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2 mai 2018
6,5/10
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J’ai beaucoup aimé ce trio : la blonde Cécile Théodore, la brune Solène Gentric et Alix Schmidt avec son petit air d’Arielle Dombasle. Des femmes très différentes pour raconter parfois la même scène, pour montrer les goûts et les formes mais surtout l’universalité des thèmes et des situations. Ce sont autant de fêlures de femme que d’histoire, et l’on se reconnaîtra certainement dans certains de ces personnages : c’est la magie du théâtre qui opère. Cependant, et ce sera là ma réserve, pourquoi les femmes sont-elles ainsi reléguées à des êtres fragiles ? Les hommes ne le sont-ils pas tout autant ? Et n’y a-t-il que des moments tristes, des moments de défaite et de drame qui valent la peine d’être associés aux femmes ? C’est peut-être parce que je suis jeune et prête aux épreuves que je suis mauvaise spectatrice mais je suis un peu chafouine qu’on me raconte ces brisures comme si c’était le lot des femmes que de souffrir d’amour et de douter.

A quand des fragments d’hommes pour raconter les mêmes combats, les mêmes défis et les mêmes peurs ? Avec la même sensibilité et la même écriture entre humour et profondeur, Fabien Le Mouël pourrait toucher tout aussi juste dans le texte et la matière en serait, à mon avis, autrement plus intéressante.

Pas convaincue par le parti pris mais ravie de l’interprétation charmante de ce trio tout en nuance !