Critiques pour l'événement Le Crédit
25 mai 2019
4/10
1 0
Un scénario bien faible sans queue ni tête. Des dialogues à l'humour graveleux, grivois et parfois ennuyeux car téléphonés.

Tout tourne alors autour de la qualité des acteurs, qui malheureusement ne parvient pas à compenser la faiblesse scénaristique.

Même pour ceux qui attendent une comédie légère, l'humour n'est pas au rendez-vous.
17 mai 2019
1/10
2 0
Il s’agit d’une arnaque. Extrêmement poussif.
Le texte est vulgaire, sans imagination.

Les comédiens jouent sur leurs réputations, mais on les sent gênés par tant de lourdeur. Ce n’est pas sain pour eux et ils perdent leurs talents pour de biens illusoires profits.

A fuir.
12 mai 2019
1/10
5 0
Pièce indigeante, mélangeant vulgarité populaire, grossièretés inutiles. Si Didier Benureau est excellent à son habitude, son interprétation est teintée de son univers comique habituel. Daniel Russo semble faire le strict minimum et ne pas y croire.
35 minutes à se demander pourquoi l’on est venu ici, aucun sourire à esquisser, la thématique vulgaire de la menace à l’adultère, péniblement vulgaire, épaisse, collante.
Tout ressemble à un sketch mal écrit qui traîne en longueur.
Je me mets en partie à la place des acteurs, votre talent quelqu’il soit ne peut sauver une pièce semblable à un mauvais plat roboratif. Le sentiment d’un pièce pour cachetonner. Une plaie. Les bâillements se succédant aux atterrements, nous avons profité de notre place en bord d’orchestre pour fuir avec soulagement.
5 mai 2019
6,5/10
6 0
Vous connaissiez le huis clos judiciaire, le huis clos policier, voici venir le huis clos bancaire. Le Crédit propose une action exclusivement centrée sur un ping-pong verbal opposant un client et son conseiller clientèle et ne se déroulant qu’en un seul lieu : une banque.

D’accord, je vous entends, ainsi dit, cela ne fait pas très glamour. Soit, mais avouez que faire d’une demande de crédit le thème d’une pièce de théâtre, c’est franchement audacieux.

Pourtant, et très honnêtement sur le papier, rien ne me prédestinait à me rendre à la Gaité Montparnasse sauf … sauf un élément : la curiosité de découvrir les deux comédiens à l’affiche. Daniel Russo et Didier Bénureau. J’avais eu l’occasion de voir ce dernier sur scène dans Le CV de Dieu (pièce à la thématique toute aussi originale que celle-ci). Ce comédien a un univers bien à lui. Un peu barré. On aime ou on n’aime pas … Personnellement, j’avoue être assez fan du personnage. Je n’avais, jusque là, jamais vu Daniel Russo sur scène. Il campe à la perfection le conseiller bancaire. D’ailleurs, il ne faut pas longtemps au public pour se rendre compte qu’une réelle alchimie se crée entre ces deux comédiens. Ils aiment jouer ensemble (allant même jusqu’à poursuivre leurs pitreries lors des saluts) et cela se ressent. Les rôles sont maîtrisés, mais avec ces deux noms pouvait-il en aller autrement, et les comédiens sont parfaits. Plus que le texte, les comédiens sont, pour moi, le vrai ressort comique de cette pièce. Une intonation, une attitude, une mimique, un silence même va bien souvent suffire à faire exploser la salle de rire.

Le bémol, à mes yeux, réside dans l’histoire. Si, l’originalité du sujet suscite l’intrigue, elle constitue aussi son point faible. En effet, l'attention du spectateur s'émousse un peu au fil du temps, non pas en raison des comédiens, mais plutôt d'une impression que parfois l'histoire tourne en rond. Découpé en trois actes, les actes un et trois fonctionnent très bien. En revanche, l’acte deux est trop long et ralentit la dynamique instaurée. Dommage, car le texte est plein de trouvailles. A noter que l’auteur évite l’image trop évidente du méchant banquier contre le gentil client. Fort heureusement, il y a plus de subtilités …

Oui moi aussi je suis restée sur ma faim, j'y suis allée le jour de la première. Je n'ai pas été convaincue, d'autant plus que j'aime beaucoup les deux comédiens.

2
Dimanche 5 mai 2019
3 mai 2019
7,5/10
2 0
L'histoire est assez loufoque.
L’intérêt de la pièce réside (pour moi) dans le stratagème imaginé par Didier Bénureau qui joue son rôle à merveille, mis en valeur par un Daniel Russo à sa place.
On retrouve un peu de l'univers de Bénureau dans cette pièce, avec ses personnages tourmentés. Quelques moments de grâce font rire aux éclats pour qui sait les apprécier.
Belle mise en scène simple.
27 mars 2019
6/10
4 0
Une pièce de boulevard pur jus dans un univers plus original : la banque.

La mécanique nous étonne car l'auteur est allé chercher de l'originalité là où théoriquement on en manque cruellement : une demande de crédit.
C'est la revanche du petit peuple sur les banquiers si suffisants et autoritaires qui décident seuls qui disposera de l'argent.
Là le petit client, avec ses propres moyens limités mais avec intelligence voir fourberie, va prendre le dessus sur ce pouvoir absolu et retourner la situation.
L'absurde dont on aimerait croire provoque les rires. Mais c'est souvent plus lourd que drôle. Très franchouillard.
Il y a des fourberies de Scapin là dedans. Dommage que ça tourne un peu en rond en seconde moitié.
Un peu d'affinage, un petit travail de texte, permettrait de mieux la rythmer et lui donner plus de force. Parce que l'idée est sympathique et originale on aurait aimé qu'elle soit mieux traitée.

Les comédiens sont sympathiques, attachants.

Avec une mise en scène plus... une mise en scène en fait, deux comédiens plus préparés, à qui on aurait demandé d'être plus fins, une 2e partie élaguée parce trop longue, je pense que l'ensemble aurait gagné en légèreté et donc en qualité. Là on a comme un goût de gros bonbon qui colle un peu aux dents...
Maintenant, pour une soirée de boulevard simple, ça fonctionne.
11 févr. 2019
6,5/10
7 0
Un duo qui fonctionne et porte cette pièce comme un impeccable costume pour deux.

Russo incarne à merveille ce banquier droit, sûr de lui, mais dont la confiance va s'émousser petit à petit face à la verve de Bénureau, ce client absurde aux arguments improbables.

Le texte est amusant, et nous tient en haleine sur un échange incongru, comme un bras de fer aux allures de "dîner de cons". La thématique, pas si commune, de l'univers bancaire, est travaillée avec des axes chers au théâtre de boulevard, et ça marche.

La lumière, le décor, la musique, se veulent discrets, pour laisser la part belle à la joute de ces deux comédiens.
Une pièce sympathique et divertissante.
4 févr. 2019
7,5/10
4 0
« Le crédit » de Jordi Galceran, auteur espagnol, au théâtre de la Gaîté Montparnasse dans une mise en scène d’Eric Civanyan nous transporte dans le monde brutal et sans concession de la finance : une pièce sur fond social.

Un conseiller clientèle, comme il en existe beaucoup, aux ordres de sa banque, reçoit un client qui est sur la paille et qui a besoin d’un crédit.
Or ce dernier, selon le conseiller, n’est pas solvable, il ne réunit pas les garanties nécessaires : il ne peut donc lui accorder le crédit demandé.
Bien que ce dernier lui fasse part de ses besoins, de cette nécessité vitale pour sa survie d’obtenir ce crédit en déployant toute une série d’arguments, le conseiller ne plie pas et le reconduit fermement à la porte de son bureau.
C’est alors le couperet de la guillotine tombe d’un coup sec et tranche dans le vif ce dialogue qui devenait inextricable. Le client qui trouve cette décision abusive est pris d’un éclair de génie et fait basculer le rendez-vous à son avantage. L’entretien qui au départ était d’une banalité confondante part en éclats et nous dévoile un enchaînement de situations toutes les plus loufoques les unes que les autres mais qui pourraient, soit dit en passant, bien se matérialiser dans notre monde « réel ».
Vous comprendrez que je ne vous en dirai pas d’avantage au risque de vous dévoiler la solution qui va faire plier le banquier : nous vivons une situation inédite : le client prend le dessus, le pouvoir sur le banquier !

Didier Bénureau, avec son œil rieur, féroce, joue un client déterminé qui crie à l’injustice et qui papillonne sur scène. Il est prêt à tout pour obtenir ce qu’il veut au risque de faire sortir de ses gonds un Daniel Russo, tout en nuances, qui va nous gratifier à l’occasion d’une tirade assez crue, mais comment l’en blâmer en face d’un énergumène comme Didier Bénureau.
D’ailleurs ce dernier se permettra de lui dire : « Le système bancaire va imploser. C’est sûr. Vous êtes tous surendettés jusqu’au cou et vous allez tous couler…Alors lâche-toi ! Donne des crédits à tout le monde ! Les gens vont t’adorer». Une réplique qui fera réfléchir Daniel Russo et qui nous dévoilera une part de sa personnalité que l’on n’a pas souvent l’occasion de voir sur scène : une fragilité, une sensibilité qui le rendent touchant et dévoilent sa part d’humanité.

Cette pièce, créée en 2013 au théâtre Villarroel de Barcelone a été adaptée par Eric Civanyan et comme ce dernier connait bien Daniel Russo pour avoir travaillé à plusieurs reprises avec lui, dont sa dernière pièce « Hier est un autre jour » avec Gérard Loussine, il lui a concocté des répliques qui font mouches, tout autant d’ailleurs que celles dans la bouche de Didier Bénureau.
Ce metteur en scène rompu aux pièces qui demandent de la précision et du rythme a su mettre face à face ces deux fortes personnalités du théâtre.

Jusqu’où serions-nous prêt à aller pour obtenir ce que nous pensons légitime, que ce soit un crédit ou autre chose : la réponse au théâtre de la Gaîté Montparnasse dans une tranche de rires salvatrice.

Encore quelques représentations et le bateau crédit prendra son rythme de croisière…
27 janv. 2019
7/10
7 0
A la Gaité, on y va pour rire de bon coeur et comme d'habitude, j'ai ri !

Un banquier et son client dans un bureau. Le banquier refuse la demande de crédit du client et celui ci va dévoiler un argumentaire particulièrement original pour le faire changer d'avis.

Alors certes il faut dépasser l'argument de départ vraiment peu crédible mais il faut se laisser porter par la bienveillance et prendre cet argument comme un autre pour passer une bonne soirée : Daniel Russo veut camper un banquier droit dans ses bottes qui respecte le règlement à la lettre, face à lui, Didier Bénureau est un client normal mais sans garantie financière et puis il y a son argument magique... et tout bascule ! Pim Pam Padaboum !

Cette comédie grincante proposée par Jordi Galceran est une fantaisie qui permet de retourner une situation qui semblait desespérée pour le client et ça fait du bien au moral.

La mise en scène d'Eric Civanyan évite le piège de laisser en permanence les deux protagonistes face à face assis autour du bureau, ils se lèvent, se tournent autour,... Au début, j'ai trouvé le décor un peu triste et fade mais ça se passe dans une banque où justement tout est triste et fade donc rien à dire.

Les deux compères s'en donnent à coeur joie : Russo qui joue le banquier dur, façon 'la norme, c'est la norme' et qui va péter un plomb magistral ! Bénureau, en face, qui commence sobrement l'entretien et va dérouler un personnage magnifique. L'opposition de genre et de style est très réussie !

Une soirée qui détend dans un contexte morose, c'est toujours ça de pris !
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18 janv. 2019
6,5/10
9 0
L'histoire n'est pas très crédible, et j'ai eu l'impression que l'on tournait un peu en rond avec le texte qui mériterait d'ailleurs quelques coupes pour rendre le tout un peu plus dynamique.

Les acteurs font plaisir à voir et j'ai passé un bon moment.
16 janv. 2019
7,5/10
6 0
Le théâtre de la Gaité porte bien son nom pour avoir programmé « Le crédit », rire garanti.

En effet cette pièce est drôle et drôlement bien interprétée. Même si le sujet n’est pas très crédible on se laisse prendre au jeu. Mais c’est surtout la virtuosité des deux comédiens qui nous transporte dans cette histoire un peu loufoque. C’est toujours un plaisir de voir sur scène Daniel Russo qui, comme le bon vin, se bonifie avec le temps. Il peut jouer tous les rôles avec naturel et une virtuosité époustouflante. Didier Benureau, une espèce de séducteur improbable et surtout insolvable, n’épargne rien à son banquier avec son air désinvolte et narquois.
On passe une bonne soirée à bon compte. Allez-y pour faire une provision de bonne humeur.

J'ai été bien déçue par la pièce, des goûts et des couleurs....

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Jeudi 17 janvier 2019
16 janv. 2019
5/10
17 0
Je me faisais une joie de retrouver Russo et Bénureau, hélas la mayonnaise ne prend pas !

Le texte est d'une pauvreté (le comble pour un crédit !), c'est dommage le sujet n'est pas mauvais.
Il en faut pour tous les goûts certains ont passé une bonne soirée.

Dommage !
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