Critiques pour l'événement Le Poisson Belge
18 nov. 2015
7/10
258
Une belle découverte que cette pièce, qui met bien trop de temps à démarrer, parvient ensuite à nous entraîner dans cette belle histoire, mais laisse au final au spectateur comme un goût d'inachevé.

Le texte de Léonore Confino est à la fois comique et onirique, et sa plume berce littéralement la pièce. Mais certains passages trop expliqués enlèvent un peu de subtilité à son écriture, alors que ce qu'elle laisse voir entre les lignes est bien plus touchant et percutant.

Le jeu des acteurs est assez inégal. Géraldine Martineau est incroyable de justesse, d'énergie et de délicatesse. Sa prestation sur le monologue de ses parents est à couper le souffle. A ses côtés, Marc Lavoine peine à convaincre, à côté de son personnage et souvent à court de voix.

La mise en scène de Catherine Schaub est sobre, avec un décor qui met en valeur la dimension poétique de la pièce, et des déplacements soignés. Les virgules musicales sont assez présentes, et il s'en est fallu de peu pour qu'elles deviennent envahissantes.
28 oct. 2015
6,5/10
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Je suis allée voir la pièce Le Poisson Belge car j'apprécie énormément Marc Lavoine. Erreur de ma part, j'ai eu du mal au début à entrer dans la pièce car je sentais Marc Lavoine mal à l'aise, transpirant beaucoup dès le commencement. Heureusement le jeu de Géraldine Martineau m'a aidée à oublier le Marc que l'on connaît. Elle est excellente, vraiment bravo. Il y avait des moments drôles et des tirades exceptionnelles. Géraldine Martineau a été brillante.
21 oct. 2015
5/10
404
Le théâtre est une expérience et chacun y assiste avec ce qu’il est.
Avec ce je suis, cette semaine j’ai vu Le poisson belge et j'ai détesté. Profondément.
La salle était glaciale. Quelques rires épars, aucune émotion. D’ailleurs la voix des comédiens ne trompent pas. L’un et l’autre, à côté, d’eux-même, de l’intériorité de leur personnage.

Le texte ? Imbécile. Qui s'adresse à nous comme si nous étions des enfants incapables de supporter la perte, le handicap, la différence, le féminin en tout homme, le réel, comme si de tout cela nous ne pouvions que rire et être gênés. La pièce, une fable me dit-on, donne, pour conclure l’impression d’être une vaine tentative de réparation du monde, de ses aspérités, de ses difficultés mais elle n’éclaire pas, bien au contraire.
On en sort abrutis, presque en colère.