Critiques pour l'événement Transmission, Francis Huster
4 mars 2020
8/10
9
Le père Tim Farley monte en chaire, il a du punch et du bagout ! Son sermon est joyeux, on ne peut pas dire que l’austérité est à l’ordre du jour ! Mais voilà qu’un trublion intervient, jeune, sportif, il prend la parole au grand dam de Farley.

C’est Mark Dolson, jeune séminariste, le père Farley doit le former selon les voeux de l’Evêché, Mark a des idées un peu trop progressistes. Il ne voit pas pourquoi les femmes ne peuvent pas prétendre à la prêtrise, ce sont les femmes qui ont le mieux servi Jésus. Et le sujet qui fâche, l’homosexualité… l’amour, le sexe.

Farley se serait bien passé de ce genre de discussion, il veut sa tranquillité et surtout former Mark à ses nouvelles fonctions. Farley enfin accepté par ses paroissiens, ça n’a pas été simple à ses débuts, et il accepte volontiers les petits cadeaux, surtout les bonnes bouteilles.

Mark affronte le père Farley sur tous les points et surtout, tente de lui faire oublier la boisson, il n’aime pas non plus les paroissiens, selon lui, leur manque de charité, leur côté bling-bling, oui il fonce tête baissée. Pourtant, il trouvera avec Tim Farley, après quelques engueulades, quelques conseils non suivis, un partenaire de taille, un soutien. Il faut voir Farley et Mark répétant le sermon dominical ou encore les conseils pour écouter un paroissien dans le malheur !

La mise en scène de Steve Suissa sert parfaitement l’adaptation de Davy Sardou, avec deux comédiens de choc, Francis Huster s’amuse beaucoup devant Valentin de Carbonnières, beau gosse et sombre. La pièce est drôle, humaine, actuelle.

ite missa est !
24 févr. 2020
8,5/10
9
Lorsque Mark Dolson interrompt le prêche du très aimé prêtre Farley pour émettre un avis contestataire, ni l’un ni l’autre n’imagine qu’on les réunira de nouveau. Mais le jeune séminariste fougueux est placé sous la responsabilité du père Farley par Monseigneur Burke. D’entrée de jeu, la complicité entre les deux acteurs rend ce face à face savoureux.

“Transmission” n’est autre que la reprise d’une pièce déjà jouée en 2013 sous le nom de “l’Affrontement” (et adaptée de la pièce “Mass Appeal” de Bill C. Davis) jouée par Francis Huster avec Davy Sardou à la place de Valentin de Carbonnières. D’après les photos, les décors sont à peu près similaire.

Certaines scènes comme le premier prêche du jeune Dolson provoquent un rire irrépressible : à la fois plein d’une tendre moquerie pour la rigidité de notre société et absurde dans le texte. On rit gaiement des maladresses de son personnage et du délicieux monologue que Valentin de Carbonnières arrive à porter avec sérieux. Pour sa part, Francis Huster en fait beaucoup trop mais son rôle de prêtre extraverti et un peu alcoolique s’y prête bien. On s’attache très rapidement à ces deux antagonistes.

Des thèmes religieux sont effectivement abordés au cours de la pièce tel que la place des femmes dans l’église et sa position face à l’homosexualité mais cette pièce propose surtout une réflexion sur notre adaptation aux règles dictées par la société. Comme un Misanthrope moderne, ce jeune aspirant à la fonction d’ecclésiastique se heurte à des mondanités, à des règles du jeu faussées, à des esprits étroits et médisants assis sur leur diocèse comme sur leur cassette d’or… Somme toute, à peu de la sincérité attendue chez des hommes de Dieux. Comme Philinte ou comme un professeur, le prêtre Farley essaie de tempérer le jeune homme, de lui transmettre son savoir, son expérience et peu à peu le rapport de force s’inverse. Le vieux prêtre retrouve ses vieilles convictions et par son disciple tente de croire à nouveau. Il laisse une brèche s’ouvrir dans sa carapace. A sa manière revêche, Dolson s’occupe aussi de lui, le panse par son envie et ses idéaux intactes.

Il s’agit là d’une très belle pièce dans une mise en scène de Steve Suissa relativement classique mais efficace. Drôle et humble à la fois, la pièce raconte dans le cadre inattendu de la religion et de ses réticences face à la modernité une histoire de fraternité et de « transmission » plus universelle encore.

Une véritable bonne surprise !
20 févr. 2020
8/10
10
Lorsqu'un prêtre voit ses méthodes et positions remises en cause par un jeune et brillant séminariste cela donne un duel épique entre deux excellents comédiens. Monseigneur Burke envoi chez le père Farley, prêtre irlandais d’un certain âge et porté sur la bouteille, le jeune et bouillonnant Mark Dolson qui ne peut vivre sa foi que de façon absolue. Il remet en cause les méthodes et les avis du père Farley avec une fougue qui fait plaisir à voir.

Pendant une heure et demie, les deux hommes vont se livrer à un duel face à face chacun évolue au cours de la pièce et découvre l’autre, les positions de chacun évoluent. Les sujets abordés par les deux protagonistes sont toujours d’actualité : la position de l’Eglise face à l’homosexualité, la place des femmes, le célibat des prêtres,…

J'ai revu avec plaisir cette pièce qui à l’origine s’appelait ‘l’Affrontement’ de Bill C. Davis de 1996 avec Jean Piat qui interprétait le prêtre irlandais et Francis Lalanne qui était le jeune séminariste. J’ai aussi vu la version avec Davy Sardou dans le rôle de Dolson et Francis Huster jouant déjà le père Farley, en 2013 au théâtre Rive Gauche avec déjà Steve Suissa à la mise en scène.

2020 : la pièce est de nouveau traduite, cette fois ci par Davy Sardou, dans une version actualisée dont même le titre a changé : Transmission. Ce titre me semble en effet plus approprié car l’Eglise doit s’adapter et prendre des positions sur les sujets sociétaux qui sont nombreux.
C’est Valentin de Carbonnières qui tient fièrement tête à Francis Huster avec brio. Francis Huster excelle dans ses sermons surjoués ou quand il parle avec Monseigneur Burke au téléphone et qui provoque beaucoup de rire. Leur duo est bien équilibré et c’est avec plaisir que nous suivons leurs joutes verbales.
La mise en scène de Steve Suissa est efficace et simple, elle se suffit pour séparer les deux lieux où se déroule l’action.

Voilà tous les ingrédients sont présents pour passer une bonne soirée.
20 févr. 2020
10/10
9
« Transmission » une pièce de Bill C. Davis dans une nouvelle traduction de Davy Sardou au théâtre Hébertot et dans une mise en scène de Steve Suissa est une vision éclairée de la relation entre l’homme d’église, passé et présent, et son paroissien.

Dans cette période troublée que vit actuellement l’église catholique romaine, remonter cette pièce est un choix judicieux. Mais en ouvrant aussi son esprit, cette pièce parle à toutes les religions avec leurs discours conservateurs qui enferment l’esprit dans la vision de dogmes écrits par les hommes, qui les empêchent de les autoriser à émettre une autre opinion, une autre vision du monde dans lequel ils vivent actuellement.
Chacun en tirera en fonction de sa foi, de sa croyance, un enseignement mais ce qui est certain c’est que
cette pièce ne laisse pas indifférent et ouvre la porte de la réflexion.

« Mass Appeal » puis « L’affrontement » et aujourd’hui « Transmission » est la pièce écrite et créée en 1980 à Broadway qui lança la notoriété de Bill C. Davis, un dramaturge et acteur américain d’origine italienne, irlandaise (cela rappelle le prêtre…) et russo-juive.
Il poursuivit sa scolarité dans des écoles catholiques et y trouva tout naturellement le terreau de son histoire…

Je n’avais pas vu la première version de « L’affrontement » dans l’adaptation de Jean et Dominique Piat en 1996, mais celle avec Francis Huster et Davy Sardou le 24 janvier 2014 au Rive gauche. Il m’en restait un très bon souvenir et je voulais voir cette nouvelle traduction de Davy Sardou y apportant une touche de valeurs actuelles ; et qui est remplacé dans son rôle du jeune séminariste par Valentin de Carbonnières, que j’avais beaucoup apprécié dans « 7 morts sur ordonnance » dans ce même théâtre qui le couronna d’un Molière.
Un Davy Sardou qui « maîtrise » la pensée, l’écriture de Bill C. Davis, lui qui interpréta également une autre pièce de l’auteur : « Les vœux du cœur » au théâtre La Bruyère. Une continuité dans la vie de l’église avec deux jeunes homosexuels qui souhaitent se marier.

Une nouvelle traduction qui permet d’assimiler avec beaucoup d’humour la parole évangélique rétrograde : une parole écrite par les hommes pour les hommes pour transmettre une foi qui a bien du mal à trouver sa voix, sa voie.
Un titre en opposition avec « L’affrontement » qui la fit connaître du grand public.

Car cette transmission (d’où le titre) s’opère dans un affrontement des plus féroces où la vérité doit éclater en toute bienveillance, en tout respect via la parole du fougueux séminariste.

Les deux hommes qui s’affrontent sur scène, dans le bureau du prêtre et dans son église sont diamétralement opposés dans leur application de la foi.
L’un Tim Farley, vieux, prêtre, passif, d’origine irlandaise, plus enclin à satisfaire ses ouailles qui le lui rendent bien en l’aspergeant de cadeaux comme avec son vieux bourdon qu’il affectionne particulièrement et l’autre Mark Dolson, jeune, séminariste, hyper actif, qui vient du trottoir où la prostitution fut son lot quotidien mais qui trouva la lumière du pardon.

Deux âmes qui ne sont pas loin du purgatoire et qui doivent cohabiter pour trouver leur chemin rédempteur.
La foi qui les anime, les rapproche comme les éloigne dans ce face-à-face où aucun sujet tabou n’est épargné.
Il est bien loin le temps où l’on se posait la question s’il fallait mâcher l’hostie et l’avaler ou la laisser fondre sur la langue.
Des sujets brûlants d’actualité et qui résonnent dans nos oreilles avec les scandales qui firent et font la une des médias.
Seule la pédophilie est exempte de cette histoire, pas encore d’actualité au temps de sa création bien qu’aux USA elle fit comme partout dans le monde un sacré ravage.

Un combat à fleuret moucheté opposera entre autres ces deux hommes sur le terrain du sacerdoce refusé aux femmes.
D’entrée de jeu, alors que le vieux Tim Farley évoque dans son sermon la place de la femme dans l’église, le jeune séminariste se permettra avec sa voix de stentor, nette, précise, théâtrale mais sincère, de l’interrompre pour affirmer que les femmes seraient bien meilleures que les hommes dans la prêtrise.

Mais aussi, avec toujours au cœur du débat, la femme dans le mariage des prêtres. Un débat houleux car cette interdiction n’est pas un dogme, on peut donc légitimement vouloir l’accepter comme ce fut le cas avant le XIIe siècle…mais que serait devenue la richesse de l’église sans cette interdiction ?
Qui dit mariage de nos jours, dit aussi mariage homosexuel, mais certainement pas dans l’église catholique.
Ou tout simplement l’homosexualité, un sujet digne de Satan, absolument pas acceptée dans l’église : deux camarades séminaristes de Mark Dolson, qu’il tentera de défendre, en feront les frais…à qui le tour…
Ce jeune séminariste, devenu diacre, la dernière marche avant de devenir prêtre, est passé par cette case. Il a goûté au plaisir de la chair avec la femme mais aussi avec l’homme. Une confession, une vérité qui lui vaudra son châtiment. A quoi cela sert-il d’être honnête, sincère ? Ne vaut-il pas mieux, comme le suggère le vieux prêtre, mentir pour vivre sa foi dans la tranquillité ?
En tous cas une belle hypocrisie de la part de tous ces « chefs », avec cette hiérarchie plus que pesante, qui veulent sauver leur église mais qui par derrière satisfont leurs besoins. A ce sujet, je vous conseille le témoignage édifiant du prêtre Krzysztof Charamsa dans son livre aux éditions La découverte : « La première pierre » (Moi, prêtre gay, face à l’hypocrisie de l’église).

Des sujets de fond mais qui sont abordés avec la légèreté qui sied à une œuvre théâtrale. Davy Sardou l’a bien compris et nous sommes pris par moment de fous rires libérateurs de toute la tension dans cette joute verbale qui règne sur le plateau, notamment avec le prêche du séminariste qui essaye de sauver sa peau ou encore les envolées alcoolisées du vieux prêtre dans son imitation de l’évêque, celui qui distribue les bons points…ou la punition.
Un évêque qui fait la pluie et le beau temps dans son église, et c’est là que le bas blesse, car l’église ne lui appartient pas, elle est celle de tous ses fidèles qui communient dans la foi.

Steve Suissa, assisté de Manon Elezaar, est à l’aise comme un poisson dans l’eau pour mettre en scène, pour la deuxième fois, cette pièce, lui qui produit le dimanche matin sur France2 l’émission religieuse consacrée au judaïsme.
Sa mise en scène joue habilement avec les dialogues percutants des deux très fortes personnalités que sont Francis Huster (récemment mis en scène dans Bronx), le patriarche et Valentin de Carbonnières, le jeune premier…la roue tourne !
Il a formé un duo à la fois féroce et attendrissant, qui yeux dans les yeux tient ses positions jusqu’à l’éveil des consciences.

Dans un décor à doubles facettes d’Emmanuelle Favre, éclairé subtilement par Jacques Rouveyrollis (le complice de toujours), où la croix tient la place essentielle (une croix qui vacille par inadvertance à la fin…est-ce un signe pour l’église ?), même aux côtés des superbes livres de la bibliothèque, nos deux comédiens habillés par Cécile Magnan sont tels deux boxeurs sur un ring où tous les coups sont permis, aux jeux de jambes finement orchestrés par Steve Suissa.
A noter que la magnifique étole que porte Francis Huster est de couleur violette, associée à des dorures. La couleur qui est normalement utilisée pendant la période de l’Avent et du Carême. La couleur de la pénitence, de l’attente…ceci explique cela.
Celle du diacre est aussi très bien portée, au sens propre comme au sens figuré, par Valentin de Carbonnières.

L’émotion se conjugue avec le rire dans une écoute remarquable.

Francis Huster est Tim Farley, ce vieux prêtre irlandais, porté sur l’alcool. Il a d’ailleurs l’alcool extrêmement joyeux et est impayable dans la scène où il est à la recherche de son verre. Il joue également du téléphone comme personne accompagné de son jeu de jambes bien particulier et dans ses ruptures qui font beaucoup rire.

Valentin de Carbonnières est Mark Dolson, ce jeune séminariste à la fois fougueux, impétueux, à la jeunesse flamboyante qui ne mâche pas ses mots. Il a encore beaucoup à apprendre dans la diplomatie mais ne fait pas de compromis avec sa foi. On a envie de le sauver des griffes de cette église qui ne le comprend pas. Mais quand il sourit, c’est un soleil qui envahit cette église aux murs tristes et illumine nos âmes.

Leur duo est impressionnant de vérité, de conviction, de justesse, qu’il faut absolument aller vivre en communion avec eux.
20 févr. 2020
8,5/10
37
Mes bien chers frères, mes bien chères sœurs, pour Marc Dolson, la chaire ne doit pas être faible !

Pour ce jeune diacre du séminaire Saint-François, la chaire, cette tribune du prédicateur, est un endroit où la parole du Christ doit être relayée de façon intransigeante, sans compromis, en phase avec le Siècle, et surtout empreinte de la plus pure des vérités.


Tout le contraire de la conception du père Farley, un prêtre aguerri, jovial, partisan du compromis et des petits arrangements avec la vérité, chez qui le jeune homme est envoyé par Mgr Burke afin de prendre des cours de « bonne parole ».
Une transmission des valeurs « officielles » et des « bons » comportements sacerdotaux prônées par la hiérarchie catholique.

Cette pièce de Bill C. Davis, créée en France en 1996 par Jean Piat et Francis Lalanne sous le titre « Affrontement », dans une mise en scène de Stéphane Hillel fut reprise au Rive-gauche en 2013 par Francis Huster et Davy Sardou, mise en scène de Steve Suissa.

Nous retrouvons donc en 2020 MM Huster et Suissa, avec cette fois-ci le moliérisé 2019 Valentin de Carbonnières.

Davy Sardou a quant a lui fourni une traduction actualisée.

Le nouveau titre « Transmission » n'est pas là par hasard.
Si nous retrouvons évidemment la confrontation entre le prêtre et le diacre, l'accent est véritablement mis sur la nécessité pour l'Eglise d'envisager une transmission du dogme avec la prise en compte des enjeux sociétaux modernes, avec notamment la place des femmes et le regard porté sur l'homosexualité.

De ce point de vue, la pièce n'a jamais résonné aussi fort qu'actuellement.

Le couple Huster-de Carbonnières fonctionne. (J'allais écrire « du feu de Dieu », mais je me suis retenu à temps...)
Ici, l'accent est mis d'emblée sur ce qui sépare les deux hommes.

Les différences portant sur les codes vestimentaires, les registres de langue et les conceptions philosophiques sont formidablement mises en valeur par le metteur en scène. Je vous laisse découvrir.

Les deux comédiens évoluent dans une sobre mais efficace scénographie, avec deux espaces bien distincts : l'église de la paroisse, avec l'imposante croix lumineuse, le lutrin en plexiglas et la réverbération des voûtes en pierre, et puis le bureau-bibliothèque du père Farley.

Chaque tableau est séparé par un noir-plateau permettant la transition entre ces deux lieux.

Nous allons beaucoup rire.
Francis Huster va déployer une sacrée vis comica !
Que ce soit en prêtre jovial surjouant ses homélies devant ses ouailles ou en prof de sermon et de confession, il est souvent hilarant. (J'en veux pour preuve le fou-rire qui s'est emparé de son partenaire hier soir.)
Ses ruptures, ses changements soudain d'intonations, ses double-takes dont un, véritablement magistral, ses regards étonnés, sidérés, son imitation de l'évêque, tout ceci fait diablement fonctionner les zygomatiques des spectateurs.
Sans oublier ses échanges téléphoniques qui sont drôlissimes.

Il nous permet également de nous poser la question du jeu de l'acteur devant son public, qui ressemble fort au « jeu » du prêtre devant son auditoire.
Le rapport à la vérité, à la justesse des émotions délivrées, est inévitablement mis en parallèle.

Valentin de Carbonnières, est lui aussi excellent dans le rôle de ce jeune homme écorché vif, sans compromis.
Il existe pleinement face à son aîné, faisant beaucoup plus que lui donner simplement la réplique.

La mise en scène de Steve Suissa est toute en rigueur et précision. Il s'est attaché à soigner le rapport intensité du jeu / distance séparant les comédiens, les faisant investir totalement le plateau, ou se rapprochant parfois violemment.
Il faut aussi penser à regarder le comédien qui ne parle pas et qui écoute l'autre. Ceci est également riche d'enseignements.

Dans les dernières minutes, les deux comédiens deviendront très émouvants. Le rire se change alors en bouleversante émotion. Et non, vous n'en saurez pas plus !

C'est donc un très beau moment qui vous attend au théâtre Hébertot.
Un spectacle d'une réjouissante intensité !

Ite, critica est !