Critiques pour l'événement Je ne suis pas Michel Bouquet
5 déc. 2019
8/10
9
Michel forever !

On ne dira jamais assez à quel point une rencontre peut être capitale.
Celle de Michel Bouquet avec Albert Camus !
Celle de Maxime d'Aboville avec Michel Bouquet !

Un brillant hommage, entre rires et passions, qui démontre une fois encore, que le théâtre peut sauver, sinon des vies, du moins des âmes !!
5 oct. 2019
7,5/10
4
Une génération n'apprend rien à une autre, c'est ce que Michel Bouquet a dit à Charles Berling au cours d'un des entretiens qui ont été publiés sous le titre Les joueurs chez Grasset, déjà en 2001.

C'est ce que rapporte Maxime d'Aboville sur la scène du Théâtre de Poche Montparnasse devant un public qui sait parfaitement qu'il n'est pas Michel Bouquet, alors que cet acteur s'est lui-même exprimé ainsi et que son visage occupe l'affiche et que j'ai eu l'impression (était-ce une hallucination ?) entendre Fabrice Luchini.

Même ton, même phrasé ... un peu lent, un peu trop fort aussi, la faute au micro sans doute. Mais pourquoi sonoriser un comédien et courir le risque de fatiguer les premiers rangs et surtout de déformer la voix ? S'il était accompagné d'un orchestre cela pourrait se justifier, mais seul, de face, et dans une salle aussi modeste ... je n'en comprends pas l'intérêt.

Le spectacle est cependant d'une admirable simplicité, qui permet au spectateur de se concentrer au bout de quelques minutes sur le texte, et rien d'autre. Maxime d'Aboville ne fait pas grand chose, et c'est parfait. Il n'aurait pas été nécessaire d'en "rajouter" comme on dit. Damien Bricoteaux a épuré la mise en scène. Marguerite Danguy Des Déserts a imaginé un décor qui évoque le rideau de fer des grandes scènes rendant le doute impossible. Nous sommes au théâtre.

Il y a une certaine facétie à se confier en public : je suis content de bavarder de tout ça car comme ça ça m'oblige à me découvrir.

De fait, on apprend que Michel Bouquet a vécu en pension de 7 à 14 ans, que son père traumatisé par la Première Guerre mondiale ne lui parlait pas, qu'il a subi l'exode et tout le bastringue ... (ma grand-mère m'en a tant parlé que j'imagine ce que cachent les points de suspension), qu'il a élevé les deux enfants de sa femme Juliette, qui sont devenus les siens, qu'il n'a jamais su conduire, au grand désespoir de Claude Chabrol dont il massacra une Mercedes, qu'il regrette que la Sologne ait été coupée en deux par une autoroute, même si ça peut être beau ... une autoroute.

On comprend qu'il doit probablement sa passion pour le théâtre à son père comme à sa mère, mais pour des raisons différentes. Maxime d'Aboville fait vivre avec émotion, mais sans pathos, le désarroi du petit garçon, si souvent mis au piquet à l'école qu'il en eut ce surnom et qui, une fois adulte, trouve sa voie : Je vais être heureux dans un monde totalement inventé.

Enfant, il s'installait dans une bulle, en s'inventant une histoire pour ne pas crever. Plus tard il découvre l'extraordinaire tranquillité des acteurs que personne ne vient déranger tant qu'ils sont dans leurs rôles. Et il développe un style de jeu particulier : Tu peux être touché, tu dois pas le montrer (...). Moi je ne suis rien, je ne suis pas Michel Bouquet.

Il guettera la sortie des artistes de l'Opéra comique, en face des Noces de Jeannette (le restaurant existe toujours) et implorera un rendez-vous avec Maurice Escande qu'il a tant admiré dans le Malade imaginaire. Et on se souvient de l'interprétation que Michel Bouquet en fit dans la mise en scène Georges Werler.

Nous y voilà. Bientôt ce sera la voix off qui s'élèvera rejouant la scène entre lui et celui dont il voulait tant devenir l'élève. J'aimerais vous dire un texte. De qui ? De vous !

Le maitre approuvera : Bonne voix. Bonne diction.

Personne n'aura donné de leçon à personne et surtout pas une leçon de théâtre. Pourtant nous aurons beaucoup appris ce soir, comme toujours lorsqu'il est question du parcours d'une vie. Et nous aurons gouté une forme d'humour tout à fait "bouquetienne".
14 sept. 2019
5,5/10
3
Outre pour son titre surprenant, faut-il se laisser tenter par « Je ne suis pas Michel Bouquet », seul en scène présenté en ce moment avec Maxime d’Aboville au Poche-Montparnasse ?

En un mot : il s’agit d’une introspection. Oui mais il s’agit de Michel Bouquet et de Charles Berling recueillant ses propos dans un livre (Les Joueurs, éditions Grasset) adapté par Maxime d’Aboville à l’occasion de ce seul en scène. Il s’agit d’une transmission et d’un hommage sensible.

Cela étant dit, fallait-il replacer ce texte parfois décousu, fruit d’une discussion, au théâtre et dans un seul en scène qui par essence perd le chemin du dialogue pour devenir monologique ?

Bien qu’irréprochable dans sa prestation (et en même temps toujours un peu angoissant, la faute à son rôle marquant dans The Servant), Maxime d’Aboville ne parvient pas, à mon avis, à isoler la substantifique moelle du superflu. La mise en espace a quelque chose de sobre qui invite à l’écoute et cela raconte effectivement Michel Bouquet et des passages rocambolesques de sa carrière et de sa vie : forte et marquante pendant l’enfance avant l’épiphanie pour le théâtre qui changera tout pour lui en 1943. Pourtant, tout dans ce texte n’accroche pas. On sent l’acteur inspiré mais autour des grandes phrases restées célèbres comme le “Je ne suis pas Michel Bouquet” s’amoncellent des détails dispensables. Ce n’est pas un texte que l’on puisse qualifier d’inspirant ou qui pousserait à la réflexion mais bien une histoire, celle d’un monstre sacré du théâtre français qui se raconte tel qu’il est et tel qu’il se vit, et l’on se retrouve plus à observer Maxime d'Aboville présent en chair et en os devant nous, vibrant de l’hommage qu’il rend à son maître, qu’à écouter le récit de cet autre acteur vénéré mais absent.

Peut-être le livre était-il la forme la plus appropriée pour garder intacte cette parole spontanée née de l’échange avec Charles Berling ?

Mi-figue mi-raisin… Quoi qu’il en soit, le meilleur moyen de se faire un avis reste encore de s’y rendre !
12 sept. 2019
8,5/10
3
Fan inconditionnelle de Maxime d'Aboville, je ne pouvais passer à côté de ce spectacle et du coup, difficile d'être objective...

Avec une chaise pour tout décor, le comédien use à merveille de son talent pour faire passer l'admiration qu'il éprouve pour Michel Bouquet.
11 sept. 2019
8/10
4
Maxime d'Aboville nous délivre avec pudeur et passion son talent. Mais tout le monde ne peut pas être Michel Bouquet.

Ça reste un bel hommage et une reconnaissance sont rendus à ce monstre sacré. Du beau théatre que ces entretiens réalisés par Charles Berling.

Une belle création à ne pas rater !
9/10
1
... Les mots de Michel Bouquet et l’interprétation de Maxime d’Aboville font de ce spectacle un temps de théâtre intelligent et captivant où le plaisir est vif tant l’hommage est réussi, les propos passionnants et le jeu juste et personnel. À voir et à revoir, je le conseille vivement.
8 sept. 2019
8,5/10
3
Une enfance, marquée par la seconde guerre mondiale, la famine, la peur, la délation, son père de nouveau mobilisé, un père aimant sans doute, mais peu bavard, traumatisé par la Grande Guerre, le petit Michel travaille pour aider ses parents. Sa mère l’emmène au théâtre et à l’Opéra Comique, quel bonheur, quelle révélation !

Il osera un jour franchir la porte du domicile du comédien Maurice Escande, élégant sociétaire de la Comédie Française et surtout professeur ! Celui-ci l’encourage, lui donnera des cours. Petit à petit, le jeune Michel fera son chemin, avec sa diction et ton timbre si particuliers. Théâtre, superbe rencontre avec Albert Camus, téléfilms, et au cinéma, le comédien préféré de Chabrol, sauf pour la conduite automobile…

Comédien s’effaçant devant un personnage, “il n’est pas Michel Bouquet”, il est le personnage qu’il incarne, qu’il apprivoise, il a besoin de comprendre le cheminement du personnage, qu’il soit tyran ou bourreau. C’est un amoureux des beaux textes, des classiques, créations aussi.
Maxime d’Aboville, admirateur de Michel Bouquet (on le comprend !), prend à bras le corps le texte, les mots de Bouquet. Ce n’est pas une imitation du grand comédien, bien entendu, mais un parcours, une philosophie de vie. La mise en scène de Damien Bricoteaux est sobre, une chaise devant un rideau, fort belle composition de Marguerite Danguy Des Déserts et François Loiseau pour les lumières.

Un spectacle intéressant qui fera découvrir d’autres facettes de Michel Bouquet. Un bel hommage du non moins génial Maxime d’Aboville.
7 sept. 2019
7/10
5
« Je ne suis pas Michel Bouquet », c'est Michel Bouquet qui le dit lui-même dans un livre d’entretiens avec Charles Berling : « Les joueurs », édité chez Grasset en 2001.

Au cours de ces entretiens, Michel Bouquet parle de son enfance, de son père traumatisé et mutique depuis la guerre de 14 et qui pourtant lui laisse une image forte, de la seconde guerre mondiale et de son entrée dans l’univers du théâtre. Et puis, il nous dit toute l’importance du théâtre pour lui et comment se comprend pour lui le métier de comédien. Il y a sa rencontre inouïe avec Albert Camus qui l’a fait jouer avec Gérard Philippe, son entrée ‘un peu en force’ chez Maurice Escande de la Comédie Française,… Tant d’anecdotes merveilleuses !

Le récit est long mais passionnant et très intéressant. Il n’y a pas l’intégralité du livre dans ce spectacle. Un choix minutieux a été opéré par Maxime d'Aboville qui a la lourde tâche d’incarner Michel Bouquet. Choix d’histoires qui lui ont parlé car lui-même est un admirateur de Maître Bouquet. J’aurai pourtant vu un comédien plus âgé pour remplir ce rôle, pourquoi pas quelqu’un comme Charles Berling lui-même ? Mais c’était le projet de Maxime et pas d’un autre…

Quand la pièce commence, nous découvrons donc l’acteur assis devant un panneau qui occupe tout le fond de la scène (très jolie réalisation de Marguerite Danguy Des Déserts) et auréolé d’une douce lumière (François Loiseau), il se prépare mentalement avant d’entrer en scène. Ce décor dépouillé est le choix de Maxime d’Aboville et du metteur en scène Damien Bricoteaux afin de mettre l’accent sur l’important : le texte, les paroles de Michel Bouquet.

J’ai comme une envie d’acheter le livre pour tout découvrir de Monsieur Bouquet.
7 sept. 2019
9/10
0
La pièce retrace la vie de Michel Bouquet. Enfant rêveur, à part, plongé dans son monde. Le théâtre sera sa révélation. Il évoque la difficulté de la guerre et cette incroyable début avec Camus puis Escande. Il parle de son père, ce "taiseux" qui le marque. Sa mère, sa femme ont peu de place dans ce récit de sa vie. Il exprime l'importance du théâtre, définit le métier d'acteur.

C'est un long récit plaisant, modeste et passionnant issu du livre avec C Berling. Bouquet n'explique pas, il exprime. Il ne donne aucune leçon. Il dira lui-même qu'il n'est pas Michel Bouquet.

Maxime d'Aboville incarne le personnage à la perfection. On voit le sourire malicieux de Bouquet sur son visage. La gestuelle est par moment troublante. Le texte est beau, joliment interprété par respect pour cet immense acteur qui a su tout interpréter.

Bouquet restera toujours pour moi le meilleur interprète de Ionesco avec bien évidemment sa femme.
Un très bel hommage, affectueux et sensible.
BRAVO!!!!
5 sept. 2019
9/10
3
« Je ne suis pas Michel Bouquet » de Michel Bouquet d’après « Les joueurs », entretiens avec Charles Berling, dans une mise en scène de Damien Bricoteaux au Poche Montparnasse est un rayon de lumière sur la vie d’un immense comédien : une étoile du Théâtre.

Une personne entre en scène dans le noir complet, seul le bruit de ses pas sur le plateau résonne et signale sa présence (un bruit qui ne sera pas étranger à cette période de la guerre par laquelle débute cette histoire en 1943), puis la lumière se fait petit à petit et apparaît assis sur une chaise, devant le rideau de fer d’un théâtre, décor de Marguerite Danguy des Déserts, Maxime d’Aboville : Je ne suis pas Michel Bouquet.
Un instant privilégié qui permet de sentir la salle avant de rejoindre sa loge pour préparer son entrée en scène.

Et commence une historie des plus fantastiques retraçant par séquences la vie de Michel Bouquet, du comédien, de l’homme.
Maxime d’Aboville admirable dans « Les jumeaux vénitiens » n’est pas le jumeau de Michel Bouquet, il a choisi parmi toutes les anecdotes recueillies par Charles Berling, celles qui lui parlaient, non pas par hasard mais par le cœur, celles qui ont fait de lui un comédien. Il a choisi les paroles de son maître. Celui qui a enseigné son art à tant de générations, même si en introduction Michel Bouquet dit qu’une génération n’apprend rien à une autre : le paradoxe de la vie, le paradoxe du comédien dont Diderot en fera un essai.

Un conte qui met en exergue la « définition », s’il en existe une, du comédien et sa place dans la société, tout en réfléchissant sur l’utilisation fréquente dans nos vies de la locution : « Je suis...je ne suis pas... »
Avec son tempérament, sa fougue, son expérience, Maxime d’Aboville entre dans le costume de Michel Bouquet et s’empare de sa parole, à tel point que par moments avec l’éclairage bien calibré de François Loiseau, ma vision se troublait pour voir en face de moi le visage, les traits de Michel Bouquet.
Bien sûr Maxime d’Aboville ne cherche pas à imiter Michel Bouquet, mais comme lui son magnifique sourire et son œil rieur nous empêchent de détourner notre attention. L’art de captiver une salle et de la faire jouer avec les comédiens comme aimait à le souligner Michel Bouquet.

Très jeune, il sortait de l’adolescence, étudiait le juridique, encore comédien amateur, Maxime d’Aboville a été frappé par le livre « Les joueurs » édité en 2001. L’enfance solitaire est un point de départ à ce qui deviendra leur passion commune. Et puis tout devient évident, une vie bascule : Maxime d’Aboville ne cherche pas à cirer les chaussures de Michel Bouquet mais à témoigner son admiration. Une admiration qui l’a conduit sur les planches.
Un témoignage qui passe par le récit de rencontres décisives, comme celle avec Albert Camus qui engagea sur trois répliques Michel Bouquet pour jouer avec Gérard Philippe ou celle de Maurice Escande, sociétaire de la Comédie Française, qui fut dérangé par un Michel Bouquet culotté et qui, à raison, lui fit confiance ou encore celle hilarante de Claude Chabrol qui s’évertuait à vouloir faire conduire Michel Bouquet dans ses films.

Vous avez une belle voix, une belle diction, s’entendait dire Michel Bouquet. Oui cela est vrai et l’est aussi pour Maxime d’Aboville. Une voix qui pose la réflexion, qui interroge sans donner à chaque fois la réponse sur la vie, sur notre condition : à nous de travailler.

Dans un bel écrin aux reflets dorés, Damien Bricoteaux a accompagné Maxime d’Aboville sur la rivière des souvenirs, s’arrêtant ça et là au gré des anecdotes. Soufflant de temps en temps dans la voilure pour donner du relief, du rire, de l’émotion, aux expressions de Maxime d’Aboville dans un récit tendre, léger, aux martèlements libérateurs.
Un travail fusionnel pour un résultat passionnant au service de l’art théâtral. Chacun dans sa partition, dans son rôle a donné naissance à cette belle histoire nommée : Je ne suis pas Michel Bouquet.

Une leçon de vie, de théâtre, d’amour qui mérite votre visite.
5 sept. 2019
9/10
30
Il est Maxime d'Aboville.
Il a été Charlie Chaplin. Notamment.
Il n'est pas Michel Bouquet.

Cette déclaration, « Je ne suis pas Michel Bouquet », c'est Michel Bouquet lui-même qui l'a prononcée.

Une déclaration qui a été recueillie par Charles Berling pour un livre d'entretiens, « Les joueurs », publié chez Grasset en 2001.

Maxime d'Aboville nous dit « reconnaître en lui [en Michel Bouquet, ndlr] une aspiration personnelle ». Au delà de l'homme à proprement parler, le comédien, et la façon d'exercer cet art.

Bien entendu, il était pour lui complètement illusoire et irréaliste de « jouer » Michel Bouquet.
Ici, il va nous dire les mots de ces passionnants entretiens entre deux comédiens.

Des mots qu'il a choisis.
Ces mots nous en disent évidemment beaucoup sur ce jeune homme de 94 ans, mais il nous en apprennent probablement également beaucoup sur Maxime d'Aboville lui-même.
Il lui a fallu choisir parmi les mots de Michel Bouquet contenus dans les deux-cent-quarante-et-une pages que comporte l'ouvrage.

Choisit-on par hasard de parler d'un père mutique, traumatisé par la guerre, d'une jeunesse troublée par l'occupation à Paris, en 1943, de la naissance d'une vocation d'acteur, de la rencontre avec Maurice Escande, des positions philosophiques d'une icône du théâtre, d'Albert Camus, de la mort ?

Dans le livre, bien d'autres sujets sont abordés.
Ces choix-là, d'une manière ou d'une autre, ne sont pas anodins.

Il arrive sur scène alors que la scène est plongée dans le noir.
On entend seulement ses talons. Une présence.

Il s'asseoit sur une chaise côté jardin. Ce sera le seul élément du décor, avec un cyclo représentant une sorte de paroi métallique.
Une épure, un dépouillement.
C'est la volonté de Maxime d'Aboville et de son metteur en scène, Damien Bricoteaux.

Seuls compteront les mots, et la façon de les dire.

Durant une heure, j'ai été fasciné par la capacité du comédien a nous retransmettre la parole de son aîné.

Il a fallu s'approprier les mots.
Seul, Michel Bouquet et Charles Berling qui a enregistré les conversations, seuls ces deux hommes savent comment ces mots ont véritablement été prononcés.
Sur la scène du Poche-Montparnasse, le comédien nous donne sa version, avec ses intonations propres, ses silences, le sentiment qu'il a eu quant à la façon de prononcer ses phrases.

Il a su faire émerger l'humour (Ah ! Les scènes consacrées à Gilles de Rai et à la Mercédès de Claude Chabrol.... Et non, vous n'en saurez pas plus), la colère qui peut parfois affleurer. (On retrouve alors les talons qui résonnent sur la scène).
Les parti-pris de l'adaptation sont tous judicieux, très justes. Impossible de ne pas penser que c'est de cette façon et seulement de cette façon que s'est exprimé M. Bouquet.

Après un extrait du Malade Imaginaire, où l'on entend la voix reconnaissable entre toutes, la scène finale nous plonge dans la rencontre entre les deux hommes.
Une scène qui a vraiment eu lieu.
Maxime d'Aboville se moque d'une certaine façon de lui, jeune comédien impressionné devant le Maître.
Ce final conclut de bien belle façon le spectacle.

Voici donc un très beau moment de théâtre.
Un comédien nous parle d'un homme, d'un Maître, d'un art plus que d'un métier.
Et du terrible Paradoxe du métier en question.

Maxime d'Aboville, par le biais de Michel Bouquet, nous livre une déclaration d'amour au Théâtre.
Il faut aller l'applaudir !