Critiques pour l'événement L'Avare (Lazarini)
21 févr. 2018
7,5/10
15
L’avare à partir du 30/01, mise en scène de Frédérique Lazarini.

Le décor est assez surprenant. Nous sommes dans le jardin d’Harpagon. Un jardin triste et dénudé, un ou deux arbres morts, des feuilles sèches, ceci évoque bien le cœur aride et égoïste d’Harpagon.
Harpagon, cet homme prêt à sacrifier ses enfants pour accroître son trésor. Mais aussi un homme vieillissant et malade pour lequel nous aurons de la compassion. Un homme qui souhaite goûter au dernier plaisir de la vie en s’offrant la belle Marianne.
Dans un coin du jardin pauvre et assez aride, un vieux coffre en osier attire notre regard. C’est là que se cache le fameux trésor d’Harpagon. Sous nos yeux le trésor sera dérobé, nous en serons complices.
Molière nous embarquent dans cette intrigue pleine de rebondissements. Il nous décrit avec beaucoup de finesse les facettes de l’âme humaine tout en nous amusant.
Cette comédie est toujours à l’ordre du jour, les costumes contemporains et le décor intemporel nous l’illustrent et nous questionnent.
L’avarice, le mensonge, l’autorité, l’oppression, la crainte mais aussi la passion, l’amour, l’espièglerie que de sentiments mêlés et déroutants qui vont par moments déclencher l’orage dans ce jardin !

Emmanuel Dechartre nous dévoile un Harpagon autoritaire et despotique envers ses enfants mais aussi amoureux et attendrissant malgré son avarice.
Frédérique Lazarini interprète Frosine pleine de malice et de flatterie avec brio.
30 nov. 2017
4/10
10
Je suis partie au bout de 30 minutes (sur 2 heures de spectacles), déjà lassée des "trucs" utilisés pour essayer de faire rire le public (et qui m'ont bien évidemment laissée de glace), un peu attristée de voir Emmanuel Dechartre, mal dirigé, cabotiner comme il pouvait en Harpagon, en tout cas énervée devant cet Avare qui essaie de passer en force et qui se casse la figure dès les premières répliques.