Critiques pour l'événement Les Élucubrations d'un homme soudain frappé par la grâce
15 janv. 2020
5/10
3
Fan d'Edouard Baer, je n'ai pas retrouvé la douce folie poétique de ses premières pièces ou de son dernier film.

Les "élucubrations" d'Edouard commencent plutôt bien - on rit beaucoup - mais tournent court très vite. Viennent ensuite la lecture et le résumé de 2 livres, des extraits de discours et de chanson, qui laissent l'auditoire perplexe. On s'ennuie ... Il va même jusqu'à nous raconter un film d'Yves Robert! Aller au théatre pour s'entendre raconter un film, c'est tout de même un comble!

Dans les dernières minutes on retrouve enfin l'auteur - acteur que l'on aime.
6 oct. 2019
7/10
4
Comment être objective avec Edouard Baer sur scène.
On l'aime et on sait pourquoi. Pour sa folie, sa verve, son érudition, sa joie, sa légèreté.
Tout est là, avec des textes magnifiques, des discours historiques, de l'émotion.
Ca donne envie de lire. De retrouver de grands films français et les acteurs qui vont avec.
C'est nostalgique peut-être mais qui ne l'est pas ces temps-ci... :)
Une soirée comme on les aime.
24 août 2019
7,5/10
7
Dans la salle du théâtre Antoine, bien remplie pour un mois d’aout, l’heure du spectacle approche, les conversations se font rare et soudain, d’un coup, un homme échevelé surgit du fond de la salle et traverse la salle par la travée centrale. On reconnait Edouard Baer, évidemment, qui fuit… Mais qui fuit quoi exactement ?

C’est là le début d’un spectacle plutôt difficile à résumer… Mais ce qui est sûr, c’est que je me suis laissée embarquer par les élucubrations d’Edouard Baer.

C’est un spectacle original où nous rions souvent mais aussi où nous nous laissons émouvoir par un artiste doté d’une grande sensibilité. Il y a un rythme un peu particulier qui peut surprendre car nous alternons entre les saillies comiques et des passages beaucoup plus posés où Edouard Baer nous lit des extraits de Malraux, Camus,… Il y a de nombreuses références, parfois subtiles, qui se glissent en douceur dans un texte bien rythmé.

J’ai préféré la première partie du spectacle car il interagit avec un régisseur- barman (un très chouette Christophe Meynet pour la représentation où j’étais présente) : les dialogues sont savoureux, la complicité des deux comédiens est évidente.

Nous retrouvons Edouard Baer avec sa gouaille et cette façon de mélanger réalité et improvisation, on ne sait jamais si c’est le texte prévu ou s’il improvise avec grâce ! Fidèle à ses habitudes, nous avons le droit à des fulgurances ironiques qui nous font bien rire.

Il faut aussi souligner le très beau décor de bar de William Mordos et les lumières très réussies de Laurent Beal.
30 juin 2019
7,5/10
6
J'ai beaucoup aimé la première partie et toute la mise en abyme avec le (faux) décor. Par contre mieux vaut connaître un peu les références (auteurs, comédiens) qui sont abordées rapidement et j'aurais aimé que les passages de lecture soient mieux introduits !

Edouard Baer est très bien et maîtrise son personnage et l'autodérision à la perfection, une bonne soirée si vous aimez le style de ce comédien vous ne serez pas déçus !
24 mai 2019
7,5/10
3
Avertissement : je suis un fan d'Edouard Baer de la première heure, je l'écoutais sur Nova quand il animait la Grosse Boule avec Ariel Wizmann, puis sur Canal+ dans la mensuelle "A la rencontre...", dans le Centre de Visionnage toujours sur Canal+, la Bostella au cinéma (j'aimais moins), puis ses Grand Mezze sur scène avec François Rollin, son animation de Cannes/des Césars, puis Luigi Prozotti, etc. En résumé, je suis un inconditionnel de ce grand névrosé.

Ausssi, il existe une frustration qu'on a tous vécue, celle de la révélation d'un talent au grand jour que nous, on connaissait depuis longtemps. Oui madame d'un certain âge au premier rang, je parle de vous. On la traiterait de Footix dans le monde du football : vous vous intéressez à cette équipe maintenant qu'elle gagne, mais moi je la suis depuis la Division 3 quand on regardait des 0-0 dans le froid contre Avranches.

Pour revenir à la pièce, EB a désormais un statut : 51 euros la place en balcon et références à tous les grands de la littérature qui l'ont fait rêver. L'aboutissement d'un comédien. Il reste EB avec son humour décalo-improvisé, sa gouaille, sa façon de mêler le réel et la fiction, ses saillies verbales. Mais désormais il calme le jeu, cite du Malraux, du Bukowski, du Bernhard, du Camus.

Tous les enchaînements sont faits avec habileté et ne font pas trop "arrangés". Mais voilà, Edouard est à présent un artiste, un vrai comédien et il le prouve. On aura envie de la comparer à Luchini mais c'est moins grandiloquent et donc plus juste.

Le Centre de Visionnage avec Maître Morrissart me manque, mais on ne peut pas éternellement jouer dans le même registre - sauf De Funès - et rester excellent.
Je t'aime toujours Edouard.
7/10
2
J’aime bien Edouard Baer quand il fait de l'Edouard Baer, quand il visite les situations avec son point de vue et son imagination truculente. Et il y en a eu durant le spectacle.
J'ai moins aimé les textes lus (avec talent, certes) qui, je trouve, cassent un peu le rythme de la pièce qui se retrouve, selon moi, dans un faux rythme.

Le spectacle est agréable, j'ai ri de bon cœur mais je m'attendais à plus...
Si vous aimez Edouard Baer, allez-y. Vous vous y retrouverez.
Si vous voulez le découvrir, pourquoi pas où alors, peut-être, attendez un prochain spectacle...
5 mai 2019
7/10
3
Quand un artiste qui s'interroge sur l'art ! Et que son art est hyper réussi !! Ca donne un Edouard Baer brillant plein d'humour, poésie et d'émotion inhérente à sa condition de comédien. Le corpus Bukovski, Boris Vian, Malraux etc. est choisi avec soin, c'est drôle, intéressant, touchant, profond, pas prétentieux pour un moment de charme !
26 avr. 2019
5,5/10
2
Pièce très personnelle et par moments touchante, mais quelle longueur !
Trop peu de dynamisme qui n'est au final apporté que par son figurant au bar.

Ces beaux textes auraient mérité une plus grande interprétation surtout avec Edouard Baer et pas un simple récit qui endort sur la fin.

Dommage.