Critiques pour l'événement Localement Agité
29 mai 2019
5/10
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La présence de Thierry Frémont et Nicolas Vaude, à eux seuls nous semblait justifier d’aller assister à Localement Agité. Il est vrai que nous gardions en mémoire leurs prestations dans Hollywood et Pygmalion, aussi étions nous convaincus que cette pièce méritait d’être vue. Mais, damned, quelle déception !

A estimer que le statut d’auteur de la pièce lui conférait la possibilité de s’octroyer le premier rôle (en durée mais, hélas, pas en qualité), Arnaud Bedouet a sous employé ces deux comédiens ; toutefois, au vu de leur prestation, est-ce véritablement regrettable ? T. Frémont pour l’essentiel nous a gratifié de pantomimes surjouées en s’accrochant désespérément à un rocher (principal décor scénique), seul endroit d’où il pouvait utiliser son téléphone pour s’y livrer à des conversations tragicomiques avec sa future ex-épouse, N. Vaude, s’est contenté de nous gratifier de mimiques agitées en se coinçant régulièrement le menton dans le nœud de cravate pour ponctuer ses états d’âme de mari divorcé dépressif qui attend d’être autorisé de revenir auprès de son ex - Lisa Martineau - en pleine analyse depuis leur séparation et que l’on devine trop facilement le souhaiter secrètement. Si on ajoute à cela le timbre de voix d’Anne Loiret incapable d’aller au-delà du second rang et une mise en scène très quelconque d’Hervé Icovic imposant des « noirs » après chaque scénette, nous avons fini par nous demander s’il était nécessaire de rester jusqu’au bout !

Certes, il y a quelques réflexions amusantes ponctuées de « bons » gros mots dans les dialogues, ce qui a provoqué des rires dans la salle, mais les passes d’arme permanentes entre les différents membres de cette fratrie fonctionnant sur le principe du « je t’aime, moi non plus » frisent trop souvent la « prise de tête » et restent engluées dans du « très convenu ». Heureusement, émergeant de ce petit naufrage, une jolie surprise : le jeu très convainquant et plein de naturel de Guillaume Pottier en petit frère fauché et idéaliste.

Un second « bon point », au crédit de son auteur, une chute originale à son histoire avec un final d’un bel effet comique qui a justifié provisoirement notre départ de la salle avec le sourire : ouf !
2 mars 2019
10/10
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Un pur bonheur de théâtre !
Localement agité emprunte à la météo les turbulences qui habitent une fratrie au moment de disperser les cendres du père.
Et on en rit !
Texte fin et habile, mise en scène sobre et élégante, acteurs habités, décor intelligent, tout contribue à enchanter le public, conquis, ému et forcément complice !
Un rythme soutenu l’emmène au dénouement d’un secret de famille. Touché !
Courez voir ce spectacle.
1 mars 2019
8,5/10
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La vie est comme une pile de cubes que l’on empile. On pense que chaque nouveau cube va rendre la pile plus belle et solide … et un jour, sans prévenir, elle s’écroule.

Cette réplique (retranscrite de manière très infidèle, je m’en excuse auprès de l’auteur) tirée de la pièce résume, pour moi, à elle seule la philosophie qui se dégage de « Localement agité ». Le spectateur se retrouve en apparence face à un traditionnel drame familial. Pourtant, en y regardant de plus près, c’est une vie de questions qui est concentré en une heure et demie de spectacle.

Ainsi, cela débute comme une banale réunion de famille. Dans une ambiance électrique, frères et sœurs s’installent, le temps d’une journée, dans la maison de leur défunt père, bâtisse isolée et plantée aux confins d’une lande de terre bretonne, pour disperser les cendres de ce dernier dans le respect de ses ultimes volontés : ouvrir l’urne depuis le rocher qu’il affectionnait un 29 février (jour de sa naissance) et par vent de sud-est.

Le patriarche ne leur a pas facilité la tâche. Il va sérieusement la compliquer lorsque la sœur fait lecture d’un carnet qu’il lui a envoyé. Dès lors, la situation vire à l’explication de texte. Celle-ci va largement dépasser les seules lignes, explosives, contenues dans le carnet.

Cette histoire pourrait avoir l’air déjà vue. Pourrait … et pourtant non. La plume de l’auteur, Arnaud Bedouet, a visiblement largement trempée dans l’acide avant de se poser sur le papier. Les propos sont grinçants. « Localement agité » est un concentré d’humour corrosif. Le texte est particulièrement travaillé, ce qui fait plaisir à entendre.

Un sentiment accentué par le jeu des comédiens. La distribution est un vrai régal. Chaque personnage a été dessiné avec précision, tant dans son caractère que dans ses attitudes. Alors certes, on pourrait avoir l’impression de se retrouver face à des « clichés sur patte ». Non. Tous ces personnages, issus de la même famille, sont à mille lieues les uns des autres. Ces caractères trempés, ces personnalités poussées à l’extrême font justement le sel de la pièce.

Ce beau tableau est complété par une mise en scène efficace, qui m’a un peu fait penser à l’agencement d’une pièce de Feydeau. Ca entre, ça sort sans temps mort. Les personnages se succèdent sur scène dans un grand balai organisé et par touche se retrouvent tous ensemble, donnant lieu à des échanges musclés. Bien malin celui qui pourra dire qui est personnage principal et qui est secondaire, tant l’auteur et le metteur en scène, Hervé Icovic, se sont amusés à brouiller les pistes. Ainsi, par exemple, alors que nous pourrions penser que la sœur, en retrait au départ de la pièce, pourrait avoir un rôle négligeable, sans crier gare, elle devient d’un coup le centre de l’intrigue. Cette petite démonstration fonctionne avec tous les personnages.

Il faut féliciter les comédiennes et les comédiens pour leurs interprétations. Du très beau travail !

Un texte bien écrit, mis en valeur par une belle mise en scène et des comédiens de talent, « Localement agité » est à aller savourer sans hésitation.
28 févr. 2019
10/10
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Localement agité est une très belle pièce sur les liens familiaux, une fratrie est réunie pour disperser les cendres du père et la situation tourne à la crise de nerf.
Un texte fin et profond, mais surtout très drôle, et incarné par des acteurs formidables.
Bravo et merci pour ce merveilleux moment !
25 févr. 2019
3/10
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Je suis généralement plutôt emballée par les créations contemporaines proposées Salle Réjane. J’aurais dû l’être d’autant plus au vu de la distribution que réunissait Localement agité : en rassemblant Thierry Frémont, Anne Loiret et Nicolas Vaude, j’étais déjà sûre d’être convaincue par la moitié du plateau. Mais c’était sans compter le texte calamiteux qui les accompagnait, et qui paradoxalement m’a donné le mal de mer face à tant de platitude. J’ai attendu désespérément que le vent se lève pour donner un peu d’ardeur et de vie à ce voyage, mais il est resté terriblement insipide.

Vous l’aurez compris, Localement agité emprunte son titre à la météo. En effet, nous voilà au fin fond de la Bretagne, où une fratrie ainsi qu’une pièce rapportée, l’ex-femme de l’un des hommes, se retrouvent en ce 29 février pour exaucer les dernières volontés de feu leur père : disperser ses cendres par vent de sud-ouest sur un rocher précis qu’il chérissait. Ils avaient déjà tenté il y a quatre ans – année bissextile oblige – et les voilà de nouveau réunis en attendant la brise, mais c’est plutôt un vent de tension qui souffle sur la maison.

Localement agité, c’est un spectacle que j’ai l’impression d’avoir déjà vu 15 fois. Cela se sent dès la lecture du pitch : il est à la fois complètement farfelu et très banal. Alors c’est vrai, si je n’allais pas tant au théâtre, j’aurais probablement ri à plusieurs reprises en découvrant la pièce. Mais ce texte, je le connais trop bien. Je connais les trucs, je vois les ficelles qui sont tirées, j’ai presque l’impression de pouvoir prévoir certaines répliques à l’avance. C’est comme si j’avais sur moi mon bingo de la comédie/drama familial et que je cochais les cases au fur et à mesure.

Et allez, on y va de nos secrets de famille. Et allez, on y va des couples séparés dont l’attirance est toujours perceptible sur la scène et dont on se doute qu’ils se remettront ensemble après la fin de la pièce. Et allez, on y va du frère à qui tout réussit, qui trompe sa femme qui l’apprend au début de la pièce et qui menace de le quitter – voire, le quitte – par téléphone. Et allez, on y va du petit dernier baba cool qui connaît échec sur échec dans sa vie professionnelle mais qui prend tout du bon côté et s’opposera, évidemment, à celui qui a réussi. Cette opposition donnera d’ailleurs naissance à un quasi-monologue, assez mal écrit, pas du tout dramatique, sur le vide respectif de nos existences, se transformant en leçon de vie de ceux qui se définissent par ce qu’ils sont sur ceux qui se définissent par ce qu’ils font. Un moment de pur cliché.

Il faut dire que les clichés se ramassent à la pelle dans ce spectacle. J’en ai déjà cité quelques uns, auxquels je souhaite quand même ajouter celui de la soeur qui a raté sa vie, laborantine, vieille fille, couchant avec des hommes mariés dont l’un l’a emmené à Djerba, voyage qu’il avait gagné grâce à ses bons résultats en tant que commercial mais duquel sa femme n’a pu profiter en raison de sa peur de l’avion. Et, pour couronner le tout – ATTENTION SPOILER – l’histoire révèlera que le père était à la fois Prix Nobel de Physique, écrivain, adultère couchant avec sa belle-fille et fervent soutien de Staline. Tout ça dans une seule famille.

Alors j’ai pris mon mal en patience. J’ai eu mal de voir ces comédiens que j’aime tant pareillement sous-employés mais j’ai malgré tout savouré autant que possible leur présence sur scène – après tout, ce n’est pas tout les jours qu’on retrouve pareille distribution ! Je ne sais pas s’ils peuvent vraiment croire à ce qu’ils jouent, mais en tout cas je dois reconnaître qu’ils font bien semblant. Thierry Fremont est détestable, reprenant toutes les manières d’un ancien de mes professeurs au profil professionnel semblable, Anne Loiret est poignante dans ses éclats et sa voix reste l’une des merveilles de ce monde, Nicolas Vaude est touchant en ex-mari hésitant et perdu. J’ai vraiment du mal à qualifier le jeu de Guillaume Pottier : sur scène, j’ai vu un jeune comédien arrivant les mains dans les poches, sans formation, estimant qu’on peut faire du théâtre comme on est dans la vie. Sur le papier, je découvre qu’il est formé au Studio Théâtre d’Asnières puis au CNSAD, c’est-à-dire tout simplement la voie royale. Lui a-t-on alors demandé de jouer celui qui ne savait pas jouer la comédien ? Je le saurai le 29 juin prochain, puisqu’il sera des Trois Mousquetaires du Collectif 49 701 dont j’ai entendu tant de bien.
22 févr. 2019
10/10
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Tout est parfait dans cette pièce : texte drôle, acide, grave, inattendu, jeu parfait des acteurs, tous attachants.
Un bijou rare, une excellente comédie dramatique.
22 févr. 2019
8/10
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C’est un rendez-vous forcé tous les quatre ans d’une fratrie pour respecter les dernières volontés de leur père qui va tourner au vinaigre à la lecture d’un journal intime. Après une lente entrée en matière le rythme va s’accélérer avec les rancœurs et les jalousies qui vont remonter à la surface.

Le double décor, malgré sa simplicité, nous baigne dans l’ambiance de l’histoire. Arnaud Bedouet à remarquablement décrit avec finesse ce huis-clos qui frise le drame avec humour et légèreté. Tous les comédiens interprètent parfaitement la diversité des personnages de cette comédie en mettant leur touche personnelle. Est-ce que les gens qu’on aime sont ce que l’on pensait qu’ils étaient !?!
15 févr. 2019
7/10
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Lorsque le rideau s'est baissé, j'ai pensé que c'était une pièce très sympathique. Mais c'était un peu court !

Localement agité c'est une histoire de famille avec ses secrets, ses mesquineries, ses non-dit, ses mensonges. Résultat tout le monde morfle et s'en sort dans la vie avec plus que moins d'échecs et de bleus au coeur. En fait, une histoire où chacun d'entre nous peut se retrouver dans au moins l'un des personnage car l'éventail des psychoses est large. Une mention spéciale au jeu de Thierry Frémont et d'Anne Loiret. Et une mention très spéciale à Nicolas Vaude mais là je ne suis plus objective car comme vous le savez c'est mon comédien coup de coeur depuis que je l'ai découvert dans la Collection en 2018.

Une pièce à voir et en plus avec la Gazette du Réjane distribuée à l'entrée vous en saurez plus sur la pièce et son auteur. Une très bonne idée cette Gazette !
2 févr. 2019
10/10
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Pièce magistralement écrite et remarquablement interprétée.
Une famille comme tant d'autres avec ses non-dits, ses déchirements, ses alliances de circonstance, ses cadavres dans le placard, ses histoires contrariées. En somme une famille comme les autres. Comme les autres ? Vraiment? Il va falloir enfin en finir avec ce père dont on va découvrir qu'il n'est pas exactement l'icône ultime que l'on croyait.
On rit-beaucoup- on s'émeut -souvent- on prend du plaisir toute la soirée et on sort enchanté.
La meilleure pièce du moment à Paris. COUREZ-Y!!!
30 janv. 2019
7,5/10
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C’est l’histoire d’une fratrie, trois frères et une sœur, qui se réunit quatre ans après le décès de leur père pour obéir à ses dernières volontés : disperser un 29 février par vent de Sud-Est ses cendres à la mer. L'ex-femme d’un des frères (par ailleurs ancienne élève du père) a également été convoquée.
Malgré un démarrage un peu lent, on rentre assez facilement dans cette histoire en apparence banale mais qui s’avère finalement assez surprenante et originale.

Leur cohabitation forcée va permettre de révéler au grand jour des vérités cachées et inattendues.
Cette fratrie est composée, comme tant d’autres, par des frères et sœurs à la personnalité complètement opposée et que la vie d’adulte a définitivement fini d’éloigner les uns des autres. Des personnages un peu caricaturaux mais fragiles et attachants.
Tous, pour des raisons différentes sont angoissés par ces retrouvailles imposées et chacun arrive dans ce lieu éloigné et chargé d’histoire avec des regrets, des rancœurs, des peurs et des attentes. Ils sont réunis ici malgré eux par un père capricieux et manipulateur qui se révélera d’ailleurs bien différent des souvenirs et de l’image qu’on avait de lui.
Beaucoup d’esprit et de finesse dans l’écriture de cette comédie dramatique. La pièce aborde avec justesse le poids de la famille et en particulier de la figure paternelle qu’il est difficile mais pourtant nécessaire de quitter afin de prendre son envol.
Excellente interprétation de l’ensemble des comédiens, chacun apportant un univers différent mais toujours avec sincérité et justesse. Une scénographie à la fois très simple et très jolie qui fonctionne parfaitement.
Pour conclure, une comédie douce-amère remplie de non-dits, de secret de famille et de révélations inattendues.
Un moment de théâtre divertissant.
28 janv. 2019
8/10
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Ah la Bretagne ! Ses rochers, sa mer, ses embruns !

Dans la maison familiale, se retrouve tous les quatre ans, quatre frères, leur sœur, et leur belle-sœur.
Pourquoi cette réunion familiale ? Le père de famille, un éminent professeur, intellectuel de renom, humaniste, est né un 29 février, et selon ses dernières volontés, il impose à ses enfants de répandre ses cendres vers le grand large le jour anniversaire, et par vent d’Est !
Quatre ans auparavant, ils avaient échoué, le vent n’était pas au programme, le sera-t-il cette année ?

Depuis, la vie des uns et des autres a évolué, Pierre est séparé de Jeanne, Boris le plus jeune a toujours des idées tordues qu’il trouve extraordinaire, ses frères refusent de subventionner ses folies douces. Clément tente vainement de sauver son ménage, Marie est toujours seule, sa vie personnelle est un naufrage, Yves garde la maison familiale et veille jalousement sur la mémoire du père. Marie par respect envers le défunt est présente.

Le journal intime du père va venir semer le trouble et le désordre. L’honorable père de famille, l’intellectuel réputé va tomber de son piédestal.
La pièce de Arnaud Bedouet ne manque pas de profondeur ni surtout d’humour, Il faut voir Thierry Frémont cherchant obstinément le réseau téléphonique sur un rocher, Guillaume Pottier baba-cool aux idées saugrenues, Lisa Martino jeune femme perdue et touchante, Anne Loiret a la rude tâche d’être la soeur, elle prendra sa revanche sur ses frères. Nicolas Vaude, éditeur sauvé grâce aux recettes de cuisine, il a sa part de tristesse, il aime toujours sa femme. Arnaud Bedouet, le fils dévoué aura bien du mal à affronter la vérité.
« Le temps des cerises » réussira-t-il à fédérer tout ce petit monde ?

La mise en scène dynamique et inventive de Hervé Icovic servie par une excellente distribution. Une très bonne comédie avec un texte percutant et drôle, à voir en famille bien sûr !
9/10
4 0
... Un spectacle agréable, un texte remarquable, une mise en scène réussie et une interprétation brillante. Une très bonne soirée à ne pas manquer.
22 janv. 2019
8,5/10
25 0
J'ai trouvé que cette pièce, servie par un texte bien écrit et un bon jeu de la part des acteurs, était bien réussie. J'ai eu l'impression d'être le témoin de la pièce, plutôt que d'en être spectatrice.

J'ai eu beaucoup de plaisir à la voir : elle dépasse largement les dernières pièces que j'ai pu voir (Bouffes Parisiens/ Gaîté).
20 janv. 2019
7,5/10
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Regroupement familial dans la maison du père décédé.
Règlement de comptes entre frères et soeurs que rien ne rapproche hormis ce père qui les a liés après sa mort par un serment : ils se retrouveront tous les 4 ans tant que les conditions ne seront pas propices à la dispersion de ses cendres.

Mais cette cohabitation forcée fait resurgir les rancoeurs et les comptes se règlent.
De la mise à plat de chacun c'est finalement le père qui va bouleverser l'équilibre instable suite à la divulgation de son journal intime.
D'un démarrage un peu lent et ampoulé la suite se rythme assez bien entre bousculades psychologiques rythmées et confidences intimes.
La mécanique est déjà là qui profite de comédiens de talent notamment Lisa Martino que je découvrais. Elle apporte une force du concret quand les autres ont tendance à partir dans des déversement plus métaphysiques.
Le texte est travaillé, construit et intelligent.
La mise en scène assez simple joue d'un rocher autour duquel la fratrie tourne pour finalement l'investir.
Il y a parfois un poil de surjeu que la direction d'acteurs pourrait effacer.

On ne prendra pas de risque en disant que ce rocher est le père auquel ils s'accrochent et les portera (dans tous les sens du terme) vers leur propre l'avenir quand ils auront cessé d'avoir peur de s'en éloigner.