Critiques pour l'événement La cantatrice chauve (Athénée)
6 mars 2018
7/10
13
Très vite, tout part dans tous les sens et on salue la venue du non-sens. Je tombe alors dans un tourbillon de loufoquerie qui ne s’arrête jamais. Les décors chutent. Le public monte sur scène. On parle de cacatoès. Il faut se laisser aller, emporter par l’étrangeté et on rit tout simplement.

Qu’importe l’histoire, le moment de folie est là et il n’attend que nous pour prendre vie. Jean-Louis Grinfeld, Mireille Herbstmeyer, Olivier Achard, Emmanuelle Brunschwig, Marie-Paul Sirvent et François Berreur, incarnent à merveilles ces curieuses personnes, pince-sans-rire et pourtant attachants. Ils quitteront même un instant leurs personnages principaux pour discuter directement avec le public. Il le provoque en le rendant partie prenante. Un parti pris du metteur en scène qui change la fin du texte. Il évoque les fins que l’auteur avait évoquées. La soubrette, avertit qu'on ne suit pas la mise en scène de Nicolas Bataille. Une mise en scène toujours visible au théâtre de la Huchette qui joue la pièce depuis 1957. J’adore ce choix qui a beaucoup mis de peps dans le spectacle.

Je vous invite à plonger dans l’univers ô combien étrange et embarquant d’Eugène Ionesco avec à la barre, Jean-Luc Lagarce. Vous ferez un voyage en absurdie que vous ne risquez pas d’oublier.
21 janv. 2018
6/10
10
La cantatrice chauve, mise en scène par Jean Luc Lagarce m’a laissé perplexe. J’ai vraiment eu du mal avec cette proposition. Malgré, le caractère absurde et décalé de la pièce, je n’ai pas retrouvé ce côté loufoque qui nous fait basculer dans la drôlerie.

Les 1h 30 m’ont paru une éternité. Ce n’est pas la première fois que j’assiste à cette pièce d’Eugène Ionesco. Je me rappelle de celle mise en scène par la COMPAGNIE UBU POP CORP’ au théâtre de Belleville, qui fut un régal tant le coté déjanté, loufoque était servi par la performance des comédiens. Tout y était.

Mais cette fois, rien n’y fait, il manquait un « je ne sais quoi ». J’ai souri à peine... La fin de la pièce est d’une lourdeur, une vrai cacophonie lorsque les comédiens proposent trois versions possibles du final. Bref, je n'ai pas retrouvé le plaisir de voir un "Ionesco" .

En revanche, j’ai apprécié l’implication des comédiens et leur sens du partage.