Critiques pour l'événement Le Jeu de l'amour et du Hasard (avec Vincent Dedienne)
24 avr. 2019
7,5/10
1
Vue le 21.03.2018 au théâtre de la Porte St Martin

Bon moment mais la performance des comédiens reste très inégale.
20 avr. 2018
6/10
28
Je voulais voir la pièce nommée aux molières cette année et voir les performances de Vincent Dedienne et Laure Calamy nommés eux aussi.

Je n’ai pas été transportée par cette pièce, certes la mise en scène et les décors sont originaux et le violoncelle apporte un plus mais beaucoup de moments m’ont ennuyés surtout les dialogues entre les maîtres.
12 avr. 2018
7,5/10
10
C'est la première fois que je vais voir cette pièce de Marivaux, je ne peux donc pas comparer avec les autres mises en scènes anterieures.
Le ravissant décor nous est présenté avant même le debut de la pièce puisqu'il n'y a pas de rideau !
La mise en scène est assez classique, mais avec de petites pointes de folies et les dialogues sont beaux, fluides, aussi anciens que modernes, toute la magie de ces auteurs de pièces devenues intemporelles.
Quant au jeu des acteurs, certains sont moins convaincants que d'autres, mais mention spéciale pour Vincent Dedienne qui a un jeu, un ton très personnel, très drôles. Laure Calamy est également excellente.
On passe un très bon moment, un classique du théâtre à voir ou revoir.
1 avr. 2018
8,5/10
74
Le jeu de l'amour et du hasard représentée pour la première fois en 1730 est une des pièces les plus connues et les plus jouées de Marivaux.
Silvia doit épouser Dorante, ils ne se connaissent pas.
En accord avec son père Monsieur Orgon, elle décide d'échanger son rôle avec sa servante Lisette afin de pouvoir découvrir son futur époux. Celui ci à la même idée, et fait le même échange sous le nom de Bourguignon avec son valet Arlequin.
C'est donc sous une fausse identité, que les quatre personnages vont évoluer au fil de la pièce, les maîtres devenant valets et vice versa sous l'oeil bienveillant de Mr Orgon père de Silvia qui est au courant de la ruse.
Jouant avec l'amour et le hasard, Lisette et Arlequin tombent amoureux, ainsi que Dorante de celle qu'il pense toujours être servante et il finira par lui révéler le stratagème.
Silvia feint alors d'être courtisée par Mario en réalité son frère pour l'éprouver au risque de le perdre.
Finalement tout rentrera dans l'ordre, chacun des protagonistes reprendra son statut Silvia épousera Dorante et Lisette Arlequin.
En entrant dans la salle, on est surpris et ébloui par l'imposant décor de Goury représentant un jardin fait de structures en bois et de plantes vertes.
C'est dans ce cadre que vont évoluer les comédiens.
Si Laure Calamy (Lisette) et Vincent Dedienne (Arlequin) tous deux épatants, se taillent la part du lion, Clotilde Hesme et Nicolas Maury respectivement Silvia et Dorante ne déméritent pas. Il faut citer aussi Alain Pralon (Mr Orgon), Cyrille Thouvenin (Mario), Arthur Gomez et 2 musiciennes en alternance Camille Gueirard ou Verene Westphal.
On est heureux de voir que la mise en scène ici est au service du texte (et pas le contraire)
Celle de Catherine Hiégel certes très classique est réussie, et les comédiens sont TOUS excellents. Si j'insiste sur tous c'est que j'ai lu ici et là des critiques virulentes sur Nicolas Maury.
Silvia dit au début de la pièce en parlant de Dorante et d'Arlequin qu'aucun n'avait l'air à sa place.
Si le jeu de Vincent Dedienne est très exubérant, celui de Nicolas Maury est toujours un peu décalé, je l'ai trouvé excellent car le personnage qu'il joue est il à l'aise dans le rôle de sont valet ?
En conclusion, un grand classique servi par une belle mise en scène et de très bons comédiens, toutes les raisons sont réunies pour y aller.
11 mars 2018
9/10
18
Le jeu, l'amour, le hasard.
La scène est une architecture tout en volume, sorte de pièce "dé"montée. La construction pourtant est légère, matrimoniale ludique sur un texte presque légendaire, bien sûr.
La lumière des expressions de C. Helme, ses vibrations brillantes et radieuses, la magie talentueuse de Vincent Dedienne, elfique, et le Punch émotif de Laure Calamy donnent un relief très précis à ce qui se passe.
Pas de point faible à mon sens à part l'architecture de la salle qui m'a privé de la partie supérieure gauche de la scène, c'est ainsi.

Vive le hasard du jeu, la précision de l'amour et vice versa...
9 mars 2018
8,5/10
16
J'avais déjà une certaine affection pour cette pièce et Marivaux et je n'ai pas été déçue. Tous les acteurs sont parfaits, on peut même voir dans l'interprétation de Silvia une crise de la quarantaine, le texte n'a pas pris une ride.
Tout l'humour et l'espièglerie de la pièce sont là et pas besoin d'être un initié pour prendre du plaisir ! De véritables trouvailles au niveau de la mise en scène et du décor, le duo Dedienne/Calamy fonctionne à merveille, j'ai beaucoup ri et j'ai passé un très bon moment !
8 mars 2018
8/10
12
Deux futurs, promis l’un à l’autre et inquiets pour leur mariage. Dotés de pères compréhensifs, les deux mettent en place le stratagème de se travestir en valet pour pouvoir s’observer l’un l’autre… Et se rencontrent ainsi sans le savoir dans l’erreur de leur fausse position sociale. S’aimeront-ils, ainsi relégués au rang de valet ? Marivaudage s’il en est un, « Le jeu de l’amour et du hasard » est un jeu de dupe et une comédie sociale.

Après les femmes savantes de Molière, Catherine Hiegel nous offre une mise en scène encore une fois classique et esthétique dont elle a le secret. C’est beau, les déplacements bien chorégraphiés et les comédiens bien dirigés sonnent clair dans la finesse et le rire. Les costumes (de Renato Bianchi) et le décor (Goury) sont magnifiques. Dans cette belle partition, les femmes dominent à nouveau- comme dans les femmes savantes.

En effet, dans le couple des bourgeois, Silvia (Clotilde Hesme) paraît capricieuse et têtue et malmène son pauvre prétendant. Dorante, dindon de la farce, est dupé jusqu'à la fin. Tiraillé entre devoir et amour, il est le personnage tragique de cette comédie ; rôle difficile que Nicolas Maury investi, tantôt gauche tantôt impatient. Silvia, elle, jubile, badine, soupire, réclame, doute, ordonne… Un vrai petit tyran dont le trait forcé juste ce qu’il faut devient bien amusant.

Du côté des valets, Vincent Dedienne en revanche n’est pas exceptionnel. Il est moins drôle dans ce rôle que lorsqu’il parle en son nom à la télévision. Il n’incarne pas son rôle de valet avec toute la force et l’agilité de sa compère Laure Calamy qui, elle, rayonne. C’est Lisette la reine de cette pièce et Laure Calamy prend un plaisir non dissimulé à la jouer et à nous faire rire. Nous sommes grâce à elle dans de la vraie comédie joyeuse et drôle qui n'a pas peur de la farce et du ridicule. Sans oublier les personnages secondaires : Alain Pralon dans le rôle du père attendri pardonnant aux jeunes gens tous leurs caprices et le frère (Cyrille Thouvenin) qui vient rajouter juste ce qu’il faut de drôlerie à la situation.

Tout cela est bien calme et bien gentil, j'en conviens. Mais toujours soucieuse de l’accessibilité du théâtre au jeune public (surtout pour les classiques), j’ai tendance à penser que si ces têtes d’affiche talentueuses (je répète: ta-len-tu-eu-ses), plus connues à la télévision ou au cinéma que sur scène, permettent d’amener au théâtre des générations plus friandes de série… Je dis « hourra » !
24 févr. 2018
7,5/10
13
Quoi de mieux qu’une rencontre entre Catherine Hiegel (l'expérience, la rigueur, le classicisme, le grain de folie, idéale pour monter un classique) et une jeune garde de comédiens tous frais (branchés certes mais si talentueux) ?
Rien.
Ça marche du feu de dieu.
Laure Calamy est ma - gis - tra - le !
28 janv. 2018
9/10
57
Près de 300 ans et toujours jeune ! Quelle jolie pièce où les valets sont l'atout maître...!

Bravo Madame Hiegel pour la mise en scène excellente. Le décor est splendide.
Ni le texte, ni le scénario n'ont vieilli, et peut en apprendre à bien des pièces actuelles.
Félicitations tout particulièrement aux 2 valets pétillants, et aux père et frère. Vincent Devienne est éclatant, épatant.

Cette pièce est un bon moment de théâtre à ne pas manquer.
27 janv. 2018
8/10
55
J'ai adoré !

La mise en scène classique mais pas poussiéreuse, avec une bonne touche d'humour grâce à Laure Calamy et Vincent Dedienne qui sont absolument délicieux en Lisette et Arlequin.
20 janv. 2018
7/10
45
Disons qu’il s’agit ni plus moins du Jeu de l’amour et du hasard. L’ami qui m’accompagnait ce soir-là était ravi, amoureux des marivaudages qu’il est.

Pour ma part, je ressens maintenant le besoin de voir autre chose qu’une adaptation sage et polie d’une pièce classique. Les représentations viennent à peine de commencer, donc peut-être qu’ils ont besoin encore de quelques petits réglages, voire de resserrer, de mieux rythmer certaines scènes, car cela a tendance à ronronner. On attend avec impatience les scènes avec la divine Laure Calamy et le truculent Vincent Dedienne pour que le rythme s’emballe et nous fasse franchement rire. Cela dit, je n’ai pas boudé mon plaisir de revoir l’intelligence de jeu de Clotilde Hesme et la sensibilité à fleur de peau de Nicolas Maury, même si j’aurais plus de réserves pour ce dernier dans ce contre-emploi. Je m’en voudrais (oui, je suis comme ça) de ne pas citer les impeccables Alain Pralon et Cyrille Thouvenin. En revanche, nulle trace des noms du figurant ou de la violoncelliste présents également sur scène, il faudra qu’on me dise…

Pour conclure, Marivaux reste Marivaux et pour qui aime sa langue (façon de parler, je ne connais pas son goût ) et son écriture et pour qui ne s’en lasse pas, on en ressort comblé. Pour les autres (dont moi)…

Ps : Ça résonne quand même pas mal quand les acteurs jouent.

Pps : Va falloir travailler le ventre, Monsieur Dedienne, quand vous criez. On a mal pour vos cordes vocales (appelez-moi le Coach)
19 janv. 2018
8/10
84
Ba non, je ne vais pas être aussi dure que mes camarades critiques au Balcon, j'ai juste apprécié ma soirée et je suis ressortie heureuse, ragaillardie.

J'ai adoré les décors qui utilisent tout l'espace scénique, fond de scène et cintres compris. J'ai trouvé ce décor très beau, très impressionnant. Evidemment classique, mais tellement esthétique. J'avoue préférer ça aux décors minimalistes gris froids et lugubres, comme c'est souvent la mode.

Mise en scène simple et classique aussi mais pleine d'entrain et de panache.
Côté comédiens j'ai comme tous été conquise par Laure Calamy, Vincent Dedienne mais aussi Alain Pralon qui exécute parfaitement le père avec beaucoup de tendresse.
Extrêmement gênée moi aussi par Nicolas Maury. Grosse erreur de casting. Tant dans l'apparence que dans son jeu. Rien n'y est. Cherche-t-il à cacher sa préciosité sous un aspect froid, désagréable, austère ? Gros gros problème pour lui avec ce texte qui devrait être une partition finement jouée.
Clotilde Hesme, larmoyante avec les yeux qui partent dans tous les sens m'a crispée.

Mais bon, malgré ça j'ai passé une excellente soirée. Hiegel sert parfaitement Marivaux.
19 janv. 2018
7,5/10
45
Le jeu de l’amour et du hasard met en scène deux jeunes couples. Silvia, fille d’Orgon, doit se marier avec Dorante. Mais elle appréhende ce mariage qui pourrait se faire alors qu’elle ne connaît encore mal son mari. Soucieuse de son bonheur, elle propose alors à son père l’arrangement suivant : pour mieux découvrir Dorante, elle veut l’accueillir sous le déguisement de sa coiffeuse, Lisette. Cela lui permettra de pouvoir observer son promis à sa guise sans faux semblants. Ce qu’elle ne sait pas, c’est que de son côté, Dorante aura eu la même idée, et se présente alors dans la maison sous le nom de Bourguignon, ayant laissant son bel habit à son valet, Arlequin, qui prend sa place.

Voilà une bien jolie pièce de théâtre dans le théâtre que ce Jeu de l’amour et du hasard – d’ailleurs, pour nous le rappeler, la servante est installée sur la scène lorsque les spectateurs arrivent. Cela donne le ton à la mise en scène de Catherine Hiegel : tout du long, un petit aspect pédagogique se fera ressentir. L’intention est louable : en effet, la salle semblait très hétérogène, et nombreux étaient les spectateurs qui découvraient le texte. Ayant anticipé son public, Hiegel propose une mise en scène un peu longue au démarrage, posant son histoire de la manière la plus claire possible, et les rires qui ponctuent les révélations sur le double jeu qui va s’opérer montre qu’elle avait vu juste.

Cependant, le spectacle va peu à peu prendre ses marques et se laisser porter par le texte de Marivaux. La mise en scène restera sage, s’appuyant fortement sur la partition et les comédiens qui sont réunis sur scène. Et il y a du niveau : quel ravissement infini que de découvrir Vincent Dedienne. Outre son talent comique, dont je me doutais – le nom de l’acteur étant pour moi fortement lié au one-man show – il est un excellent comédien et sa formation classique n’est pas à mettre en doute : son Arlequin est léger et drôle, toujours naturel, jamais cabot. Son entrée amène une belle respiration dans ce début de pièce un peu lourd et la prouesse se renouvellera à chaque fois, si bien qu’on se retrouvera toujours à attendre son retour sur scène.

Il faut dire qu’il trouve en Laure Calamy une partenaire idéale : passionnée, le regard vif, elle a un rire franc et contagieux sans jamais tomber dans l’hystérie. J’ai découvert la comédienne dans la série Dix pour cent et je suis absolument ravie de l’avoir retrouvée sur scène, où elle est tout aussi à l’aise : son port élégant ne jure aucunement avec son air malin et sa Lisette est à la fois piquante et attachante. Le duo formé par les deux valets soulève aisément les rires de la salle, sans jamais forcer le trait. C’est un plaisir également que de retrouver Alain Pralon, dont le regard paternel attendri, fin et malicieux, amène un peu de raison face à ces jeunes gens très impulsifs.

Malheureusement, je ne peux passer à côté d’une erreur de distribution aux lourdes conséquences : pourquoi Catherine Hiegel a-t-elle choisi Nicolas Maury pour incarner Dorante ? La question reste entière. Il ne semble pas du tout heureux d’être sur scène : au contraire, il a l’air mal à l’aise, comme parachuté ici sans son accord. Le comédien, que j’ai également découvert dans Dix pour cent, semble composer ici le même personnage que dans la série : un peu triste, un peu renfrogné, l’air maussade, le visage fermé, on ne croit pas à une minute à ce Dorante mal élevé. Lorsqu’il entre pour la première fois en scène sous le déguisement de son valet, on en vient à se demander si l’on a bien suivi le cours des choses et si le personnage qui entre n’est finalement pas le véritable valet qu’on découvre : finalement, c’est un Arlequin, serviteur d’aucun maître qui nous est proposé, et le manque du personnage de Dorante se fait vraiment sentir tout au long du spectacle. En effet, la lourdeur du personnage en vient à peser sur la pauvre Silvia, dont on ne peut s’imaginer une seule seconde qu’elle tombe amoureuse de cet être peu recommandable. Pour combler le décalage, Clothilde Hesme se voit obliger de légèrement surjouer, ce qui est dommage car on la sent bien plus libre dans les scènes sans son boulet. Il aurait fallu faire l’échange avec Cyrille Thouvenin, coquin Mario qui, lui, semble prendre un vrai plaisir à regarder le jeu se mener…
18 janv. 2018
4,5/10
71
Quelle déception !

Tout était pourtant réuni pour que cela soit formidable, Marivaux, le théâtre de la Porte Saint Martin et sa programmation attirante, Catherine Hiegel à la mise en scène, un casting alléchant, un décor somptueux....

Et bien c'est à peine passable. Et tout le mérite revient aux vers de Marivaux, datant de 1730 !

Clotilde Hesme est transparente, Alain Pralon, quelconque, Nicolas Maury est carrément mauvais.
Seuls Laure Calamy et Vincent Dedienne relèvent un peu le niveau, et encore, en en faisant trop....

Je garde avec plaisir le souvenir du "Jeu de l'amour et du hasard" pétillant et moderne de Salomé Villiers, bien plus réussi, parce que bien moins prétentieux.
17 janv. 2018
5/10
12
Et ... peut mieux faire.
Ayant malheureusement pris des places dans les corbeilles coté jardin, les coulisses se trouvant toutes de ce coté, en plus de la première scène, vous passerez le spectacle sans voir les acteurs.
Passons, soir de première, il faut bien bourrer le Théatre de la Porte St Martin pour rentabiliser les critiques officielles invitées (elles ...).
Clotilde Hesme (Sylvia) est excellente, gracieuse, touchante et simple : elle brille et nous fait ressentir un texte pourtant pas commode. Dedienne est fidèle à lui même et à ses "Que nenni !" qui en font un Arlequin réussi, Laure Calamy complète fort bien ce duo comique de bon augure.
Point noir : Nicolas Maury qui a une diction très très difficile et éclipse l'émotion créée par C. Hesme en un Dorante inaudible et/ou terne.