Critiques pour l'événement Hard
5 janv. 2019
0,5/10
41 1
NUL, NAVRANT, une torture.
Mais qu'allaient-ils donc faire dans cette galère ? J’ai peine à croire que la série est eu du succès puisqu’elle serait l’exact reflet de cette pièce. Comment des acteurs peuvent-ils se compromettre de la sorte à tenter de jouer un texte indigent, pas drôle et sans éclat (de rires).
Bref, fuyez.
25 déc. 2018
8,5/10
82 0
Le vaporisateur à moustaches...
La toupie à toupet, La torpille nippone, Tintin dans le milou, Le lave glace à pédale, La visite au cyclope, Les poires au sirop ...
Ces positions fort imagées du Kamasutra San Antonien auraient bien eu leur place dans cette comédie ré jouissive !
Au vu du résultat, on se dit qu'ils ont vraiment dû se marrer aux répétitions.

Comme quoi ma grand mère avait raison : il n'y a pas de sot métier !
19 déc. 2018
7/10
63 0
Une pièce sur le monde du porno, c'est assez rare.

Ici, c'est plutôt réussi. On rit beaucoup, les acteurs sont très bons (mention spéciale à Charlie Dupont), le rythme est soutenu du début à la fin...

On passe donc un bon moment !
13 déc. 2018
1/10
60 0
Nous sommes parties au bout de 30 mn ... Le théâtre potache, lourd sans finesse ...
Le sujet était pourtant une bonne base mais insupportable de lourdeur.
9 déc. 2018
2/10
70 0
Vu la pièce tirée de la série à succès de Canal + . J'ai été attiré par le thème qui pouvait si il avait été bien exploité, être très drôle puisqu'il s'agit d'une femme ultra catho qui hérite, à la mort de son mari, d'une entreprise qui fabrique des pornos.
J'adore Claire Borotra qui pour moi est d'une classe folle et je me demandais comment elle pourrait s'intégrer dans ce genre de scénario.
Avec un tel sujet, il eût fallu faire des dialogues tout en subtilité pour contre-balancer le thème.
Or nous assistons à des dialogues vulgaires à l'humour ultra daté, des jeux d'acteurs très moyen excepté Claire Borotra, et un scénario dont on devine à l'avance chaque rebondissement si toutefois il y en a.
J'ai été consterné par cette pièce ou je n'ai ri qu'une seule fois ... et encore... ou si la troupe se donne à fond elle est obligée de tomber à côté tant le metteur en scène leur a donné des indications de jouer la fausse vulgarité.
Le texte est indigent ou l'auteur essaye de placer des jeux mots foireux et vulgaires ou l'on cité le mot "bite" environ 30 fois.
Je suis loin d'être un père la pudeur mais là on tombe vraiment dans ce qu'il y a de plus glauque.
À éviter sauf pour Claire Borotra.
6 déc. 2018
0,5/10
29 0
Médiocre, pas bien joué, scénario pauvre, très mauvaise soirée.
8 nov. 2018
1/10
27 0
Pièce décevante, très décevante .
Le thème aurait pu donner lieu à des dialogues plus travaillés mais ils sont malheureusement restés très basiques, crus à l'image de ce thème. On a l'impression d'assister à une mise en scène des années 70, les scènes se succèdent rendant le scénario peu crédible et très lourd. Nous avons à peine souri, le côté marrant de la pièce est très usurpé. Bof bof bof
7 nov. 2018
3/10
21 0
Des blagues faciles.
Nous sommes allés voir cette pièce sur les conseils de votre site. C'est tout de même assez moyen. Pas mal d'acteurs, de moyens techniques mais le texte est trop moyen. Le texte est attendu : vraiment rien d'extraordinaire. Avec votre site "au balcon" nous avions l'habitude de voir de très bonnes pièces, là nous sommes ressorti déçus.
4 nov. 2018
1/10
18 0
Quelle déception....
Nous y allions sans aucune hésitation après la lecture de votre critique et de celles des visiteurs...
Presque 2 heures à espérer que ces blagues lourdes et vulgaires débouchent sur enfin un peu de finesse, des comédiens que l'on sent piégés dans ce pseudo remake d'une série qui n'a rien à faire au théâtre, sans montage serré ou bruitages pour faire passer les creux du texte.

Triste de voir se débattre les comédiens dans ce jeu exagéré et caricatural mais qui ne suffit pas à rehausser ce texte bas de gamme. Les jeux de mots sont nuls, le grivois n'est là que pour choquer et tourne au vulgaire, la salle est à moitié vide, la mise en scène est grand guignolesque et quel soulagement quand c'est enfin fini... !
Les comédiens pourraient être excellents, quel dommage... mais que diable font Claire Borotra et Nicole Croisille dans cette galère ?
26 oct. 2018
9,5/10
28 1
Soirée sous le signe de l'humour hier soir au théâtre de la Renaissance!

Quel plaisir de retrouver les acteurs que j'vais adoré dans la série originale : Roy, Corrado et Pierre sont irrésistibles! Le nouveau casting féminin est génial aussi!

Excellente adaptation de Bruno Gaccio, excellents dialogues, excellente mise en scène de Nicolas Briançon, excellents comédiens! Bref, "une comédie drôlement jouissive" :-)
22 oct. 2018
7,5/10
29 0
Grivoiseries sans vulgarité, humour sans lourdeurs, cette pièce a évité les pièges.
Au contraire on y retrouve de la légèreté, du plaisir, du rire, du décalage et de la joie. Surtout une grande joie manifeste de tous les protagonistes qu'ils soient sur scène ou dans la préparation de cette réjouissance.

Pas d"inquiétude on peut même y emmener sa maman sans l'offusquer. Tout au plus rougira-t-elle.

Les comédiens nous ont régalés. Les 3 rôles sont tenus par des comédiens qui s'éclatent et ne se prennent pas au sérieux.
Mention très spéciale pour Stefan Wojtowicz : Fabuleux !!
Les comédiennes sont un peu en dessous. Notamment le rôle principal qui manque de piquant et de force. Il est là interprété trop dans le registre de la petite chose fragile trop prononcé alors qu'elle est théoriquement forte dès le départ.

Le début de l'histoire est un peu amené précipitamment. On sent sur ce morceau que l'adaptation n'est pas la plus évidente et qu'il y a manque de temps pour étoffer. Dommage. C'est la seule fausse note.
Le reste donne une soirée vraiment drôle et réussie pour ceux qui cherchent une pièce légère et sans chichi.
21 oct. 2018
7,5/10
11 0
Une idée osée que de faire une pièce sur le milieu du hard, mais une idée plutôt bien inspirée quand on voit le résultat.

On est très vite mis dans l’ambiance avec le défilé de personnages hauts en couleur lors de l’enterrement de leur ancien patron. C’est sa femme, bourgeoise catho du Vésinet (toute ressemblance avec des personnes réelles serait purement fortuite) qui va reprendre l’activité de son défunt mari. Choc des cultures puisqu’elle n’a découvert la situation professionnelle de son respectable époux qu’à sa mort.

C’est une vision très bienveillante et tendre que nous apporte cette pièce sur le monde du porno. Même si bien sûr on sait que malheureusement la réalité est souvent bien différente, on décide, ce soir, de croire à cette version Bisounours.
Hard est l’adaptation théâtrale d’une série diffusé sur Canal+ entre 2008 et 2015. Les comédiens sont tous très bien, le décor agréable. La mise en scène de Nicolas Briançon, fluide et efficace (ce qui n'avait rien d'évident vu le découpage dans l'action et le temps) participe beaucoup à la réussite de la pièce !
Comme le sujet est pour le moins original, je décide de regarder un peu autour de moi :
Trois types de réactions dans la salle :
- Éclats de rires francs et bruyants à ma gauche : on est là pour rigoler, on assume et on s’esclaffe quand le réalisateur évoque avec émotion le tournage d’Autant en emporte le gland.
- Petits fous rires contenus des trois femmes devant moi. Elles sont venues entre copines pour s’encanailler un peu...je les soupçonne d’habiter Le Vésinet ! : « oh là là ils exagèrent tout de même...mais qu’est ce que c’est drôle »
- Lèvres pincées et fesses serrés à ma droite, parfait bobo trentenaire : « mon dieu pourquoi suis-je aller me mettre dans cette galère » il lève les yeux au ciel et prend un faux air distant et hautain. Je ne peux m’empêcher de penser « mais qu’est-ce que sa copine doit s’emmerder au pieu ! »

Pourtant ce n’est jamais vulgaire et le jeu innocent et naturel des comédiens rend le tout léger et agréable.
Bien sûr ce n’est pas du Shakespeare mais à moins de s’être trompé de théâtre on savait tout de même à quoi s’attendre.

De mon côté, j’ai pris mes précautions, j’ai emmené avec moi une valeur sûre, une copine bien libérée et que le titre de film "Kill Bite" ne pouvait que faire marrer. Ses éclats de rire sont communicatifs, nous sortons de la pièce d’humeur joyeuse.

Et finalement que demander de plus !
Un très bon divertissement donc pour un public averti dans les deux sens du terme.
Allez hop, on se déride un peu et on file au théâtre.
21 oct. 2018
7,5/10
15 0
Hardware ou software?

Une version soft de Hard, petite boutique de l'arrière Boutique mais une version portée par une bande qui ne débande pas.

Je suis aller retrouver par la pièce tout ce joli monde d’une industrie assez attachante. Dans la série toute rencontre de copains copines finit en orgie ce qui n’était pas si décadent finalement car la série amenait cet achèvement de l’humain dans lequel la chair amènerait ce mystère non résolu (un territoire ultime de l'épanouissement ? Un rêve underground sous la dalle de resto bobo?)

Enfin bref j’ai aimé dans la série cet effet cloison de papier sans ombres en débats-ébats. Ici on est plus dans un preview de fête foraine qui ajoute le palpable à l’impalpable. La transposition est astucieuse et permet d’apprecier une troupe d’acteurs chaleureux et brillants. Le software du théâtre du sexe s’introduit au fond dans un PC libertaire sous Linius tendance OS X. Étrange objet du désir qui se fait spectacle en abime des sens.

Effet comique ou érotisme, pas si loin au fond.
16 oct. 2018
9/10
18 0
A la mort d’Alexandre, sa femme Sophie se retrouve propulsée à la tête de la société de production porno qu’il dirigeait en secret. Bourgeoise coincée, Sophie découvre avec effroi le vrai travail de son mari qui travaillait en plus avec sa belle-mère (Nicole Croisille). Comble de l’histoire, l’acteur porno principal de "Soph'X", Roy Lapoutre, lui témoigne des preuves d’amour dont il est le premier étonné et auxquelles elle ne restera pas insensible...

C’est un régal de retrouver sur scène une partie du casting de la série originale. On sent que les acteurs s’amusent sur scène et l’humour direct n’en ai pourtant jamais graveleux. On rit de bon cœur et sans se gêner !

Dans le rôle de Roy, François Vincentelli est aussi délicieux que dans la série. Malgré son rôle un peu trash, son personnage respire la tendresse et la gentillesse. Corrado (Charlie Dupont), mon personnage préféré, est aussi déjanté et bouffon que dans sa version originale. Son jeu de scène est vif, sans langue de bois. Son assurance et ses répliques farfelues le rendent hilarant – à noter d’ailleurs quelques jeux de mots savoureux. Tout de cuir vêtu, Stephan Wojtowicz est une caricature vivante : un peu beauf, un peu râleur mais au cœur artichaut.

Nicole Croisille est, elle aussi, d’une drôlerie tendre dans son rôle de belle-mère lesbienne et Isabelle Vitari (Laure dans la saison 2) reprend à merveille le rôle de la meilleure amie un peu perverse. Elle est de loin l’actrice la plus assurée de ce casting féminin. Car il faut malgré tout relever une petite faiblesse de Claire Borotra dans le rôle principal de Sophie qui n’est parfois pas aussi naturelle et à l’aise que ses coéquipiers. Ce décalage est malheureux et casse parfois la veine comique basée sur l’exagération. Paradoxalement, elle n’en fait pas assez pour que cela prenne. Mais la barre était haute et l’actrice s’installe mieux dans son rôle vers le milieu de la pièce (même si je regrette un peu Natacha Lindinger).

La mise en scène de Nicolas Briançon est dynamique, multiplie les espaces et sert souvent à créer des incursions dans des scènes pour les rendre inattendues (je pense notamment à ce plateau de tournage sur roulette qui apparaît puis disparaît comme on tirerait un tiroir). L’esprit de la série canal est tout à fait respectée, je dirais même qu’il prend vie sur la scène- c'est une très belle transposition.

Un réel moment de décomplexion et de rire ! Bonne humeur garantie en sortant de cette comédie désopilante. Sans mauvais jeu de mots... Ca claque sec !
15 oct. 2018
8,5/10
16 0
Chaque année, je suis bluffée par le fait que Nicolas Briançon arrive, encore, à me surprendre. Surprise d’abord parce qu’en revenant cette saison avec Hard, le metteur en scène que je suis depuis plus de 7 ans maintenant parvient à renvoyer la balle loin de là où il l’avait laissée avec Faisons un rêve l’année dernière à la Madeleine. Il tape fort, il tape juste : en réalité, il tape même en plein dedans. Mon esprit prude craignait un humour lourdingue qui m’aurait laissée de côté. C’est mal connaître Nicolas Briançon : il ne laisse jamais son public de côté.

Hard est adaptée de la série du même nom présentée sur Canal + entre 2008 et 2015. Et pour ceux qui, comme moi, l’auraient manquée, en voici un court résumé : à la mort de son mari Alexandre, Sophie découvre qu’il n’était pas transporteur comme il le prétendait, mais patron d’une société de films pornographiques nommée Soph’X. Elle se retrouve alors à la tête de l’entreprise, avec pour mission de la sortir de sa lente agonie. Difficile d’accuser le coup, surtout quand on se rend compte que sa belle-mère est lesbienne et adepte de porno, et que l’acteur principal de la boîte surnommé Roy Lapoutre tombe soudainement amoureux de vous !

Que ce soit le titre de cette critrique ou celui du spectacle, le ton en est donné. Vous n’aurez plus l’excuse de ne pas savoir ce que vous alliez voir ni l’opportunité d’accuser une langue trop crue venue vous chatouiller votre oreille chaste. L’humour est gras et facile, ne nous le cachons pas, les expressions sont sans filtre, les jeux de mots lubriques s’enchaînent, et on rit. Mais on rit sans vulgarité, car dans ce spectacle rien n’est gratuit. C’est étrange de se dire que parmi les spectacles que j’ai vus récemment, Hard est l’un des seuls où je n’ai pas vu d’organe génital à l’air libre. On en parle, on en rigole, mais on ne montre rien.

Enfin, rien… Il faut reconnaître que François Vincentelli et Charlie Dupont passent une bonne partie du spectacle en sous-vêtements – ce qui n’est pas pour nous déplaire. Mais si l’atout-charme est important, il l’est moins que l’atout qualité, et le jeu des comédiens est sans faille dans ce spectacle. Le mot d’ordre semble avoir été la caricature : en tout cas, chaque comédien a forcé sur certains traits de la personnalité de son personnage. Mais c’est un comique qui fonctionne bien, et on a plaisir à les retrouver tout au long du spectacle : en se donnant pareillement pour chaque personnage, les comédiens sont à mourir de rire. Bravo donc à Charlie Dupont d’avoir ainsi maintenu seul la salle en haleine pendant un changement de décor, à François Vincentelli d’osciller avec finesse entre beaufitude et idéal masculin, à Stephan Wojtowicz pour cette mollesse désopilante !

Étrangement, la ligne directrice semble avoir été différente chez les comédiennes qui, ce soir-là, m’ont un peu moins convaincue. C’est un plaisir de retrouver Nicole Croisille sur scène et je dois dire que certaines de ses punchlines étaient très bien envoyées, mais il m’a semblé que d’autres manquaient encore d’aplomb. Une question de rythme, peut-être, mais quelques répliques ne m’ont décroché qu’un sourire alors que, mieux amenées, ou mieux répondues peut-être, elles auraient pu être hilarantes. A ses côtés, si Isabelle Vitari convainc en meilleure amie influente et ambigüe, Claire Borotra peine un peu plus avec le rôle de Sophie, clairement le plus ingrat du spectacle. On l’aurait souhaitée plus drôle.

Si ces situations rocambolesques et ces personnages caricaturaux fonctionnent, c’est principalement grâce à la main de Nicolas Briançon. Comme toujours, sa mise en scène intelligente et énergique permet à un texte qui – à mon avis – ne se suffirait pas à lui-même, de rendre l’essentiel de son essence comique et d’emmener le spectateur dans cette histoire délirante. On se surprend à rire de blagues toujours croissantes sur l’échelle de la grivoiserie, mais qu’est-ce que c’est bon ! Et, mine de rien, on entend également quelque chose sur ce milieu particulier, sur la considération d’un métier tel qu’acteur de film pornographique, sur le plaisir féminin ou encore sur la sexualité des personnes âgées. Je ne parle pas d’une ambition philosophique profonde, simplement d’un texte qui rentre, et qui, à travers le rire, donne quand même à réfléchir.

Un spectacle décidément bien monté !
15 oct. 2018
7/10
16 0
Hard est une pièce décalée, une comédie qui ne se prend pas au sérieux. Bien entendu, ce n'est pas le genre de pièce à aller voir en espérant une réflexion poussée sur le monde. Par contre, Hard permet de passer un moment distrayant où je ne me suis pas ennuyé une seule fois.

La pièce ne tombe pas dans un excès de vulgarité même si thématique oblige l'humour est un peu lourd ;)
Bonne performance d'ensemble des comédiens (j'ai beaucoup aimé Stephan Wojtowicz).

PS : par contre, le théâtre de la Renaissance s'il est magnifique est vraiment l'un des plus inconfortable que je connaisse et je tâcherai à l'avenir de l'éviter.
14 oct. 2018
4,5/10
5 0
Nous sommes allés voir cette pièce, confiants après la lecture des commentaires de votre site.
Quelle déception : énormément de lourdeurs, jeu des acteurs mauvais, surjoué.

Dommage, le sujet aurait pu être traité avec un peu plus de finesse...
13 oct. 2018
8/10
13 0
C’est le choc des cultures lorsque Sophie fait la connaissance des employés de « Sophix ». Le décor, les accessoires, les costumes… je ne vous parle même pas du trophée qui trône sur le bureau du directeur. Le metteur en scène, genre Calimero en pantalon de cuir, tente de fléchir la veuve, qui veut se débarrasser à tout prix de cet encombrant héritage.

Mais voilà Roy LaPoutre, beau mec, je n’en dirais pas plus, c’est le coup de foudre… Sophie voit la vie en rose, son amie Lucie aussi, mais si jolie soit-elle elle n’arrive pas à ses fins… pour l’instant.

Elle est bien entourée Sophie, Vulva Black, Eden Latex, et Bambi Cool, sans compter un acteur à l’accent à couper au couteau, brave type d’ailleurs, bon époux et bon père, et oui !

Le langage est fleuri, les termes crus, mais après tout c’est normal c’est le sujet de la pièce et surtout, bonne humeur garantie, un zeste de romantisme quand même, de la générosité. Claire Borotra et François Vincentelli forme le couple glamour, Charlie Dupont est irrésistible, Isabelle Vitari, sexy et vilaine copine de Sophie, Stephan Wojtowicz est le « Lelouch » du X, Nicole Croisille (drôlissime et coquine). Une mise en scène très joyeuse de Nicolas Briançon.

J'ai bien rigolé sans complexe !
13 oct. 2018
7,5/10
12 0
Une comédie réjouissante !

Une thématique rare et bien traitée, où l'on parle grivoiserie sans tomber dans la vulgarité.
Une distribution enjouée, équilibrée et conséquente de neuf comédiens.
Des costumes superbes et accessoires rigolos et efficaces.
Un rythme soutenu et un fil narratif que l'on suit avec plaisir.
Un vocabulaire fleuri qui nous fait sourire, et éviter de croiser le regard faussement gêné de nos voisins de fauteuils.

On retiendra tout particulièrement les interventions de Stephan Wojtowicz, en réalisateur de films X fort de 30 ans de carrière, et Nicole Croisille, belle-mère aux moeurs légères, inattendue dans ce registre éroticocasse.
12 oct. 2018
7,5/10
65 0
Modérer ses hardeurs ?

Ceci peut se révéler très problématique...

C'est ce que vont constater les personnages de cette pièce, adaptée de la série TV éponyme par Bruno Gaccio, l'auteur historique des Guignols de l'info de la grande époque.

Alexandre vient de passer l'arme à gauche.
Sa femme pensait qu'il dirigeait une entreprise de transport. C'était en fait un producteur de films pornos.
Tout le monde le savait (y compris et surtout la belle-mère), sauf cette épouse-là.

Elle découvre le pot-aux-roses... Le poteau rose ?
Elle fait surtout connaissance avec la star maison, en la personne de Roy Lapoutre, qui est à la pornographie ce que Mikhaïl Kalachnikov était à l'industrie du fusil-mitrailleur.
Un « maître-étalon », en quelque sorte.

Et ce qui devait arriver arrive... Je vous laisse découvrir.

Gaccio s'en est donné à cœur joie !
Ce spectacle, qui n'est jamais vulgaire, va regorger d'obscénités, dont l'accumulation deviendra hilarante.
Une grande différence existe entre la vulgarité et l'obscénité. Il ne faut jamais confondre.
Ici, on appelle un chat un chat. (On remarquera que je n'emploie pas à dessein le féminin du dernier substantif...)
Tous les codes propres au porno seront sur scène, les costumes, les accessoires, et surtout le corpus lexical. On parlera donc allègrement de fist-fucking, d'éjac faciale, de triple-péné, j'en passe et non des moindres...

Parce que la pornographie, c'est un métier. Avec son lexique.
Reprocherait-on à un garagiste de parler de joint de culasse, de piston grippé ou encore de manque de lubrifiant ?
Je vous le demande un peu !

Cet empilement de termes « techniques », mêlé à de vraies situations de comédie, va produire un décalage qui tirera les fou-rires des spectateurs.

Parmi la brochette d'excellents comédiens, trois ont particulièrement retenu mon attention.
Nicole Croisille, en belle-mère totalement décomplexée, proférant les pires grossièretés de sa voix reconnaissable entre toutes, avec qui plus est un sérieux consommé, c'est quelque chose !
Je pourrai dire : « J'aurai vu ça dans ma vie ! »... Elle est formidable !

Stéphane Wojtowicz est quant à lui un producteur de X, tout de cuir habillé, et revenu de bien des aventures dans ce milieu.

Le comédien est lui aussi magnifique , notamment en lisant au public des scénarii (enfin, des scénarii... je me comprends...) très spécialisés.
Ses regards de chien battu, son ton désabusé, ses intonations désespérées sont épatants.

Vers la fin de la pièce, un trop court dialogue sur un banc entre les deux sus-nommés m'a fait penser à du Audiard.
Le « Tu racontes bien ! » de Melle Croisille à M. Wojtowicz relève ce cette veine-là.

Charlie Dupont est impayable en hardeur hispanisant, à l'accent ibère à couper au couteau !
Sa scène devant le rideau est phénoménale.

Le couple vedette est interprété par les irréprochables Claire Borotra et François Vincentelli.

Le metteur en scène Nicolas Briançon s'en est donc lui aussi donné à cœur joie.
Tout ça est très enlevé, très énergique, allant en permanence à l'essentiel.
Le trait est forcé, mais c'est précisément ce qui fonctionne.
Les différents tableaux s'enchaînent à vive allure, toute la salle devient le terrain de jeu des comédiens.
Sans avoir l'air d'y toucher, la direction d'acteurs est exigeante et précise.
C'est de la belle ouvrage.

Le public rira énormément, on sent que le sujet interpelle...
Les spectateurs de ce boulevard efficace ne boudent pas leur plaisir. Que demander de plus ?

Ah ! Une dernière chose...
L'adaptateur a glissé une vanne sur le décès d'un hamster qui m'a fait hurler de rire !
Du grand Bruno Gaccio !
Et puis, Puccini et Turandot sont de la partou... euh... de la partie ! Alors hein...