Critiques pour l'événement La Garçonnière
29 mai 2018
4,5/10
93 0
Une banalité affligeante pour cette pièce démodée, qui a pour seul mérite de nous montrer à quel point la société a changé en presque 60 ans !

Ce qui, à l'époque et grâce au talent de Billy Wilder était une comédie délicieuse, n'est plus aujourd'hui qu'un mauvais boulevard, qui ne nous fait plus rire !

Seul Guillaume de Tonquédec s'en sort ... et encore !
28 mars 2018
5,5/10
74 0
S'il y avait eu moins de moyens, moins d'effets, moins de tout je pense que j'aurais mis une meilleure note.
Mais là le trop donne la sensation de vouloir cacher le moins.

Le + sont bien sûr des décors importants, imposants mais très beaux. Des costumes bien reproduits. Un nombre important de comédiens.
Les comédiens font le job même si je trouve qu'ils n'apportent pas grand chose. De Tonquédec qui y met un côté faussement naïf intéressant mais manque totalement d'émotion vis à vis de Claire Keim. Claire Keim est mignonnette.

Le moins pour moi c'est le manque d'émotion, le manque de rythme, le manque de direction d'acteur.
Tout est emprunté, attendu, prévisible.
Y'a aussi un vrai problème d'acoustique au Silo à Marseille qui a largement gâché la fête. De Tonquédec absolument inaudible ou l'impression de l'entendre sur une vieille bande de gramophone. Le côté "dans son jus" doit avoir des limites. La scène a des relais micro un peu éloignés qui laissent entendre un souffle important dans les moments de silence ce qui enlève du charme aux moments qui devraient être émouvants, et qui rendent les voix nasillardes et basses pour les comédiens. C'est juste insupportable.

Ça plus l'histoire qui ne laisse aucune part à la surprise tant tout est attendu, je me suis embêtée. Et 2h c'est long quand on s'embête...
19 nov. 2017
7,5/10
99 0
Cette adaptation de l’œuvre de Billy Wilder par Judith Elmaleh et l’infatigable Gérald Sibleyras est une véritable réussite.

D’emblée la musique de George Gershwin nous met dans l’ambiance du New York des années 50. Puis l’exceptionnel et superbe décor d’Edouard Laug nous transporte de « la garçonnière » aux bureaux d’une compagnie d’assurance en passant par l’ascenseur, allant d’une scène à l’autre sans intermède. Baxter, Guillaume de Tonquédec, est excellent en employé de bureau modèle, brave homme au grand cœur à la recherche de reconnaissance et d’une promotion professionnelle. La superbe Claire Keim est la touchante liftière un peu paumée séduite par son infidèle patron, Jean-Pierre Lorit, qui profite de sa position pour abuser de ses charmes.

Mais à la fin de l’histoire, l’amour l’emportera-t-il sur l’ambition et le carriérisme de Baxter ? L’interprétation remarquable des douze comédiens augure de la réussite certaine de cette comédie romantique.
10 juil. 2017
6,5/10
109 0
Pari réussi ! Car c'en était un ! Très casse gueule d'adapter de de monter cette pièce !

Un bravo au chef d'orchestre de cette immense machine, monsieur José Paul ! Scénographie magnifique, direction d'acteurs parfaite ! Les trois acteurs principaux sont excellents comme les autres. Le plus plus réservés dirons que c'est du grand théâtre bourgeois ! C'est vrai mais il faut que ce soit grand .... il y a 1100 places au théâtre de Paris ... et au moins 10 personnes sur scène ! Ne soyons pas bégueules. Si ça se reprend, allez y ! Vous en aurez pour vos euros... et surtout vous passerez une belle soirée.
22 mai 2017
8/10
125 0
Cette adaptation de l’œuvre de Billy Wilder par Judith Elmaleh et l’infatigable Gérald Sibleyras est une véritable réussite. D’emblée la musique de George Gershwin nous met dans l’ambiance du New York des années 50. Puis l’exceptionnel et superbe décor d’Edouard Laug nous transporte de « la garçonnière » aux bureaux d’une compagnie d’assurance en passant par l’ascenseur, allant d’une scène à l’autre sans intermède.

Baxter, Guillaume de Tonquédec, est excellent en employé de bureau modèle, brave homme au grand cœur à la recherche de reconnaissance et d’une promotion professionnelle. La superbe Claire Keim est la touchante liftière un peu paumée séduite par son infidèle patron, Jean-Pierre Lorit, qui profite de sa position pour abuser de ses charmes. Mais à la fin de l’histoire, l’amour l’emportera-t-il sur l’ambition et le carriérisme de Baxter ? L’interprétation remarquable des douze comédiens augure de la réussite certaine de cette comédie romantique.
16 mai 2017
8/10
96 0
Je n'étais pas emballée par cette Garçonnière, connaissant le film de Billy Wilder, réalisé en 1960 avec Jack Lemmon, Shirley MacLaine, multioscarisé, et je craignais d'être déçue.

Et puis l'Amérique des années soixante me semble si loin de nos préoccupations .... mais l'annonce des pièces retenues pour les Molières m'a obligée à sortir de ma réserve car je me fais un point d'honneur à en voir le maximum avant de donner un avis.
Nous sommes dans l’Amérique des années 50, celle des grattes-ciel et du rêve américain triomphant. Monsieur Baxter, un "petit employé de bureau" dans une importante compagnie d’assurances, prête régulièrement son appartement à ses supérieurs hiérarchiques qui s’en servent comme garçonnière. Ils lui promettent en remerciement une promotion qui n’arrive jamais. M. Sheldrake, le grand patron, s’aperçoit du manège et demande à Baxter de lui prêter l’appartement pour y emmener sa maîtresse, mais il exige d’être dorénavant le seul à en profiter. Shelkdrake est un mari et un père respectable, il a besoin de discrétion. Baxter accepte, il monte en grade de façon spectaculaire. Mais lorsque qu'il comprend que Sheldrake y emmène celle qu’il aime, mademoiselle Novak, Baxter est face à un dilemme : renoncer à son amour, ou à sa carrière.

J'avais entendu un débat passionné sur France Inter, les uns étant pour, les autres radicalement contre. Il était essentiel de me faire ma propre opinion. Elle est partagée.

10 sur 10 sans contestation aucune pour le décor, évoquant superbement Manhattan, les costumes, la distribution, l'interprétation, la musique ... Alors qu'est-ce qui cloche ? Le sujet. Cette fable machiste célébrant les frasques des cols blancs consommant la chair fraiche jusqu'à plus faim ... on l'a assez entendue et je dirai que le plus choquant a été de constater que le public féminin pouvait autant rire de bon coeur et avec complaisance à des comportements qui ne devraient plus exister.

Réussir parce qu'on couche ou parce qu'on aide son patron à organiser ses escapades adultère n'est pas du tout drôle en soi et ne peut provoquer en moi la nostalgie des sixties.

Certaines répliques ne peuvent plus être anodines et on mesure le harcèlement dont les femmes sont l'objet. Certes, la fin est "morale" puisque la jouissance élevée au rang de la normalité sera punie et que l'amour triomphera mais la misogynie est constante.

Cette adaptation ne m'a pas semblé indispensable et le record de cinq nominations aux Molières est stupéfiant. D'autant qu'elle colle au monde des années cinquante qui n'existe plus et surtout qu'elle pointe des comportements dont on ne veut plus. A son crédit le naturalisme de la pièce qui pourrait avoir valeur historique grâce aux costumes années 1950-1960 de Brigitte Faur-Perdigou. Et bien entendu le décor d’Édouard Laug qui est très réussi et dont on se souviendra longtemps.
7 mai 2017
3,5/10
77 0
Texte alléchant, promotion attirante, ... acteurs attendus pour leurs capacités.
Au final, une certaine déception, les jeux sont sobres voire empruntés, des gestuelles superflues donnent à penser que tout le monde n'était pas dans sa meilleure forme (Guillaume de T, notamment).
Désolé pour les efforts mais un manque de souffle, d'incision, de tempérament, de rythme malgré un texte qui n'en manque pas.
19 mars 2017
8,5/10
70 0
Pièce truculente, bon jeu d'acteurs, mise en scène impeccable excellemment servie par de très beaux et ingénieux décors. Très belle soirée on en redemande.
17 mars 2017
4/10
56 0
Un peu déçu par le jeu des acteurs.

Guillaume de Tonquedec n'arrive pas à poser sa voix, Claire Keim est presque inexistante et les autres comédiens transparents à part sur quelques répliques (Si vous n avez pas vu le film de Billy Wilder peut-être aurez-vous une vue différente ?)

Sinon la mise en scène et les décors sont au top.
12 mars 2017
5/10
52 0
Si l'applaudimètre est un indicateur à prendre en compte je dirais effectivement que cette pièce rencontre un certain succès. Mais comme il suffit d'une salle plus grande et bien remplie pour faire mécaniquement plus de bruit, je serai plus réservée sur la qualité du spectacle.

Les décors sont beaux, les costumes soignés et élégants, l'ambiance façon comédie musicale très réjouissante. Tout y est pour passer une bonne soirée mais du fait de l'écriture, le gros casting de douze comédiens ne parvient pas totalement à me convaincre. L'histoire, d'un employé un peu faible laissant ses supérieurs se servir de son appartement comme garçonnière est simple et les rebondissements assez prévisibles: les blagues auraient pu être plus finement travaillées, la psychologie des personnages un peu plus fouillée (moins de personnages mais avec des rôles plus importants). Mon duo préféré reste le docteur et sa femme: je les trouve délicieux de cynisme. Dans le rôle principal Guillaume de Tonquédec fait le show, parfois au détriment du spectacle.

Aux amateurs de comédie et à tous ceux désirant passer une bonne soirée je recommande plutôt "Silence, on tourne"- on y rit à gorge déployée et le temps passe plus vite!
12 mars 2017
9/10
45 0
New York, les années 50, une époque aux Etats-Unis, où les commissions de censure faisaient la loi dans les films, les théâtres...

Billy Wilder avait donc concocté ce scénario, dont il faut bien reconnaître que le sujet est immoral ! En effet, un simple employé de bureau fait de la « promotion canapé » à sa manière. Monsieur Baxter, célibataire, loue son appartement pour les parties fines de ses supérieurs... il a un planning qu’il tient à jour scrupuleusement, est-il un employé modèle ? On peut en douter et d’ailleurs ce n’est pas l’important dans l’histoire. Le grand patron ayant eu vent de ces « locations », convoque Baxter pour lui demander le même vilain service.

Baxter entrera donc dans le jeu, atteindra les hauts sommets, son bureau près de M. Sheldrake le grand patron, pourra même l’appeler par son prénom. Mais le grain de sable s’appelle Mlle Novak, qui tient le rôle de liftière dans l’immeuble mais hélas et surtout est la maîtresse du grand patron.
Amour ou carrière, il faudra que Baxter choisisse !

Bien entendu, cette comédie cynique sur les rapports homme/femme dans l’entreprise, quelques répliques bien sexistes (mais drôles !) ont fait réagir le public féminin (c’était la journée de la femme...).
Guillaume de Tonquédec incarne avec subtilité et charme, le rôle pas très glorieux de ce petit employé de bureau, on comprend qu’il tombe amoureux de la délicieuse Claire Keim, et que dire du succulent Jacques Fontanel dans le rôle du voisin. Bien entendu, tous les comédiens servent parfaitement la mise en scène créative et dynamique de José Paul.
Les décors et la scénographie, on se retrouve aussi bien dans l’appartement de Baxter, que dans les bureaux du directeur, de la secrétaire, du restaurant et l’extérieur aussi avec vue sur les gratte-ciel. C’est un hommage aussi au cinéma.

Un vrai bon spectacle, drôle et romantique aussi. Une belle performance pour cette pièce.
11 mars 2017
8,5/10
50 0
Vous savez quoi ? Il est très agréable d’aller au théâtre, dit «de boulevard » quand tout est «impec », quand le texte n’est ni indigent ni vulgaire et plutôt drôle, que la mise en scène est réglée au cordeau et que les comédiens ont le respect du public, c’est à dire qu’on peut les entendre, du dernier rang de l’orchestre ou de là haut, du poulailler, même s’ils sont supposés chuchoter. Un fait de plus en plus rare, puisque la mode, pour faire soi-disant « intériorisé » est de détimbrer sa voix, si bien que passé le cinquième rang, on n’entend plus rien…

Ce préambule pour dire quel plaisir est d’assister, au Théâtre de Paris à « La Garçonnière ».

De quoi s’agit-il ? De l’adaptation, pour le théâtre, du scénario de l’un des films les plus célèbres de Billy Wilder, « The Apartment », sorti en 1960, et dont la distribution était emmenée par Jack Lemmon, Shirley MacLaine et Fred MacMurray.

Ecrite sous les plumes fines et efficaces de Judith Elmaleh et Gérald Sibleyras, cette adaptation met en scène, dans le New York gigantesque et déshumanisé des années 50, une histoire de petit employé d’une compagnie d’assurances, qui prête son petit appartement à ses supérieurs hiérarchiques pour qu’ils y abritent leurs parties extra conjugales, et cela, dans l’espoir qu’ils le pistonnent pour un avancement. Tout se compliquera quand le big boss de la boite viendra lui demander les mêmes services, mais en exigeant l’exclusivité. Les portes vont claquer, les quiproquos s’accélérer, les rires s’enfler.

C'est comme si on était coincé dans une porte tambour dont le mouvement s’emballerait. Jubilatoire !

Très bien dirigés par José Paul, évoluant dans un décor créé par Edouard Laug (à la fois tournant, élégant et équipé de vidéos), les douze comédiens sont tous excellents. A commencer par Claire Keim, plus qu’irrésistible dans son rôle de liftière sentimentale amoureuse de son patron, Guillaume de Tonquedec, impayable de gentillesse et de naïveté dans son personnage de « prêteur » de la garçonnière et Jean-Pierre Lorit qui compose, avec une jubilation perceptible sous chacune de ses répliques, un patron plus désinvolte que cynique. On cite trois interprètes, mais tous les neuf autres de la distribution devraient l’être tant ils sont parfaits d’élégance, de drôlerie, de précision et de virtuosité.

Vous aimez le bon théâtre de boulevard ? Allez voir cette « Garçonnière ».Elle se regarde comme on boit du petit lait. (Théâtre de Paris)
1 mars 2017
4/10
118 0
A vrai dire après le résumé et la critique de la rédaction, je ne m'attendais pas à voir la garçonnière d'un autre oeil.

Tout de suite nous sommes plongés au coeur de New York avec une belle scénographie, un bon rythme et un jeu d'acteurs bien dans leurs rôles.

Là où il manque un peu d'émotion et de rire c'est avec le duo Claire Keim et Guillaume de Tonquédec. La fin n'est pas surprenante et m'attendais à mieux.
27 févr. 2017
4/10
45 0
Un beau théâtre, une affiche prometteuse, une adaptation inspirée d'un film triplement oscarisé, c'est véritablement le rêve américain que cette Garçonnière promet au spectateur.
Malheureusement, un mauvais rêve.

Tout n'est pas à jeter bien sûr. Ainsi, la mise en scène est soignée. Les (fabuleux) décors sont dignes d'un plateau de cinéma. Toutefois, ils ne parviennent pas à faire oublier les longueurs de cette pièce.

Le duo Claire Keim / Guillaume de Tonquédec n'est pas inintéressant, mais peine à faire ressentir une quelconque émotion. On pourrait, dès lors, espérer que les autres personnages donnent un peu de relief ... mais sans succès. Très présents au début de la pièce, certains disparaissent d'un coup (alors qu'on peut penser qu'ils vont jouer un rôle dans l'histoire) pour laisser la place à une sorte de trio. Dommage. Ah si, un couple se détache néanmoins : le médecin et son épouse. Même si leurs passages sont brefs, ils marquent les esprits.

Pour terminer, j'ai espéré une fin surprenante, capable de m'enflammer ... mais non, même pas. Le dénouement est assez convenu et attendu.

Je m'attendais à beaucoup mieux.
26 févr. 2017
6,5/10
58 0
La Garçonnière est une jolie comédie avec une mise en scène soignée.

Les jeux de portes, de décors et de projections sont finement utilisés pour donner vie à la pièce. L'espace est entièrement exploité, même les hauteurs, ce qui donne un certain relief.
L'histoire est originale et on se moque gentiment de ce petit employé qui prête à ses chefs son appartement pour leurs sauteries.

On finit vite d'avoir de l'empathie et de lui imaginer quelques romances. C'est ça qui pêche !
Les rebondissements et quiproquos sont trop prévisibles, arrivent tard. La Garçonnière mériterait plus de rythme et d'être raccourcie.

Ces défauts sont rattrapés par les acteurs principaux, jouant superbement bien leur rôle.
Une pièce sympathique mais qui a tout de même un mauvais rapport qualité / prix.
23 févr. 2017
6,5/10
33 0
Très beau décor, un scénario sympathique.

Guillaume de Tonquédec est excellent et fait vivre la pièce.
Concernant la mise en scène, j'aurais imaginé moins d'acteurs sur scène afin de faire plus rayonner les deux (trois) principaux protagonistes. Certains rôles auraient pu être joués par le même acteur. Mention spéciale au rôle du médecin qui est très drôle.

Le spectacle nous fait tout de même vivre quelques longueurs qui auraient pu être évitées.
16 févr. 2017
3/10
28 0
Une bonne résolution pour 2017 : penser à ne plus aller au Théâtre de Paris.

Après "l'envers du décor", voici la garçonnière. Pourtant c'est pas du Zeller, c'est du Billy Wilder.

Penser aussi à revoir le film.
10 févr. 2017
9/10
147 0
Pour commencer, il faut dire que les décors et la mise en scène sont époustouflants, dignes d'une comédie musicale.

Ensuite, Guillaume de Tonquédec est excellent, beaucoup de présence sur scène, drôle et d'un naturel formidable. Claire Keim est superbe et joue très bien même si on peut lui reprocher d'être moins audible. Les autres nombreux acteurs sont également très bons.

En un mot, excellent spectacle à ne pas manquer.