Critiques pour l'événement Géographie de l'enfer
Le 10/01/18 à Paris,

Un homme (Frédéric Baron), dont le nom nous est inconnu, se retrouve dans un chalet isolé, au milieu d’une forêt, en pleine nuit après un accident de voiture. Il fait la connaissance de Frank (Maxime Le Gac Olanié), J-C (Florent Hu) et Leslie (Jade Fortineau). Il ne semble pas à l’aise. Il n’est pas dans son environnement habituel. Qui est-il ? Comment est-il arrivé là ? Ce sont les premières questions qui nous viennent à l’esprit. Cet homme est-il en train de rêver ? Est-il mort ? Sommes nous en train d’assister à son entrée aux Enfers ?
Le dispositif scénique étant en quadrifrontale, la scène est encadrée par les spectateurs. Il n’y a pas d'issue pour lui.
Adrien Popineau, qui met en scène le spectacle, est parvenu à nous faire entendre un texte qui, bien qu'assez difficile, est d'une extraordinaire puissance. La proximité entre le public et les comédiens rend l’atmosphère lourde et pesante. Et pousse encore au questionnement. Nous nous sentons pris à partie et cherchons donc des réponses.
L'homme présente un vrai contraste avec les autres personnages qui semblent plus habitués à ce type de vie. Il porte un costume Gucci, il est élégant face aux autres qui sont habillés plus simplement. C'est Franck qui l'a trouvé et qui le ramène dans leur chalet. Ne pourrait-on pas rapprocher Frank de la figure de Charon qui fait passer les âmes mortes aux Enfers ?
Un spectacle de qualité avec quatre excellents comédiens.