Critiques pour l'événement Le Muguet de Noël, avec Frédéric Bouraly
6 mars 2020
6/10
7
Mais que diable allaient ils faire dans cette galère ?!

Un démarrage plutôt convaincant, où les deux complices, Astier et Bouraly, nous amusent et nous intriguent.

Malheureusement, très vite, le soufflé retombe et refroidit carrément.
Les bons mots ne suffisent plus, et malgré une fin qui sauve l'ensemble, il n'y a rien de plus sur scène qu'une histoire aussi invraisemblable ..... que du muguet à Noël !
17 févr. 2020
10/10
13
Mesdames, Messieurs,

Quoique vous fassiez actuellement, je réclame quelques secondes votre attention pour une annonce de la plus haute importance. Prêts ? Tenez-vous bien … non mieux que ça. Se joue actuellement à Paris, au théâtre Montparnasse, LA comédie de l’année. Celle que vous ne pouvez pas laisser passer. Celle que vous devez absolument voir. ABSOLUMENT !!!

J’ai nommé : Le Muguet de Noël.

Voilà, c’est dit. Vous pouvez reprendre vos activités. Rendez-vous au Montparnasse …

-Ah non ! C’est un peu court jeune homme … Sur cette pièce, on pouvait dire, ô Dieu, bien des choses en somme !

D’accord. Alors je vais détailler mon propos. Et quelle plus belle manière de vous parler de cette pièce, de son histoire, de son intrigue, de ses comédiens qu’en se tapant l’affiche. Pardon ? Oui, je vais parler de l’affiche. Il n’y a pas d’erreur de ma part. Regardez l’affiche … non pas l’image, le texte. Tout est dit. Vous ne voyez pas la mention « pièce incontournable » inscrite ? Non ? Pourtant, elle saute aux yeux !

Juste en dessous du titre. « De Sébastien Blanc et Nicolas Poiret ». Certainement deux des plus belles plumes de la scène parisienne actuelle. Ces deux auteurs avaient déjà signé Deux mensonges et une vérité et avait laissé transparaître au spectateur un talent très prometteur. Essai transformé avec Le muguet de Noël. Le texte est d’une qualité à se lécher les doigts après avoir dégusté chaque réplique. C’est drôle, sans vulgarité. Maîtres de « l’arroseur arrosé », Sébastien Blanc et Nicolas Poiret nous offre une histoire à multiple rebondissements et quiproquos en série tous plus hilarants les uns que les autres.

Toujours sur l’affiche, mais une ligne en dessous : « mise en scène Jean-Luc Moreau ». Que du bonheur. La pièce s’enchaîne à un rythme d’enfer. Pas le temps de souffler … juste de rire.

Hop, remontons sur le haut … et là … là. Un extase absolu : « Lionnel Astier, Frédéric Bouraly, Jean-Luc Porraz et Alexie Ribes ». Alexie Ribes, merveilleuse dans son rôle de fille aussi provocante qu’intelligente. Jean-Luc Porraz, talentueux et qui surprend son monde. Lionnel Astier à mourir de rire dans son personnage de grande gueule pas si courageux que ça. Et enfin, Frédéric Bouraly, juste parfait. Au théâtre, il y a des comédiens que je vais voir les yeux fermés. Charles Templon ou Hugo Becker sont de ceux-là. Frédéric Bouraly, tout autant. Pour moi, il fait partie de ces comédiens avec lesquels on aimerait boire un café juste pour l’écouter parler. Monsieur Bouraly, j’ose vous l’avouer : je suis fan !

Achevons ce tableau en disant un mot sur le très beau décor imaginé par Catherine Bluwal. Élégant et parfaitement dans le ton de la pièce. Il contribue incontestablement à l’ambiance.

Inutile d’en rajouter, vous l’aurez compris, Le Muguet de Noël s’impose. En famille ou entre amis, cette pièce vaut la peine d’être vue. Alors vous allez me dire : « Mais pourquoi un muguet à Noël ? » … Ça, pour le savoir, il faut aller voir la pièce.

Rendez-vous au Théâtre Montparnasse !
13 févr. 2020
7,5/10
7
Un père angoisse toujours quand sa fille lui annonce qu’elle veut lui présenter son bien aimé…François (Lionel Astier) va nous en livrer la preuve hilarante mais il sait qu’il peut compter sur le soutien moral sans faille de son meilleur ami Pierre (Frédéric Bouraly) qui a été victime d’un incendie de son domicile avec son chat Minou. Ils ont trouvé refuge chez François. Quand Marion sa fille arrive avec son fiancé Serge, le choc est dur à encaisser pour François car Serge n’est pas un inconnu… Marion a quelques comptes à régler avec son père qui est déjà intervenu plusieurs fois dans sa vie amoureuse et avec son Serge, elle a trouvé une vengeance bien sentie.

C’est avec un réel plaisir que nous retrouvons les compères Lionnel Astier et Frédéric Bouraly dans cette comédie familiale écrite par le duo de choc Nicolas Poiret et Sébastien Blanc qui a déjà sévi la saison passée avec l’excellent ‘deux mensonges et une vérité ’et avec toujours Jean Luc Moreau à la mise en scène : on ne change pas une équipe qui gagne !

Voilà donc une belle brochette qui nous propose une soirée très plaisante où nous rions souvent :

Jean-Luc Moreau, assisté de Nell Darmouni, dirige les quatre comédiens avec son talent naturel dans une mise en scène menée tambour battant. Le secret d’une comédie réussie est bien connu par Jean Luc Moreau c’est d’enchainer à bon rythme les rebondissements sans temps mort et il nous en fait une belle démonstration. On n’a pas l’occasion de s’ennuyer une seule fois !
Le décor de Catherine Bluwal est parfait pour cette comédie et les lumières de Jacques Rouveyrollis complètent ce joli tableau.

Parlons des quatre protagonistes qui s’affrontent sur scène :

Lionnel Astier en père possessif et dépassé est parfait, j’ai vraiment beaucoup ri et Frédéric Bouraly est exceptionnel quand il raconte sa vie. Jean-Luc Porraz est le gendre surprenant qui n’est pas tout à fait celui auquel on pense. Alexie Ribe apporte la touche féminine vengeresse qui complète ce tableau.
Pour passer une bonne soirée, voilà une pièce hautement recommandable.
7 févr. 2020
8,5/10
3
Quel papa n’est pas dans tous ses états lorsqu’il doit rencontrer son futur gendre… François va nous en faire une démonstration savoureuse, par chance il peut compter sur Pierre son ami, chômeur, dont l’appartement est parti en fumée, qui débarque avec Minou chez François. Ce dernier parle au téléphone avec Gilles son collègue, et démolit la nouvelle lubie de leur patron, qui tient à vendre des pots de muguet à la place du traditionnel sapin pour Noël !

Mais quelle ne va pas être leur surprise en découvrant l’identité du fiancé, on sent très vite les coups bas et les petites vengeances mesquines, des scènes à mourir de rire : la demande en mariage, l’apéro-dinatoire, le récit de l’incendie de l’appartement, Pierre tentant de dissuader sa filleule Marion de se marier, et une fin inattendue !

Histoire d’amitié, les auteurs Sébastien Blanc et Nicolas Poiret nous ont déjà régalé avec “Deux mensonges une vérité”, le duo Astier/Bouraly fonctionne à merveille ! Jean-Luc Porraz est irrésistible dans le rôle du fiancé, et Alexie Ribes apporte la note de fraîcheur et de féminité. Jean-Luc Moreau signe une mise en scène efficace, en voilà bien un qui a le sens de la comédie !
7 févr. 2020
9,5/10
4
Lionnel Astier, Frédéric Bouraly, Alexie Ribes et Jean-Luc Porraz semblent s'amuser énormément dans cette excellente comédie aux dialogues percutants et à l'énergie soutenue.

La salle rit, de bon coeur et beaucoup en suivant l'histoire à la fois originale et traditionnelle de cet excellent boulevard qui tient ses promesses : nous divertir en se moquant gentiment de quelques travers humains que nous connaissons bien... Il sent très bon ce muguet !
8/10
2
... Un spectacle de « boulevard moderne » drôle et bien léché que cette comédie où le texte est roi, la saillie reine et l’interprétation princesse.
6 févr. 2020
10/10
2
« Le muguet de Noël » de Sébastien Blanc & Nicolas Poiret au théâtre Montparnasse dans une mise en scène de Jean-Luc Moreau est leur nouvelle partition écrite à quatre mains d’une variation très gaie et très colorée d’une symphonie familiale.

Nos nouveaux Bricaire & Lasaygues ou Barillet & Grédy ont récidivé dans un délicieux bonheur avec leur troisième comédie : notre duo au talent confirmé s’impose sur les boulevards.

Un théâtre pour divertir tout en laissant passer des messages, telle est leur écriture très complice qu’ils nous proposent désormais.

On ne change pas une équipe qui gagne. Ils ont changé de trottoir pour présenter leur nouvelle comédie mais ont gardé leur metteur en scène Jean-Luc Moreau. Ils forment un trio aux codes de la comédie parfaitement rodés.
Ils ont gardé aussi la complicité qui unit Lionnel Astier et Frédéric Bouraly précédemment dans « Deux mensonges et une vérité » qui remporta un vif succès la saison dernière : deux duos qui se ressemblent…étrangement…de là à penser que nos deux auteurs ont glissé dans les dialogues de nos deux héros leurs délires, il n’y a qu’un pas…

François, la cinquantaine épanouie, directeur dans une entreprise de fleuristerie, reçoit dans son appartement sa fille Marion, à la beauté fatale, qui doit lui présenter le nouvel amour de sa vie.
Les précédents ayant été renvoyés manu militari par son père, très sélectif sur la vision de son futur gendre. Il n’ose même pas penser à la progéniture qui le ferait basculer dans un autre monde : celui de grand-père ! Il n’est pas prêt !
Vous connaissez le vieil adage qui dit que la vengeance est un plat qui se mange froid, eh bien vous n’allez pas être déçus avec ce que les auteurs vous ont réservés : ce sont les rois de la manipulation dans un labyrinthe machiavélique.
Pour pimenter un peu l’intrigue, François pendant qu’il se prépare, reçoit son meilleur ami Pierre, certes sur lequel il ne bâtira pas son avenir mais il accepte de l’héberger temporairement, ce dernier ayant vu son appartement partir en flammes. Pour noircir le tableau, ce dernier a vu s’éloigner sa femme au Groenland pour une mission, il se sent bien seul, d’autant plus qu’il recherche du travail ! Une scène ubuesque qui vous emportera dans les rires.
Pour clore le chapitre des invités de la soirée, de ce quatuor réjouissant, se présente Serge, le prétendant, qui n’est autre, à la grande surprise de François, que son patron : un poste qu’il miroitait. Plus exactement le fils de feu son patron qui n’était déjà pas une flèche, mais alors là le fils remporte tous les prix.
Pensez donc, il a eu l’idée brillante de remplacer le sapin de Noël par du muguet pour doper les ventes et être créatif : 16 tonnes de muguet vont être livrées incessamment sous peu dans les entrepôts…
Et c’est là que vous allez voir à quel point nos deux auteurs ne sont pas en manque d’imagination. Ils ont l’art et la manière pour que tout ce petit monde se manipule les uns les autres, afin que chacun arrive à ses fins et tire son épingle du jeu, naturellement pour en sortir vainqueur.
Cela n’est pas sans compter toutes les petites vacheries, tous les bâtons dans les roues, que chacun va s’employer à lancer au détour d’une réplique ravageuse à « son adversaire », « son concurrent ».

Nicolas Poiret et Sébastien Blanc ont construit une comédie sur un drame, des drames, et c’est cela qui fait beaucoup rire.
Ils ont l’intelligence du rire avec leurs comédies bien écrites, bien ficelées, aux dialogues ciselés.
Ce soir, deux histoires qui s’entremêlent pour arriver au final à admirer un tableau explosif sur fond d’amitié avec toutes les facettes, les touches qui le dépeignent.

Dans un magnifique décor de Catherine Bluwal assistée de Julie Wassef, éclairé par la belle patte de Jacques Rouveyrollis assisté de Jessica Duclos, Jean-Luc Moreau assisté de Nell Darmouni a dirigé ces quatre comédiens de main de maître sans les laisser reprendre leur souffle : le rythme, le moteur indispensable pour réussir une comédie. La comédie n’a plus de secret pour lui depuis longtemps, il nous en donne une fois de plus la preuve.

C’est avec un plaisir non dissimulé que nous retrouvons, habillés par Cécile Dulac, nos deux compères Lionnel Astier, François (inénarrable dans Kaamelott) et Frédéric Bouraly, Pierre (notre José national) à la complicité indestructible. Une amitié à la ville comme sur les planches qui transpire vaillamment sur scène. Un clin d’œil leur suffit pour enclencher la bonne réaction au bon moment.
Ils sont entourés par Alexie Ribes dans le rôle de Marion. Une fille qui tient la dragée haute à son père et qui a plus d’un tour dans son sac. Son air malicieux fait tourner la tête à son père qui a bien du mal à lui refuser ses folies. Son nouvel amour Serge est joué tout en finesse par Jean-Luc Porraz, un « gendre » qui n’est peut-être pas aussi neuneu qu’il pourrait bien le laisser supposer.

Tout ce petit monde va jouer carte sur table pour notre plus grand plaisir et déclencher les rires, à leur insu, allez savoir…
1 févr. 2020
7,5/10
5
Un décor soigné, une mise en scène et des acteurs de qualité.

Le texte m'a plu également, bien que certaines tirades trop longues de F. Bouraly et de L. Astier nuisent au rythme du spectacle.

A. Ribes sait toujours se servir de ses charmes...

Au final, j'ai bien ri malgré quelques longueurs et c'était le principal !