Critiques pour l'événement NAGASAKI
20 janv. 2023
7,5/10
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Lorsqu’il part pour le bureau, Monsieur Shimura ne ferme jamais sa porte, mais depuis quelques temps, il se demande s’il perd la raison… il se rend bien compte que des provisions disparaissent dans son frigo !

Il installe donc une webcam dans sa cuisine, et ainsi peut surveiller de son bureau, ce qui se passe chez lui en son absence. Il travaille tout en lorgnant du coin de l’œil son ordinateur et surprise une silhouette féminine apparait ! Elle se sert un thé, ouvre le frigo ! Enfin il a trouvé et se dépêche de prévenir la police.

La police lui apprend l’histoire de la jeune femme, depuis plus d’un an, elle « squatte » le placard à futons de la chambre d’amis, qu’elle est sans ressources et chassée de son logement. Alors elle est revenue dans son quartier d’enfance, et a poussé la porte de son ancien appartement. Et lui ne s’est rendu compte de rien !

Elle sera condamnée à une peine légère, Shimura ayant plaidé en sa faveur, après tout elle n’a rien saccagé, ni vandalisé. A la demande de la jeune femme, ils se reverront plus tard, sur un quai de gare, elle part chez son frère, quant à Shimura il a déménagé, leur histoire aurait pu continuer, ils auraient pu s’apprivoiser.

Mise en scène inventive et poétique d’Olivier Cruveiller, de grands lés de papier pendent des cintres, des panneaux de papier circulent pour délimiter les scènes, le violon et le bandonéon de Laurent Valéro chantent la nostalgie, Natalie Akoun et Nina Cruveiller incarnent tour à tour la femme avec tendresse et émotion.

Ce spectacle sera repris en mars au 100 (rue de Charenton)