Critiques pour l'événement Home
19 nov. 2015
1/10
424 0
Quelle déception ! Nous avions vu la présentation de cette pièce au journal de 13h avec l'interview de Carole Bouquet et Pierre Palmade par Élise Lucet : ils ont tellement bien vendu leur pièce Home que nous n'avons pas hésité à faire 500 kms pour venir la voir.

Malgré un casting de pointure et de comiques, nous nous sommes ennuyés ferme ! Pas un éclat de rire dans la salle...le public avait pourtant répondu présent malgré le contexte des attentats et aurait bien eu besoin de se détendre.

Certains ont même dormi et quand à nous, la décence nous a retenu de quitter la salle. Platitude du texte, humour à dose homéopathique et d'un goût parfois incertain... Il faut avoir besoin de gagner sa vie pour se résoudre à jouer un tel texte.
10/10
257 0
Pas étonnant que cette pièce de David Storey rencontre un si vif intérêt depuis sa création.

Après Claude Régy et Chantal Morel, après de nombreuses récompenses aussi, montée cette fois-ci au théâtre de l’œuvre par Gérard Desarthe pour la troisième fois en France, cette pièce est intrigante par son univers, attirante par ses dialogues et impliquante par sa proximité.

Gérard Desarthe nous offre ici une mise en scène simple, totalement au service de ce texte puissant, dans un décor sordide à souhait de Delphine Brouard, tellement qu’on y croit tout à fait.

Nous voici plongés dans ce monde de fous, logé entre l’abstrait et l’absurde. Nous voici livrés aux stupeurs d’un conte de fées où les ogres peuvent être des princes et les fées, des sorcières et inversement… Du théâtre du traumatisme, voisin de Samuel Beckett, d’Harold Pinter, de Sarah Kane ou de Thomas Bernhard.

Les dialogues drôles et tristes nous surprennent à rire ou sourire mais à sentir les douleurs et les souffrances aussi, grâce à une distribution précise et juste. Entre les hommes plutôt calmes, troublés, sensibles, un peu comme des clowns tristes et les femmes plutôt extraverties limites agitées, impudiques et cruelles mais fragiles aussi, piégés par leurs folies, ces cinq comédiens sont terriblement bons et ne nous laissent pas indemnes.

Pierre Palmade, magnifique dans ce rôle dramatique, donne adroitement tout le caustique au personnage de Jack et aux redondances finalement drôles de ses propos. Il joue avec déchirement la proximité qui s’installe progressivement avec Harry, joué avec élégance et trouble par Gérard Desarthe. Vincent Deniard nous livre un Alfred cocasse, mystérieux et paumé.

Carole Bouquet nous surprend dans la cruelle impudeur et le dynamisme hagard de son rôle jusqu’à nous faire rire ou sourire de ses déviances éperdues et vaines de folle joyeuse. Valérie Karsenti est aussi inattendue que sa comparse. Elle nous sert une folle romantique, faisant le lien entre les personnages, tout en finesse et troublante comme les autres.

Un très beau temps de théâtre à ne pas manquer.
12 nov. 2015
4,5/10
271 0
Une pièce étrange avec un acteur génial ! Gérard Desarthe a un texte quasiment en monosyllabes, borborgymes ( ça s'écrit , comme ça ?) Il est toujours stupéfiant ! Un très bon duo avec Pierre Palmade, clown blanc et l'auguste ! La première scène est délectable puis ça de délite.

Carole Bouquet fait ce qu'elle peut mais manque de théâtralité. Valérie Karsenti semble mettre la pédale douce par pudeur quand elle est avec elle. elle se libère bien plus avec ses camarades masculins ! Un très beau décor. En gros, si vous n'avez jamais vu Desarthe sur scène ça vaut pour lui et un Palmade inattendu.
10 nov. 2015
1/10
271 0
Honteux !
Les acteurs sont tombés bien bas !

Ils sont à peine crédibles... Ils ne croient pas en leur texte. Pitoyable !
10 nov. 2015
5/10
268 0
Nous sommes dans la paisible cour d’un asile. C’est là que se rencontrent Jack et Harry, deux hommes internés là qui accumulent l’échange de banalités pour tromper le temps qui passe, rythmé par les différentes collations de la journée.

Aucune confidence ne sera formulée, juste quelques anecdotes anodines. Ils laisseront ensuite leur chaise à deux femmes, Kathleen et Marjorie. La première, nymphomane, et la seconde, mythomane, cherchent à communiquer pour se sentir encore vivantes mais leurs dialogues, décalés, sont très souvent vides de sens.

Home a été créée à Londres en 1970 et proposée à Paris dès 1973 dans une adaptation de Marguerite Duras avec Gérard Depardieu dans un rôle très secondaire. Si l’auteur britannique David Storey souhaitait, dans sa quatrième pièce, reconstituer le climat d’oppression et l’univers clos d’un hôpital psychiatrique, la mise en scène, très statique, de Gérard Desarthe ne parvient pas à convaincre malgré une distribution de bons acteurs. Carole Bouquet, choucroute blonde sur la tête et chewing-gum mâchouillé à outrance lui donne un air de péripatéticienne d’un âge déjà avancé. Elle ne cesse de se plaindre de ses pieds en écartant à intervalle régulier ses jambes à peine couvertes par sa robe à fleurs ou en laissant échapper un rire peu naturel, gloussant comme une adolescente titillée par des débordements hormonaux.

Sa copine, interprétée par Valérie Karsenti, est une flamboyante rousse aux chaussettes dépareillées, l’une bleue et l’autre orange sur des collants verts, à l’allure d’une paumée limitée intellectuellement parlant. Harry, quant à lui, prend vie sous les traits de Gérard Desarthe, en costume et sandales ouvertes sur des chaussettes couleur rouille. Mais celui qui surprend le plus, c’est sans aucun doute Pierre Palmade en dandy aux cheveux longs et gras, un véritable rôle de composition pour ce comique qui s’essaye à un autre registre avec cette pièce dramatique et arrive à tirer son épingle du jeu. Néanmoins la pièce tourne à vide et c’est désespérément ennuyeux. Beaucoup trop de silences ponctuent la pièce, ce qui crée un immense manque de rythme. Nous ne pouvons même pas nous raccrocher au texte qui ressemble presque à des dialogues de sourds mais qui sont en réalité des conversations de fous. C’est à peine si la présence sur scène de Vincent Deniard, en balaise simplet, arrive à nous divertir lorsqu’il se muscle avec la table sur de drôles de bruitages ou avec les chaises. Le décor, misérable, avec un tas de briques, des poubelles en fer et du mobilier épars dont une table sur laquelle trône fièrement un vieux transistor, convient en revanche parfaitement à ces cinq personnages malmenés par la vie.

Tout est dit ou plutôt rien ne nous parvient dans un texte absurde qui ne fait aucun sens. Même si c’était le but de cette écriture décalée, le rythme proposé, proche de celui de la tortue qui recule, ne nous permet pas de nous attacher aux personnages, obsédés par l'idée de trouver une place, symbolisée par les chaises, ou à ce qu’ils vivent. Ainsi nous sombrons dans un profond ennui avec la sensation désagréable d’être passé à côté de la pièce. Mais pourquoi de si bons acteurs se sont-ils embarqués dans cette folle aventure ?
1 nov. 2015
8/10
154 0
Je ne comprends pas pourquoi certaines critiques sont si mauvaises... J'ai beaucoup aimé cette pièce qui sort, certes, du théâtre traditionnel mais qui est très drôle, très touchante, où les acteurs sont excellents (mention spéciale à Gérard Desarthe pour sa performance).

Bref, un très bon moment passé dans ce petit théâtre charmant où l'on est au plus près des comédiens. A voir !
26 oct. 2015
1/10
172 0
Quel ennui, quel ennui.... mais quel ennui !

J'attendais beaucoup de ce spectacle. Comédie anglaise mal traduite ? Mal adaptée ? Mauvaise distribution ? Total fiasco.

Très vite, on souffre avec les comédiens qui ne peuvent pas ne PAS sentir que ça ne passe tout simplement pas.
Comment vont-ils tenir l'affiche...
25 oct. 2015
4/10
172 0
Il y a deux personnes que j’ai appréciées lors de cette représentation :
L’ouvreur qui nous a placé, jeune, sympa et rigolo.
Pierre Palmade qui est charismatique, avec une véritable puissance comique (ce n’est pas un scoop…). Il pourrait rendre intéressant et drôle même le texte le plus inepte.

Pour le reste rien à dire. Cette pièce sur des fous qui papotent dans un asile, s’adresse à des spectateurs extrêmement intelligents. Je ne suis pas le cœur de cible. Je suis trop bête pour saisir toutes les subtilités d’une pièce comme Home, à supposer qu’il y en ait… Je n’ai rien compris et je me suis ennuyé lorsque Pierre Palmade n’était pas sur scène. Et pourtant, les comédiens ne sont pas mauvais. Le décor est sympa. Il a un petit côté Deschiens.
23 oct. 2015
1/10
172 0
1h30 de pur ennui, dans une salle surchauffée.

A éviter absolument.
17 oct. 2015
5/10
193 0
Décevant. Quand je pense à Home c'est le premier mot qui me vient à l'esprit.

J'y suis allée voir les femmes. J'avais adoré Valérie Karsenti dans Chambre Froide l'année dernière et Carole Bouquet et bien c'est Carole Bouquet! J'étais donc impatiente de voir cette pièce.

L'attente était grande, et la déception tout autant.

Karsenti et Bouquet sont décevantes avec des rôles de potiches. Elles amènent peu de choses à la pièce. On se demande vraiment comment une brochettes d'acteurs aussi talentueux ont pu se fourrer dans une pièce comme ça !

En plus l'absurde n'était pas vraiment au rendez-vous. Enfin, les dialogues étaient loufoques, sans queue ni tête mais on peut le mettre dans un contexte : celui de l'hôpital psychiatrique. Où est l'absurde, le vrai, quand une situation peut être réelle? J'adore l'absurde mais là je ne m'y suis pas retrouvée...

Point positif: Pierre Palmade était bon, très bon, il tirait vraiment son épingle du jeu.

Mais ça ne suffit pas. Je n'ai pas aimé cette pièce.
15 oct. 2015
7/10
220 0
Les fous peuvent-ils sociabiliser et vivre en communauté ? Gérard Desarthe réunit un quintette de toqués attachants dans Home de David Storey. Au Théâtre de l’Œuvre (après sa création au Montansier), une distribution copieuse navigue à contre-courant avec bonheur dans cette pièce so British traversée de fulgurances métaphysiques sur la solitude et l’envie de se créer un cocon rassurant.

Loin d’être immédiatement perceptible aux sens, Home fonctionne davantage par glissement et par non-dits. La parole devient rempart contre un anéantissement complet dans la démence alors même que le discours trahit une déliquescence de la pensée.

Attiré par ce « boulevard anglais », Desarthe en restitue la saveur douce-amère avec une tendresse particulière pour ces cabossés de la vie dignes d’être respectés. Contredisant les didascalies de la pièce précisant que la scène se déroule dans le jardin d’un hôpital psychiatrique, le metteur en scène souligne la claustration de ces cinq âmes avec ces fenêtres barricadées et ces murs couleur gris pénitencier.

Desarthe sème la confusion avec délice en procédant à une distribution à contre-emploi. Retrouvant sa partenaire de Dispersion, il confie à Carole Bouquet le rôle de Kathleen en la transformant en poupée Barbie vulgaire et nympho qui ne cesse de mâcher son chewing-gum tout en gesticulant. Prononciation traînante, rire d’oie grasse et perruque blonde choucroutée précisent le portrait. Méconnaissable ! Pierre Palmade, lui, étonne en gentleman à la famille indénombrable. Il ne cabotine plus et se montre d’un sérieux à toute épreuve. Valérie Karsenti charme en rouquine intrépide tandis que Gérard Desarthe surprend en dandy grabataire et séducteur à la malice bon enfant. Vincent Deniard en impose avec son physique de Titan moulé dans sa tenue de catcheur. Avec ce rôle très physique, il offre un contrepoint menaçant à l’équilibre précaire des nouveaux amis.

Desarthe parvient donc à installer un climat très étrange avec Home. Entre comique caustique et réflexions sur la solidarité entre aliénés mentaux, cette pièce interroge de bout en bout notre regard sur ces gens souvent incompris, avec une compassion non feinte.