Critiques pour l'événement La femme de ma vie
14 juin 2018
8,5/10
5
Drôle, fin, sombre, captivant.

C’est l’histoire d’un homme, Franck. Tard dans la nuit, après une soirée et des rencontres malencontreuses, Franck attend impatiemment sa femme, « la femme de sa vie », son sauveur.

Franck issu d’un milieu qu’il méprise nous conte ses souvenirs d’enfance et son parcours pour accéder à de plus hautes sphères. Il nous dévoile sa personnalité et les embûches qui l’ont conduit jusqu’à ce jour. .

Franck ne supporte ni le mauvais gout ni l’autorité, il aime le luxe, les beaux costumes, les chaussures anglaises. C’est un homme cultivé, passionné de littérature mais impulsif et sanguin. Sa vie est un vrai roman, un roman noir… son parcours est mouvementé, plein de mésaventures.

Ce texte magnifique est plein d’humour. Nous ferons connaissance avec sa mère qui a un gout de « chiotte », son père, le serbe, la blonde… et bien d’autres personnages très pittoresques.
Franck nous relate des épisodes croustillants de cette existence hors de commun.
*les chaussures.
*le vendeur de moquette.
*l’histoire du canard.
*les rats.

Robert Plagnol avec grande élégance nous captive et nous émeut en incarnant cet homme macho et fragile, arriviste et pourtant sympathique.

A voir et même revoir avec grand plaisir.
13 juin 2018
8,5/10
8
Un bel homme Franck, un peu crâneur, mais bon, il a l’air préoccupé, regarde son portable et se décide à nous parler.

Il est fou amoureux de sa femme, il l’a rencontrée lors d’un de ses nombreux jobs, coup de foudre, mariage, elle lui propose de travailler dans la même société, mais ils cachent leur relation.

Le voilà donc chauffeur VIP, attention, il ne balade pas n’importe qui, et a un avis sur tous ! par exemple, ce M. Deville, alors là, la classe, costume, chemise, et surtout chaussures. Franck aime la mode, il a un sens aigu du beau, tissu, matière, un esthète. Il s’y connaît bien en coupe, nous donne des conseils, surtout aux hommes, les chaussures, ne négligez pas cet article !

Par contre niveau langage c’est autre chose, pas vulgaire, mais son vocabulaire sort tout droit de chez Frédéric Dard, alors que c’est un passionné de littérature, Chateaubriand, Dostoïevski, etc. Mais ça c’est encore une autre histoire, on en apprend des choses en prison.

Robert Plagnol a une finesse de jeu, et un abattage pour ce monologue, on sourit, on rit beaucoup des aventures de Franck. La mise en scène est sobre, mais tout est dans le texte, coloré, violent.