Critiques pour l'événement La famille Ortiz
13 nov. 2019
7/10
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Voici une agréable fable contemporaine, que nous propose Jean-Philippe Daguerre après le succès retentissant de son Monsieur Haffmann.

Le récit de ce conte moderne, ancré dans le Bordeaux des années 90, révèle l'histoire d'une famille où le père, ancien torero, la mère, infirmière, et leurs trois fils, vivent heureux dans une bulle poétique où les maîtres-mots sont l'épicurisme, l'amour et les encouragements.

Le choix de narration, bien amené, captive rapidement le spectateur, dans un rythme fluide. Cette famille et ses idéaux, on s'y sent bien, on aimerait les connaître et peut-être même avoir cette chance, de pouvoir communiquer avec la plus pure sincérité avec ses proches... jusqu'au jour où Pierre sera confronté au mensonge de l'un des siens.

Dans ce rôle qui paraît taillé sur mesure, Stéphane Dauch est juste et touchant, tout comme d'ailleurs, le reste de sa famille des planches.

L'intrigue un peu prévisible laisse surtout place au jeu et à l'émotion que libèrent dans toute la salle les six comédiens, jusqu'à l'épilogue doux-amer, et à un texte parsemé de métaphores et de bons mots.

Ajoutons à cela un décor efficace signé par la talentueuse Juliette Azzopardi, qui pousse encore davantage l'aspect lyrique de cette fable scénique.

Une bien douce parenthèse...
13 nov. 2019
5,5/10
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Une famille bien peu ordinaire, bercée par la tauromachie (ce qui n'a pas été pour me séduire), et un secret un peu tiré par les cheveux qui a bien du mal à s'installer.

Le propos était sensible, la mise en scène originale, les comédiens plutôt impliqués, mais néanmoins un je ne sais quoi qui m'a laissé suspendue en attente d'une étincelle !
28 oct. 2019
7/10
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Secret de famille, non-dits, Pierre est bien obligé de se replonger dans un passé douloureux, au fil de l’histoire on comprendra pourquoi il en veut à son père, et pourquoi il est obligé de se taire pour ses frères et sa mère.

Les comédiens sont parfaits, mais je n’ai pas adhéré à cette histoire, peut être à cause de scènes répétitives - repas, corrida, toujours le même protocole - qui m’ont paru bien longues.
26 oct. 2019
8/10
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Belle soirée. Les acteurs (en particulier Stephane Dauch) ainsi que la mise en scène sont excellents.

Un plaisir de se laisser emporter le long de l’histoire. Il manque peut être un peu d’émotion mais l’ensemble est très bien ficelé.

A voir...
P B
25 oct. 2019
6,5/10
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La famille Ortiz et ses secrets... de famille..
Un puzzle qui ne se dénoue qu'en toute fin de pièce.

On est très loin en qualité du chef d’œuvre du même auteur Adieu monsieur Haffmann.

Le sujet est bon, il y a une vraie intrigue, un suspens même, mais ca manque terriblement d’émotions.
Aucun personnage n’est attachant, et j’ai trouvé que tout était très sur-joué et finalement assez mécanique.

Un bon moment malgré tout.
22 oct. 2019
9,5/10
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La saison passée, Jean-Philippe Daguerre a reçu un Molière, à juste titre, pour la pièce ‘Adieu M. Haffman’ (d’ailleurs pour les retardataires, la pièce est toujours jouée au théâtre Rive Gauche), il récidive cette année, pour notre plus grand plaisir, en nous proposant ‘La famille Ortiz’, un conte qu’il a écrit et mis en scène avec beaucoup de talent.

C’est donc l’histoire de la famille Ortiz. Ce n’est pas n’importe quelle famille, cette famille Ortiz avec ses cinq membres hauts en couleur à la personnalité bien tranchée et si attachante. Ils ont tous une place spéciale dans la pièce et c’est ce que j’ai apprécié, il n’y a pas de rôle secondaire. Ils vivent près de Bordeaux. Ah non pas tous ! Au moment où démarre la pièce, Madiba (Pierre de son nom de naissance), l’aîné de la fratrie, vit au Japon et il doit confesser à sa femme Claire pourquoi il a quitté sa famille et a voulu les oublier. C’est lui qui nous ramène dans la lande française où nous découvrons cette famille si particulière.

La forme employée pour nous conter cette fable merveilleuse est très prenante, la mise en scène est fluide, je me suis laissée emportée…

Présentation de famille :

Dans la famille Ortiz, je demande le père Miguel, ex-célèbre torero. C’est Bernard Malaka qui est le père que nous voudrions tous avoir eu.

La mère Marie est jouée par la très dynamique Isabelle de Botton dont j’ai adoré le jeu d’amour maternel qu’elle projette sur ses trois enfants. Et son rire fantastiquement contagieux.

Madiba est l’aîné des enfants. C’est Stéphane Dauch, celui qui a fui la famille, écorché vif par ce qu’il a vécu et sommes en totale empathie avec lui lorsqu’il évoque les évènements de sa jeunesse. Émotion garantie !

Les jumeaux Ali et Nino sont respectivement joués par Kamel Isker (que j’ai découvert dans La main de Leïla puis dans Marco Polo et l’hirondelle du Khan) et Antoine Guiraud : leurs acrobaties et leurs jeux sont superbes.

Enfin, il y a la pièce rapportée, l’épouse de Madiba, Claire, jouée par une lumineuse Charlotte Matzneff qui va permettre la réunion de famille.

Bref, on a coutume de dire qu’on ne choisit pas sa famille, mais moi je choisis la famille Ortiz sans hésiter !

C'est peut-être les histoires de famille qui me barbent en général, mais je n'ai pas accroché du tout, mais c'est bien joué.

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Mercredi 23 octobre 2019
20 oct. 2019
5,5/10
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Au vu des critiques publiées sur le site, une déception. De même que les bons sentiments ne font pas nécessairement de la bonne littérature, les intentions littéraires ne font pas toujours du théâtre.

Il y a bien du romanesque dans cette pièce, et de temps en temps, les personnages déclament d'assez jolies tirades. Mais de dramaturgie, il n'y a pour ainsi dire pas. La famille Ortiz donne au début de la pièce l'image d'une famille unie, on nous le dit, on nous le laisse entendre, mais nous ne le ressentons pas. Puis un drame psychologique se noue: mais comment y croire une seconde? Ce n'est pas une scène de théâtre qu'il faut à une intrigue pareille, (débutant par un sauvetage en mer, finissant par une parodie de corrida....) mais un écran de cinéma ou des pages de description.

Bref, malgré la bonne volonté des acteurs, malgré l'application de la mise en scène, tout cela reste lointain et artificiel.
19 oct. 2019
10/10
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« La famille Ortiz » de et mise en scène par Jean-Philippe Daguerre au théâtre Rive Gauche est l’histoire d’une famille extraordinaire évoluant entre la fable et le conte fantastique.

Sésame ouvre-toi !

Jean-Philippe Daguerre qui m’avait subjugué avec « Adieu Monsieur Haffmann » (aux quatre Molières), une nouvelle fois me cueille, me fascine avec sa nouvelle aventure familiale. Une histoire au paroxysme de l’émotion dans une simplicité de jeu bouleversante. Un jeu au service du texte à la poésie éclatante par une troupe chorale, unie jusque dans l’adversité.

Cette pièce de théâtre avec tous ses codes me donnait l’impression d’assister à un concert, un ballet comme celui que m’évoque « Le tricorne » de Manuel de Falla : un vrai travail d’équipe.
Une musique aussi symphonique aux allures pastorales, héroïque avec une pointe de requiem, avec à sa tête un chef d’orchestre Jean-Philippe Daguerre qui reste dans l’ombre (ne dit-on pas qu’une bonne mise en scène ne se voit pas, dans ce cas présent, il excelle !) et qui dirige discrètement via la voix du narrateur, qu’il confie intelligemment à ses comédiens, ses différents mouvement allant de l’allegro, à l’andante, au largo, au scherzo en passant par le Vivace.
Une partition jouée sans fausses notes par une famille émouvante.

Autour de cette question cruciale : faut-il dire la vérité ou la cacher par amour ?
Jean-Philippe Daguerre a cousu de main de maître un patchwork composé de différents morceaux à la taille, la texture, la couleur, aux saveurs qui s’assemblent merveilleusement sous nos yeux ébahis.
En complément de cette notion fondamentale, se pose aussi la question jusqu’où une mère peut-elle se sacrifier ? Jusqu’à quel sacrifice, le mot clé de cette histoire, peut-elle aller par amour ? Par amour de ses enfants, de son mari ? Dans quel ordre le privilégier ?

La vérité se cache derrière un secret que vous découvrirez en allant voir vivre cette famille composée, comme aime la décrire l’auteur, d’un père Miguel insubmersible, d’une mère Marie protectrice et d’une fratrie joyeuse : Madiba, Ali et Lino pour l’intimité et Pierre, Paul et Jacques pour l’état civil. Une famille qui s’aime, qui se déchire, où les joies, les rires, côtoient les larmes. Une émotion palpable sur les visages des comédiens investis dans leurs rôles jusqu’à la racine des cheveux. Des visages sincères qui s’illuminent, qui se ferment, qui réfléchissent, qui s’aiment.

Cette famille est une pépite d’or 18 carats qui brille de mille feux sous les lumières d’Aurélien Amsellem, et dans l’arène dominée par un père au glorieux passé de torero. Sur une musique aux sonorités ensorcelantes d’Hervé Haine et dans un décor modulable de Juliette Azzopardi ingénieusement élaboré, les belles chorégraphies des combats de Florentine Houdinière, de cette danse du taureau piqué dans sa chair par les banderilles habillée avec beaucoup de belles couleurs par Virginie H, illustrent magnifiquement cette épreuve. Ce conflit qui va faire éclater cette famille et conduire le fils aîné à s’exiler au Japon pour y trouver la sérénité, l’amour et sa voix : Inch Allah comme dirait la mère !
D’ailleurs faut-il couper le cordon pour s’affranchir, grandir, se construire, se réaliser : réussir ? Une vaste question qui mérite réflexion.

Mais un fils qui a menti à sa femme qui va bientôt lui offrir le fruit de leur amour et qui ne peut pas continuer dans cette voie s’il ne veut pas mettre en péril son couple.
Un fils qui présente, en couchant sur le papier, son périple dans son journal intime qu’il donne à sa femme en guise de demande de pardon. Et c’est la lecture de cette confession qui va nous faire faire un bon en arrière dans le temps et nous expliquer dans le détail le pourquoi du comment : savoir pourquoi son mari en est arrivé à cette extrémité.

Une famille Ortiz qui ne peut pas vous laisser indifférent.
Bernard Malaka est aussi crédible, savoureux, dans « La collection » de Pinter ou encore dans « Le fil à la patte » de Feydeau que dans le rôle de ce père Miguel à la passion débordante d’amour pour sa famille.
Inoubliable dans « L’affaire Courteline », Isabelle de Botton joue sa femme Marie en toute sincérité, simplicité, elle est attachante à souhait. Elle nous emporte avec joie dans ses rires malicieux.
Et la fratrie composée par Madiba – Pierre, le fils aîné joué tout en conviction par Stéphane Dauch qui nous donne envie de le protéger, de le réconforter. Il est digne jusqu’à la fin de cette histoire aux allures extraordinaires.
Ses frères, les jumeaux Ali et Lino, sont joués tout en couleurs par Antoine Guiraud et Kamel Isker. Ils sont excellents dans leurs danses macabres et leurs innocences de petits frères.
Claire, femme de Pierre, le personnage clé de cette famille, est jouée tout en finesse par Charlotte Matzneff. Celle qui porte en elle le fruit de la réconciliation et quoi de plus merveilleux comme symbole d’une naissance au moment de Noël de l’enfant prodigue.

Que c’est beau le théâtre quand on sort de la salle avec les yeux remplis d’émotions, les yeux encore humides, le sourire sur les lèvres et la sensation d’avoir assisté à un spectacle remarquablement, subtilement écrit pour apporter du rêve, de la réflexion, dans ce monde perturbé par tant de déchirements.

Sésame ferme-toi !

P.S. pour ceux qui n’auraient pas vu « Adieu Monsieur Haffmann », cette pièce se joue dans ce même théâtre à 19h : qu’on se le dise !
13 oct. 2019
10/10
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Et si l'un de mes héros littéraires, Marcel Pagnol, s'était réincarné dans la personne de Jean-Philippe Daguerre ?
J'ai retrouvé au théâtre Rive-Gauche le souffle épique, l'humour, les émotions vraies, sans afféterie, sans pathos de mauvais aloi des œuvres théâtrales que le père de Fanny, Marius, César et tous les autres nous a léguées.

Jean-Philippe Daguerre, l'auteur moliérisé pour sa pièce Adieu M. Haffman, a écrit et mis en scène l'une de ces tragi-comédies du Sud, (du Sud-Ouest, certes, mais du sud quand même), l'une des ces pièces populaires au sens noble du terme, dans laquelle des personnages hauts en couleur, attachants au possible, des personnages qu'on n'oublie plus après les avoir rencontrés nous amusent et nous émeuvent.

Une famille. Les Ortiz.
Une sacrée famille.

Une famille reniée, passée sous silence par l'un de ses membres, expatrié au Japon.
C'est d'ailleurs au pays du soleil levant que démarre la pièce.
Cet homme, qui a confié à sa femme rencontrée à Tokyo qu'il était fils unique, cet homme est confronté à son mensonge : son frère sonne à la porte.

Pierre va devoir s'expliquer : il lui faut avouer qu'il a quitté sa famille, restée là-bas, du côté de Bordeaux.
Il raconte à Claire, et par là-même à nous autres spectateurs, les raisons de sa décision.
Il nous présente ses parents, sa fratrie. Les quatre autres Ortiz.

Le couple n'aura d'autre choix que de retourner en Aquitaine.
Parce qu'il est des moments où un homme confronté à son passé, rattrapé par un drame familial, se doit de faire marche arrière.

La construction de la pièce est d'une très grande habileté.
L'exposition japonaise, assez tendue, dans laquelle nous sommes immédiatement absorbés par l'intrigue, précède la succulente description de cette famille, ainsi que la mise en place de la mécanique dramatique.
Et puis ce sera le retour au bercail et l'explication finale, qui va tous nous bouleverser.
Des moments très drôles et d'autres, bouleversants, vont alterner.

Il n'y aura pas de personnage secondaire. Tous sont minutieusement décrits et présentés, tous nous deviennent très rapidement attachants.

Pierre et Claire, bien entendu, et puis Miguel, le père imposant, toréro de son état, Marie, la mère infirmière qui va beaucoup nous émouvoir, sans oublier Lino et Ali, les deux remuants jumeaux.

J'ai retrouvé pour mon plus grand bonheur les membres de la compagnie Le grenier de Babouchka.
La distribution est excellente.
Le couple Stéphane Dauch - Charlotte Matzneff, Bernard Malka et Isabelle De Botton, les parents, et puis Antoine Guiraud et Kamel Isker, les deux jumeaux, sont tous parfaits.

C'est une vraie troupe, qui joue devant nous. Tous se connaissent bien, et l'on ressent, nous autres dans la salle, cet esprit de compagnie, cette connivence, cette complicité.
C'est toujours l'un des points forts des entreprises « daguerriennes »...

La direction d'acteurs est précise, et la mise en scène de l'auteur est comme à l'accoutumée alerte, enlevée, d'une redoutable efficacité.

Pas de temps mort, ça pulse, ça vibre. Nous sommes emportés par un vrai souffle, par une vraie dramaturgie sans effets de mode. Ici, on va à l'essentiel, à l'important.

Des scènes de corrida endiablées, des acrobaties « jumelles » alternent avec des moments plus intimistes.

Un judicieux décor transformable et polyvalent, beau et simple à la fois, relève lui aussi de cet esprit de troupe.
Avec soudain l'apparition d'une petite scène de théâtre. Je n'en dis pas plus.

Venez vous aussi découvrir les membres de cette famille Ortiz, venez rire, venez vibrer, venez être émus, venez découvrir sur scène la vie dans ce qu'elle a de drôle et de bouleversant.
C'est un spectacle incontournable de cet automne.

Et puis, ne manquez pas le dernier sourire lumineux de Charlotte Matzneff, juste avant le noir final.
Ce sourire, tout comme cette pièce très réussie, vous redonne foi et confiance dans le genre humain.
13 oct. 2019
9/10
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On se fait saisir par la mise en scène, ses métaphores, ses couleurs, cet amour qui vibre... une mère si...mère... un père si...père... une fraterie touchante de 3 frères complices... un final plein d'émotion... un beau, bon moment de théâtre...
11 oct. 2019
9/10
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Préambule :
J'avais  adoré les ouvrages de Carole Martinez, "Cœur Cousu", "le Domaine des murmures" et "La terre qui penche" : quel rapport avec la famille Ortiz ?

"Coeur Cousu" : l'histoire sur trois générations de femmes espagnoles unies par le mystérieux pouvoir de la couture.

"Le domaine des murmures" tissé de murmures, de filets de voix entrelacées et si vieilles qu'il faut tendre l'oreille pour les percevoir, de mots jamais inscrits, mais noués les uns aux autres et qui s'étirent en un chuintement doux.

et Enfin " La terre qui penche" où la loue prend vie sous les traits de l'instable Dame Verte

Avis 

La famille Ortiz est comme l’un de ces récits où l'histoire se situe à la lisière du merveilleux, de l’onirique, des contes dans une prose hypnotique qui continue de murmurer à l’esprit après que l’on ait tourné la dernière page ou entendu la dernière réplique, le baisser de rideau.

Voici le premier ressenti au sortir de cette pièce : le souvenir ravivé des mots et de la magie de la plume de Carole Martinez avec, bien sûr,  des différences. L’univers de Carole Martinez est exclusivement médiéval alors que celle de Jean- Philippe Daguerre est contemporain … avec ces notes d’humour en plus qui font place au clair plutôt qu’à l’obscur, cette mise en scène et en jeux, colorée et vivante. Mais que l’on ne s’y trompe pas, sous le voile de la légèreté, du folklore, ce récit est poignant et s’ancre dans de profondes et ancestrales traditions.

Une poésie des mots mais aussi des tableaux témoigne de l’amour profond de l’auteur pour ces personnages qu’il nous invite à découvrir au fil de l’eau, ou de cette Garonne … dont les eaux claires et calmes peuvent virer troubles ou tumultueuses. Il y a cette marée de tendresse, d’amour mais aussi ces roulis entre colère, complicité, duplicité, rancœur, détresse…

L’émotion vous étreint vite, s’installe crescendo et ne nous lâche plus, et vous vous laisserez happer  par ces flots qui ne manqueront pas de faire gîter vos certitudes.

A l’instar de certaines répliques (« c’est en te taisant que tu nous sauves » …) qui murmurent encore à vos écoutilles, le sentiment d’embarquer un peu d’amour, de loyauté, de nostalgie ou de débarquer quelques rancœurs, frustrations, blessures vous invitera à ne pas prendre le large trop vite, voire à reprendre certains fils laissés ici et là… ne pas noyer le poisson, fut-il mulet ou carpe…

On apprécie les tableaux haut en couleurs, les interludes musicaux et l'alternance des scènes entre profondeurs des textes et légèreté folklorique. 

Que dire sinon un grand merci Jean-Philippe Daguerre de nous proposer de tels spectacles où le divertissement s’allie à la réflexion, au cheminement intérieur , à la mise en lumière que ce nous avons de plus beaux à offrir et partager. Bravos aussi pour cette troupe à la mesure, au diapason, à l'unisson ! 

Nb : la scène du repas "en blanc"  en introduction de l'épilogue pourra rappeler une autre scène d'Adieu Monsieur Haffmann... delà à y voir un fil d'Ariane...
10/10
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... L’histoire de la famille Ortiz ? Une histoire de celles dont on se souvient. « J’ai choisi un univers de conte contemporain, mélancolique et loufoque, pour la raconter » dit Jean-Philippe Daguerre. Il a bien fait le bougre, il nous a cueillis ! Un très beau moment de théâtre. Un spectacle incontournable.