Critiques pour l'événement Polar
24 août 2019
6/10
2
Pièce dynamique avec un côté parfois décalé et absurde. Cela rappelle un peu Les Faux British pourtant cela n’a pas la même saveur.

Des scènes sont brouillonnes et la pièce manque de changement de rythme.
Les jeux des acteurs sont inégaux.
17 juin 2019
7/10
3
PØLAR au Théâtre Funambule Montmartre jusqu’au 1er septembre par Le retour de Nabot Léon, le samedi à 21h et le dimanche à 17h30.
-26 ans : 10€ par téléphone au 01 42 23 88 83 ou directement sur place à la dernière minute.

De retour au théâtre Funambule Montmartre, sur invitation de la compagnie Le Retour de Nabot Léon pour voir PØLAR, l’adaptation d’une bande dessinée suédoise sur « comment écrire un [bon ?] polar sans se fatiguer ». Cette pièce s’avère être une bonne surprise et même la sortie théâtrale idéale pour clôturer le week-end sur une note positive et entraînante sans prise de tête.

J’ai donc découvert un PØLAR tout bonnement cartoonesque où les effets de mise en scène comiques s’enchaînent avec rythme sans s’accumuler dans une lourdeur gênante. Tous ne sont pas du meilleur effet, bien entendu, mais le tout s’équilibre assez bien. On est rapidement embarqué par ce manuel d’écriture de polar pour les nuls et pas besoin qu’il soit suédois pour appliquer la majeure partie des conseils donnés. Petit regret sur une scène qui a cassé le rythme de la pièce rendant la fin un peu longue et poussive. Faire intervenir directement le public a malheureusement ses inconvénients.

Encore merci à Thomas Lemaire, au Théâtre Funambule Montmartre et à la compagnie Le Retour de Nabot Léon pour l'invitation.
26 oct. 2018
7/10
1
Aussi surprenant que cela puisse paraître, l’histoire suit fidèlement la bande dessinée, jusqu’à l’insertion de très courts résumés de romans suédois à succès. Tous les ingrédients pour l’écriture prennent vie sous nos yeux étonnés. Le nom d’une ville pas très connu ce qui permettra peut-être d’avoir une remise de prix par des élus locaux. Henrik Lange a choisi de parler de la ville où il vit : Bollebyg. Cela cache peut-être un espoir caché d’une récompense ? Pour nous français, cela nous paraît tout de suite exotique. De même pour le nom du héros, le commissaire se nomme Ake Larsson. Il faut qu’il possède certains caractères physique comme bedonnant, alcoolique, fumeur… Le comportement du comédien ressemble à Colombo toutefois en comparant avec la bd, Rémi Johnsen est assez semblable à son original papier.

Grâce à un système ingénieux de lumière crée par Mickaël Bouey, les comédiens vont et viennent avec quelques accessoires et en changeant de costumes pour nous donner la suite des éléments pour écrire un bon roman suédois. L’assassinat d’une enfant (joué par Louis Ould Yaou), une comptine, un indice laissé sur place, un personnage louche, un vieux râleur, une scène de sexe torride devant la fenêtre, un chef pas commode, une journaliste trop curieuse… Tout cela va nous être raconté en son et en image avec beaucoup d’énergie et surtout beaucoup d’humour.

Lorsque notre commissaire conduit à toute vitesse nous voyons le devant d’une voiture, phares allumés. Nous apercevons derrière lui le reste de la troupe en train de mimer une chorégraphie d’Abba avec une chanson que l’on entend assez fort. Bien entendu, ce détail lui ne figure pas dans la bd. Le metteur en scène Marc Riso a détourné quelques détails et en a intégré d’autres pour donner plus de loufoquerie au spectacle. Ainsi on assistera à une jolie scène de danse moderne avec Julien Portugais et Victoire Charval. Un indice sera même donné au début de la représentation sur le stand à hotdog « Chez l’innocent » tenu par Thomas Lemaire. De même l’effet stroboscopique lors des scènes de combat, c’est très malin visuellement. En plus, on entend du métal donnant une rythmique assez dynamique avec les comédiens en fond de scène qui simulent être les musiciens. Je pourrais vous citer de nombreux détails tellement c’est riche de créativité. Ils ont aussi rajouté une interaction avec le public en faisant monter une spectatrice sur scène qui était ravie de jouer à « Qui veut gagner des millions ? ». Et ils ont très bien rebondi au fait que la spectatrice ne voulait pas jouer le jeu. L’imagination, la répartie et la passion sont indéniablement au rendez-vous.

Même si le début prend un temps à se mettre en place, une fois l’histoire lancée, vous n’aurez plus aucun répit pour garder le sourire et la bonne humeur.