Critiques pour l'événement Expo Louis de Funès
20 juil. 2020
7,5/10
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Covid oblige, il faudra prendre rendez-vous lors de l’achat de votre billet sur le site de la Cinémathèque pour se rendre à l’exposition Louis de Funès. Munis de nos billets pour 11h30, nous sommes arrivées vers 11h20 et sommes entrés dans la Cinémathèque à 11h40.

Direction le cinquième étage !

Et nous voilà plongés en enfance car Louis de Funès est sans doute un des premiers comédiens dont je me souvienne. J’ai vu et revu au cours de mon enfance les films avec un plaisir non dissimulé. Il a clairement contribué à me faire aimer le cinéma dès mon plus jeune âge. Certes je me suis éloignée de ses films pendant de longues périodes mais j’y suis toujours revenue avec plaisir. Loin de moi l’idée de renier celui qui m’a donné mes premiers souvenirs de rigolades devant la télé. Dernier exemple en date : La Grande Vadrouille diffusé un des premiers jours du confinement (heureusement que c’était sur une antenne où la coupure pub n’existe pas pour les films) que je n’avais pas vu depuis 10 ans mais qui me fait toujours rire et dont les dialogues sont toujours gravés dans ma mémoire.

L’exposition retrace la vie du comédien de ses débuts de pianiste de jazz à son dernier film, le fil est chronologique dans un premier temps puis nous arrivons dans les salles dont le thème est un des grands succès de Louis de Funès : plaisir de retrouver des éléments connus comme la 2CV du Corniaud (sa première collaboration avec Bourvil), Le costume de Rabbi Jacob, les plumes de paon de l’Avare, une réplique grandeur nature du gendarme de st Tropez, …

Les différentes facettes de l’artiste sont détaillées : l’acteur et ses expressions (ah non, on ne dit pas grimaces s’il vous plait !), le mélomane, le danseur, … Les rencontres qui ont marqué sa vie dont celle fructueuse avec Gérard Oury, ce duo a sévi à plusieurs reprises et nous a donné de beaux souvenirs (le Corniaud, la Grande Vadrouille, la folie des grandeurs, les aventures de Rabbi Jacob). Il faut prendre le temps de lire les cartels. J’ai découvert quelques anecdotes que je ne connaissais pas : il adorait jardiner et il militait déjà contre les pesticides….

Autre plaisir partagé pendant cette exposition : regarder sur de grands écrans des scènes mythiques et de me faire cette réflexion : revoir de ces films au cinéma serait sans doute un chouette moment. Allo la Cinémathèque ?!

Un petit regret : l’espace du cinquième étage est un peu petit, l’exposition aurait gagné à être plus aérée dans un espace plus grand.

Je me souviens que des esprits chagrins ont dénigré la Cinémathèque quand elle a annoncé son projet d’exposition sur ce grand monsieur du cinéma, j’espère que cette exposition va être un beau succès populaire.