Critiques pour l'événement The Great Tamer, Dimitris Papaioannou
23 mars 2018
9/10
20 0
Découverte du travail de Dimitris Papaioannou à la Villette, qui y reviendra d’ailleurs l’an prochain (et j’y serai… enfin j’espère) pour présenter sa nouvelle création avec la compagnie de Pina Bausch, la Wuppertal Tanztheater. Mais n’anticipons pas et profitons de ce rêve éveillé que fut The Great Tamer.

Le Beau Danube Bleu de Strauss qui conclut toujours le concert du Nouvel An à Vienne (et qu’on m’oblige chaque année à le regarder) sera le fil conducteur de ce spectacle, mais sera trituré, ralenti… Je pourrais parler des images : l’homme qui se deshabille, s’allonge, un linceul est déposé sur son corps, le souffle d’une plaque en bois qui tombe le fait s’envoler (action qui sera répétée) / Cet être composé d’un buste féminin et de deux jambes de deux danseurs, à la démarche déglinguée / Ces trappes qui referment diverses surprises / l’ombre du cosmonaute / les épis de blés qui se plantent telles des flèches au sol… Je pourrais parler de l’absence de couleurs, des références picturales qui me manquent mais qui ne me frustrent pas…

Le spectacle est d’une sombre beauté insondable et poétique.

(je ne sais pas d’où je sors ça, mais il serait vain pour moi et pas très intéressant pour vous de tenter d’expliquer cette expérience, j’ai préféré aller à l’essentiel)