Critiques pour l'événement Faust
4 mai 2018
6/10
77 0
Faust, vieil érudit usé, cherche une échappatoire à son enfer de livres et de solitude. Une nuit de fête villageoise, il tente d’abord de mettre fin à ses jours puis dans un élan de désespoir fait appel à la magie noire. Il voit alors apparaître un étrange personnage prêt à lui offrir jeunesse et luxure en échange de son âme. Faust accepte et, sa jeunesse retrouvée, séduit la virginale Marguerite. Mais le pacte finit par le rattraper et Faust commence sa lente descente aux enfers en y entraînant avec lui l’innocence Marguerite.

« Mettre en scène Faust a été l’occasion d’une hybridation entre les langages du texte, du jeu d’acteur, du théâtre visuel et de la magie » peut-on lire dans le programme… Rendons à César ce qui est à César : loin du naufrage annoncé par les critiques, la mise en scène mêlant la magie au texte de Goethe se propose de rendre visible l’occulte et l’humour présents dans le texte. C’est un angle intéressant mais qui ne m’a pas convaincue.

Le parti pris de la magie, des feux follets aux hologrammes, entérine une vision qui détricote tout ce qu’il peut y avoir de noirceur dans la pièce de Goethe. La pièce que j'avais vu au théâtre du Ranelagh il y a de ça un an, avait le mérite de camper un Méphistophélès démoniaque tandis que dans cette mise en scène, le grand clown Hecq n'a pas gardé une once de la noirceur qu’il avait du reste si bien incarné dans son rôle de Gubetta (Lucrèce Borgia). Laurent Natrella lui aussi était bien plus crédible en professeur dévoué dans son Singulis « chagrin d'école » qu'en érudit dépravé. Il y a globalement trop d'effets qui n'apportent rien et la chute de Faust est peu crédible, Laurent Natrella qui se tord n’a rien de glaçant, cela ne fonctionne pas.

Ajoutons la pantomime (du reste très drôle) d’Elliot Jenicot et je crois pouvoir dire que la magie douce a remplacé dans cette mise en scène le fantastique noir et l’aura de mystère qui confèrent à la pièce sa véritable profondeur. Sans parler de la parodie d'Éric Ruf par Benjamin Lavernhe qui fait passer le capitaine du navire pour un agité du bocal.

Pas assez de maléfices et trop d'artifices, tout cela reste bien trop angélique… On passe au large des sinuosités du texte de Goethe, noyé sous la forme et les ressorts scéniques. C’est bien dommage !
27 avr. 2018
9/10
94 0
Magie du théâtre, Magie au théâtre ...

Dans l'oeuvre de Goethe, la magie est là, omniprésente, "Faust" est un monde nébuleux d'idées et de symboles.
Et de fait tous les effets spéciaux, prestidigitation et illusions qui nous enchantent tout au long de la pièce ont parfaitement leur raison d'être !

Non Méphistophélès - génial Christian Hecq- ne subit pas les lois de la gravité comme les humains, oui la réalité est brouillée, les esprits sont convoqués, les sciences occultes initiées ...

Si le but du théâtre est de divertir, si d'autres arts peuvent l'enrichir et l' exalter alors ce pari un peu fou est parfaitement réussi !
Retrouver son âme d'enfant et s'émerveiller devant cette poésie ...

Saluons l'énorme travail de toute l'équipe, l'envie d'innover, d'inventer et de proposer autre chose !

Goethe a dit "J'aime celui qui rêve l'impossible" ... Nous aussi !
15 avr. 2018
8,5/10
123 0
Mais qui donc a décrété qu'il y avait de la magie, fût-elle nouvelle, dans cette adaptation du Faust de Goethe ?

Je sais bien ce que j'ai vu, tout de même : Christian Hecq et Elliot Jenicot lévitant à qui mieux mieux et défiant toutes les lois de la physique et de la pesanteur, un feu follet arrivant à toute vitesse vingt centimètres au dessus de ma tête, Anna Cervinka se consumant dans des flammes rougeoyantes ou encore Laurent Natrella dansant avec une petite lune !

Voir ou ne pas voir, croire ou ne pas croire ?
Telle n'est pas la question !

Ici, il est seulement question de s'enivrer de sensations « surnaturelles » et de comédie.
La magie est nouvelle car elle est au service d'un autre art, les effets techniques, visuels et sonores sont destinés à sublimer une pièce et à servir et prolonger l'interprétation des comédiens.

La magie et la grande illusion permettent d'aller encore plus loin dans l'exploitation et la restitution d'un texte dramaturgique.
Un texte qui se prête évidemment aux sortilèges, aux apparitions, disparitions et autres sidérants effets. On connaît le propos faustien, un pacte métaphysique, un contrat immoral entre un homme et le Malin. Un être humain qui n'en peut plus de sa condition d'Homme.

Valentine Losseau et Raphaël Navarro ont réussi leur pari d'introduire cet art de la magie sur un plateau de la Comédie française.
Si les débuts de la production furent difficiles m'a-t-on dit (difficultés techniques, difficultés de mise en place, la première retardée...), après trois semaines d'exploitation, tout est remarquablement au point.

Assis au sixième rang, j'ai été purement et simplement bluffé.
Au point de me laisser complètement aller et d'oublier qu'il y avait (probablement, allez savoir... ) des « trucs »...

Spectacle de magie, certes, mais surtout spectacle de théâtre.
Les comédiens jouent, et bien, comme à l'accoutumée. Avec en plus, un énorme challenge : exécuter les difficultés techniques des illusions.
Quel travail, quelle précision tout ceci a dû demander ! Une vraie gageure, un vrai défi.
Le talent habituel avec d'autres disciplines à maîtriser, si l'on inclut les marionnettes, la manipulation et les ombres chinoises...

Le duo Hecq-Natrella fonctionne à merveille.
L'opposition des caractères de leurs personnages respectifs est assez jouissive.
Beaucoup de tension dramatique mais également beaucoup d'humour se dégagent des rapports de ces deux-là.

Christian Hecq fait ce pour quoi on l'adore. Bien entendu que l'on retrouve des mimiques et des attitudes du père Nonencourt, de Bouzin, de Sosie, de Gubetta, de M. Duflot.
C'est pour cela qu'on l'aime !
Il est drôlissime, mais il est également très inquiétant. Parfois, il m'a glacé, prenant une voix grave, et passant d'un Méphistophélès primesautier au plus noir des Belzébuth !

Laurent Natrella est émouvant en toubib avide de connaissance universelle et d'amour charnel. C'est lui qui a le plus de texte. Il est totalement passionnant dans ce rôle exigeant, avec beaucoup de registres différents.

Elliot Jennicot et Benjamin Lavernhe s'en donnent à cœur joie, le premier notamment en sorcière plus qu'extravagante, et le second en directeur de théâtre très rufien !

Melle Cervinka est une Marguerite qui, certes, ne rit pas de se voir si belle en se miroir, mais qui fait bien notre bonheur néanmoins. Elle est totalement crédible dans des scènes qui sont assez « casse-gueule »...

Quant à Véronique Vella, elle m'a une nouvelle fois enchanté, notamment dans une remarquable scène de comédie, dans laquelle elle « drague » éhontément le Malin. Si si !

Pendant presque trois heures, j'ai retrouvé mon âme d'enfant s'émerveillant devant une histoire surnaturelle, je me suis totalement « lâché » à perdre pied devant la poésie de l'inexplicable et de l'inexpliqué.
Ici, le résultat est trop beau pour que l'on sorte de la salle en se demandant « mais comment font-ils donc ? »
Ici, il s'agit d'abandonner raison et logique, de s'immerger dans une féérie même maléfique, de se fondre dans la fantasmagorie, et surtout, de ne pas chercher à rentrer dans les détails.

Après tout, le seul qui se complaît à se nicher dans les détails, c'est bien lui : le Diable !
11 avr. 2018
7,5/10
75 0
Du Faust de Goethe , je ne connaissais -jusqu’ici- que sa transformation en livrets d’opéras: le « Faust » de Gounod et « la damnation de Faust » de Berlioz.
Et du dernier, je ne gardais qu’un souvenir désagréable, du fait de la mise en scène -calamiteuse à mes yeux!- d’Alvis Hermanis, qui fût présentée à l’Opéra Bastille, voici 2 ou 3 saisons, Elle avait découragé les interprètes -pourtant des têtes d’affiche: Kaufmann, Terfel, Koch- ; et, au niveau vocal, ils n’avaient pas donné, le meilleur d’eux -même… faute d’implication, sans doute, sur un tel projet.

Je n'ai jamais lu le texte de Goethe, d’où mon intérêt à découvrir un Faust au théâtre, c’est-à-dire « du texte », et dans une mise en scène a priori prometteuse.

A travers ce spectacle (adaptation, magie et mise en scène de V. Losseau et R. Navarro), je n’ai probablement pas découvert, autant qu’il aurait fallu (?) les dimensions métaphysiques présentes -dit-on- dans l’écrit de Goethe, et auxquelles sont sûrement attachés les familiers de l’oeuvre, ni été complètement confrontée aux grandes questions qu’elle soulève, comme ce qu’il en est de la question de la faute, de la culpabilité, du remords, de la rédemption, de la folie, de l’immortalité, etc.

Par contre, je dois reconnaître que j’ai passé une soirée agréable, conquise par tous les ressorts du « merveilleux », mis en œuvre dans ce spectacle et, par l’inventivité des procédés de magie utilisés ici : des « trucages » variés qui ont animé le spectacle, diverti la salle et rendu cette histoire de Faust, bien plus abordable que certaines expériences d’opéras que j’avais jusqu’ici vécues….

Une succession de tableaux, illustrant l’histoire et alliant, selon les épisodes, humour, illusion, malice, drôlerie, drame, ironie, fantastique, légèreté ou gravité, se succèdent sans entacher l’intérêt… sauf peut-être dans l’épisode du pacte qui contient un texte plutôt consistant et s’avère un peu long. Mais c’est là que se noue le drame… et sans doute, est-ce assez fidèle au texte …

Du jeu de lumières, des « gags » inattendus, des marionnettes-diablotins craquantes, des procédés vidéo « magiques » surprenants...
Les acteurs -partie prenante de ces activités de magie, et devenus tous, pour l’occasion, marionnettistes- sont étonnamment performants. Mais ils ne délaissent ni le jeu théâtral ni le jeu corporel (notamment les grands maîtres que sont, en la matière, Elliot Jennicot et Christian Hecq, qui devrait cependant pour ce dernier être un peu plus attentif à sa diction).
Le couple Marguerite-Faust pour ma part m’a convaincue. Je suis plus réservée sur l’épisode du frère.

Pour conclure : ce spectacle semble diviser !

D’un côté, les « familiers » du Faust de Goethe qui, sans aucun doute, attendent autre chose mais, que ce spectacle ne prétend pas -je crois- leur offrir.
Ils sont d’autant plus déçus que cette œuvre n’est que très rarement montée.

De l’autre, un public « bon enfant » qui découvre l’œuvre, et est conquis par ce « théâtre de foire » et d’illusion théâtrale, cependant non dénué d’émotion…

Il reste donc à chacun à voir directement… comment il réagira à cette proposition.

Pour ma part, je me réjouis que la Comédie Française ait souhaité expérimenter « cette hybridation entre les langages du texte, du jeu d’acteur, du théâtre visuel, et de la magie ». Une approche qui m’a intéressée et amusée.
Et aussi, que l’on puisse, en tant que spectateur de la « noble institution », passer, d’un jour à l’autre, du magnifique Phèdre de Sénèque au Studio Théâtre, au Faust inventif de Goethe au Vieux Colombier….et éprouver émotions et plaisirs dans des registres si différents.
9 avr. 2018
3/10
95 0
J'avais vu d'autres spectacles de Raphaël Navarro au 104, et éprouvé chaque fois l'impression qu'il aurait eu besoin de s'adjoindre un metteur en scène, mais j'étais curieux de voir comment il s'emparerait de Faust et impatient de retrouver Christian Hecq qui m'avait tant fait rire en Bouzin dans "Un fil à la patte".

Très grosse déception : la pièce est interminable (surtout son 1er acte) et finalement peu intéressante, la langue, dépourvue d'intérêt littéraire (cela tient peut-être à la traduction), les acteurs du Français, d'habitude si fins, sont mauvais (à l'exception de Christian Hecq, dont les cabotinages, si on les supporte, sont désopilants mais tentent vainement de combler le vide) et la mise en scène inintéressante – à l'exception des effets magiques, réussis et bien dosés, mais qui peinent à soutenir l'intérêt... (d'autant que, passé les 10 premiers rangs, ils peuvent être difficiles à voir).

Quant aux notes détaillées, je ne sais pas les détailler tant le fond, la forme et la manière sont solidaires....
25 mars 2018
3,5/10
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L’annonce de ce spectacle crée un vent d’enthousiasme chez les théâtreux. Et en effet, il y a de quoi saliver : le texte de Goethe, rarement monté, dans une mise en scène qui fera intervenir de la magie et des marionnettes, donne des étoiles dans les yeux des spectateurs qui se rappellent avec ravissement le merveilleux Vingt mille lieux sous les mers. Conséquence immédiate : le spectacle affiche complet. Encore une belle promesse de la Comédie-Française. Une promesse… qui tombe à l’eau.

J’aurais du mal à vous résumer l’histoire tant je suis passée à côté. Il faut dire que la mise en scène n’aide pas vraiment à se concentrer sur l’histoire. De ce que j’ai compris, Faust est un médecin qui au début de la pièce semble las des sciences et décide plutôt de se mettre à la magie (on ne comprend pas trop pourquoi d’ailleurs, il aurait pu tout aussi bien se mettre à la cuisine mais bon). Devant son échec à invoquer un esprit, il tente de mettre fin à ses jours. Alors arrive le diable avec qui il fait le pacte suivant : s’il l’initie aux jouissances de sa vie terrestre, il sera son serviteur éternel dans l’autre monde (là non plus je n’ai pas compris pourquoi il faisait ce pacte, on est d’accord que c’est pas du tout intéressant comme marché ?!). La jouissance, il va la découvrir à travers la boisson, à travers l’amour, et le plaisir charnel, avec Marguerite qui tombera enceinte et sera condamnée à mort pour infanticide. Enfin bon, vous voyez, il se passe plein de choses, et on reste à l’entracte (oui parce que en plus ça dure 2h50) parce qu’on a envie de connaître la fin, et puis soudainement, pouf, ça y est c’est la fin et on ne comprend même pas que c’est la fin et on reste totalement sur sa faim.

En fait, les metteurs en scène semblent s’être tellement concentrés sur la forme qu’ils en ont oublié le fond. Le problème, c’est que ce texte est extrêmement complexe et qu’on ne pouvait trouver là plus grande erreur pour essayer de le monter. Les effets visuels ne peuvent compenser une histoire qui s’enlise, ils auraient dû venir après dans la conception du spectacle : résultat, comme on ne comprend pas bien ce qu’il se passe sur scène, on a du mal à accrocher à tous les effets qui s’y trouvent, et on s’ennuie cruellement.

Et des effets, il y en a. En fait, le problème essentiel de ce spectacle réside dans ce qui justement créait l’enthousiasme : la magie. La véritable magie telle qu’on nous l’avait vendue se fait finalement assez rare dans le spectacle : quelques tours assez connus d’apparition et de disparition d’une balle en mousse sauront probablement en ravir certains ; ils m’ont laissée pour ma part assez froide. Non, les metteurs en scène ont plutôt misé sur de nombreux effets visuels pour rendre l’espèce d’enchantement intrinsèque à la pièce. Un gros échec.

Car quoi de pire qu’un effet raté ? Dès l’ouverture du rideau, les fils qui suspendent un Christian Hecq aérien sont clairement visibles pour les spectateurs. De même, pas besoin de sortir d’une école supérieure d’optique pour deviner le support (pas tout à fait) transparent permettant de diffuser les hologrammes, par ailleurs très présents dans le spectacle. Quel dommage également de lever les yeux vers ce qui devrait simuler des feux follets et de tomber directement sur la régie qui s’active en fond de salle ! La technique et la magie sont deux choses bien différentes et ici ça ne prend pas : les sciences on quelque chose de bien trop rationnel pour coller au propos. Et même quand un effet semble réussi – je pense par exemple à une superbe scène d’ombres chinoises – quelque chose vient gâcher notre ravissement : à tout hasard, un Laurent Natrella qui commence à bouger quelques secondes avant son ombre, trahissant un effet « préenregistré » et non réalisé en direct comme on voudrait nous faire croire.

La Comédie-Française semble donc s’être perdue dans une abondance de moyens. Outre la technique, ce sont les décors qui pâtissent de cette fâcheuse richesse : très lourds et en grands nombres, ils nécessitent des changements non seulement assez longs, mais surtout multiples. Finalement, ce sont pas moins d’une dizaine de baissers de rideau qui ponctueront les scènes, et laisseront les spectateurs quelques minutes dans le noir. Pour combler cette attente, des scénettes sont parfois ajoutées (mais pas toujours, la plupart du temps il faudra quand même prendre son mal en patience). Et si elles sont parfois amusantes, comme lorsque Benjamin Lavernhe entre grimé en Éric Ruf, on se demande quand même ce qu’elles viennent faire dans ce spectacle.

Finalement, c’est une désagréable impression de fourre-tout qui monte en moi au fil de la pièce. Ce qui a trait directement au texte me semble incompréhensible, perdu dans un flot d’ajout, certes amusant pour certains, mais qui n’ont pas grand chose à faire ici. Parlerai-je de cette scène impromptue de comédie ambulante dans laquelle des hologrammes des Comédiens-Français font leur apparition ? Je tombe des nues : quel est le rapport avec la situation ?

Devant un tel spectacle, on pourrait se dire : heureusement, nous sommes à la Comédie-Française et la qualité de jeu y est phénoménale. Encore perdu. Les comédiens semblent en roue libre : Laurent Natrella, qu’on était pourtant ravis de retrouver dans un rôle à sa mesure, peine à se faire entendre depuis son fond de scène et tente le passage en force ; Christian Hecq cabotine en livrant une prestation quelque part entre Bouzin et Sosie ; Véronique Vella semble avoir été recrutée exclusivement pour ses talents de chanteuse ; Benjamin Lavernhe – outre sa remarquable composition en Éric Ruf – n’a pas su trouver ses marques dans le rôle de Valentin, frère de Marguerite ; Anna Cervinka est assez fade – mais je reconnais qu’elle n’est pas aidée par des projections qui buguent à plusieurs reprises. Seul Elliot Jenicot s’en tire avec les honneurs, incarnant une sorcière absolument succulente.
25 mars 2018
3/10
15 0
"Storm and desolation"

Je vous salue amis théâtreux,
Priez pour nous pauvres spectateurs,
Maintenant et à l’heure de notre désillusion.

Dans sa quête du savoir, Faust a brûlé ses plus belles années.
Dans sa quête de la pièce géniale, votre critique a perdu sa soirée.

Il ne suffit pas de mettre en scène, il faut mettre en scène juste.