanique bien huilé, il n’y a pas grand chose.

En fait, tout dépend de ce qu’on attend d’un spectacle de théâtre : cette pièce est un très bon mélodrame qu’on dévore avec plaisir comme un bon dessert un peu régressif ou un roman d’été sur la plage ... et il ne faut pas bouder ce type de plaisir. Dommage, cependant que cela n’aille pas un peu plus loin et ne nous fasse pas aussi un peu réfléchir (mais ça doit être mon côté prof de lettres qui ressort !)