Critiques pour l'événement Douce Amère
26 mars 2018
6/10
103
Je suis venue voir Douce-amère avec la conviction que j'allais découvrir "le" spectacle de l'année. Parce que les Bouffes-Parisiens sont un très joli théâtre, que le duo Mélanie Doutey-Michel Fau promettait et que le texte de Jean Poiret n'aurait rien perdu de sa force, j'en étais persuadée.

J'ai sans doute été influencée par l'affiche : je m'attendais à un duo et je découvre une pléiade d'acteurs.

Je pensais voir une pièce en tonalités noir et blanc et ce sont des couleurs psychédéliques qui explosent sous un scialytique.

Beaucoup de spectacles sont en ce moment inscrits dans les années 70. Pourquoi a-t-il fallu que l'équipe ait à ce point forcé le ton ? Le décor est une sorte de vaisseau spatial accroché au-dessus d'un étang solognot ou d'une scène de reconstitution d'un crime, mais on se demande lequel ... Seraient-ce un des adultères à répétition de la jeune femme ?

On pourrait se croire dans une séquence d'Orange mécanique quoique la violence ne soit que verbale. Le plateau tourne comme un manège, faisant valser les amoureux.

Élisabeth a aimé Philippe pendant huit ans. Aujourd'hui, le couple s'est usé. Sous le regard circonspect du mari délaissé, nombreux sont alors les prétendants qui gravitent autour d'une femme libre, moderne et séduisante. Étourdie par cette danse sentimentale, Élisabeth saura-t-elle résister à l'angoisse envahissante d'une inéluctable solitude ?

Douce-amère est une pièce oubliée de Jean Poiret créée par Jean Charon, avec la merveilleuse Nicole Courcel en 1970 au Théâtre de la Renaissance. Il parait que ce fut ce qu'on appelle un flop. On oublia très vite puisque Jean Poiret écrivit ensuite la Cage aux folles qui connut le plus grand succès de sa carrière. C'est donc bien courageux de la part de Michel Fau d'avoir voulu s'y atteler.

Le texte, malheureusement, n'a pas rajeuni. Il est daté et le spectateur est noyé par une argumentation qui n'a rien de moderne. Mélanie Doutey le récite si vite, et presque mécaniquement, qu'on peine à suivre ... avant de décrocher, je le reconnais, parce que rien n'est drôle. Il suinte une mélancolie et une tristesse qui génèrent l'ennui. On nous promet de l'insolent et de l'imprévisible. Une fois qu'on a compris que la jeune femme considérait l'homme comme un objet il n'y a rien qui ne surprenne ensuite. Quant à l'interprétation de Michel Fau, elle ne fait pas oublier la voix et le phrasé si particulier de Jean Poiret qu'on a en permanence l'impression d'entendre, comme s'il soufflait les répliques depuis les coulisses.

Il faut oser une phrase comme celle-ci : sans Judas pas de Jésus ! Ou encore Je subjugue en demi-teintes mais j'en ai un peu perdu mes demi teintes ... Il faudrait peut-être lire la pièce pour la juger en son âme et conscience au lieu de lui faire un procès et conclure hâtivement qu'elle a été écrite par Jean Poiret ... pour lui-même.

La distribution est inégale. Les personnages secondaires ont peu de présence.

J'avoue que le nombre incroyable de versions de My Way (Comme d'habitude en français) a perturbé ma capacité de concentration. Nous l'entendîmes chanté par Claude François, Franck Sinatra, Mireille Mathieu et même Régine, pardon pour les interprètes que j'oublie. Et ne boudons pas notre chance de n'avoir pas subi les 1143 versions existantes interprétées par 607 artistes. C'est à croire qu'il n'y a pas une seule autre chanson pour exprimer la routine du quotidien, au sein de la vie de couple.

Coté costumes, le tissu d'ameublement aux grands ramages bleus porté par Michel Fau est pour le moins étonnant. Mélanie Doutey assure presque une performance de mannequin, avec quasiment une tenue par scène alors que ses amants conservent les mêmes vêtements ... ou pas pour celui qui demeure aussi dévêtu que Tarzan dans la jungle.

Pourquoi je n'ai pas su te voir tel que je t'imaginais ? C'est Poiret qui l'écrit et je pourrais reprendre la formule à mon compte. Voilà ce que c'est que d'imaginer avant d'aller au spectacle.

Mon ultime conseil est a minima de choisir une place en corbeille parce que dresser la tête toute la durée de la représentation pour tenter d'accrocher le regard des comédiens juchés debout sur le canapé provoque un peu de tension dans les cervicales.

A la fin, Mélanie et Michel sont cramponnés à la balustrade qui évoque la proue d'un navire avant son naufrage. Je m'attends à entendre s'élever la voix de Céline Dion mais ce n'est pas My heart will go on qui retentit. C'est encore Comme d'habitude qui revient en boucle.

Annoncée comme une pièce évènement, mise en scène et interprétée par un comédien exceptionnel, Douce-amère était tout de suite soumise à une très forte attente. La lecture du programme indique que Michel Fau a cumulé plusieurs postes. Il joue et se met lui même en scène, en s'entourant de ses proches, Bernard Fau et Pascale Fau. A-t-il manqué de regards extérieurs ...? Toujours est-il que le spectacle me laisse une impression douce-amère.
24 mars 2018
6/10
92
Si les deux acteurs principaux sont très convaincants avec une mention particulière pour Mélanie Doutey que je découvrais pour la première fois au théâtre, le texte est très long et on a du mal à garder toute son attention jusqu'au bout.

Je pense que la pièce si elle avait été moins dense, y aurait gagné.
Dommage que Michel Fau disparaisse trop vite car c'est vraiment lui qui donne le tempo et qui fait que l'on ne décroche pas quand il est sur scène. On le retrouve à la fin de la pièce pour une scène cruciale mais trop peu à mon goût.
Pièce trop bavarde et un peu datée. Dommage que le reste du casting ne soit pas à la hauteur des deux interprètes principaux.
Le public dans la salle était lui aussi assez âgé.
Point positif: le décor que j'ai adoré et qui m'a rappelé que Michel Fau aime décidément bien les années 70. Je l'avais déjà remarqué dans sa précédente pièce qui s'était jouée au théâtre de l'oeuvre.
17 mars 2018
6,5/10
106
Après avoir lu quelques critiques, je redoutais d’y aller, 2h d’ennui prévisibles…
Mais, j’ai plutôt passé un moment agréable, un tantinet long certes mais loin de mes craintes.
Mélanie Doutey joue le rôle d’Elisabeth, une femme lasse de sa vie de couple en pleine érosion. Philippe, son mari, joué par Michel Fau, essaie tant bien que mal d'anticiper cette séparation, de faire face à sa femme qui lui échappe, quitte à lui trouver l’amant idéal parmi ces prétendants. Peut-être la seule solution de faire encore partie de sa vie.

Sous un décor coloré des années 70, cette pièce donne l’impression d’être figée dans le temps. Tout cela manque un peu de modernité. Malgré tout, l’ironie et le sarcasme des dialogues font mouche avec Mélanie Doutey qui interprète à merveille cette femme en quête de liberté.
7/10
49
Michel Fau est maitre dans l'art d'exhumer des pièces d'auteurs célèbres tombées dans l'oubli. Il est maitre également dans l'art de les interpréter (il fut magistral chez Roussin, Barillet Gredy ou encore Montherland).

Il est ici brillantissime de le rôle de ce mari cynique ! La vivacité de son jeu, ses ruptures ! Avec un détachement incarné, une incarnation détachée, on écoute que lui.

Melanie Doutey est également remarquable, même si quand Fau disparait, il faut l'admettre, on s'ennuie.
La pièce est quelque peu bavarde mais néanmoins intéressante.
25 févr. 2018
7/10
54
Philippe et Elisabeth sont mariés depuis huit ans, Philippe sent Elisabeth lui échapper. Il a invité Michel, médecin bien sympathique et ami de sa femme, pas encore son amant.

Elisabeth se veut libre, elle ne sait plus où elle en est, l’usure de leur couple en est la cause. C’est alors un défilé de prétendants, et une remise en question. Après Michel, vient Stéphane, pilote de course, et puis il y aura le hippie Gilles, grand bébé boudeur ! Chacun d’eux proposera à la jeune femme une vie de rêve, enfin surtout leur idée de couple et leur rêve à eux.

Années 70, le décor est tout à fait dans le ton, un peu vaisseau spatial, et les pantalons “pattes def”, tissus “ power flower”, tout y est. La distribution est menée tambour battant par Mélanie Doutey, elle fait partie de ses comédiennes qui ne jouent pas mais qui sont leurs personnages, elle est divine ! Elle est fort bien entourée par ses partenaires, chacun bien dans leur rôle, sous la houlette de Michel Fau.

Le titre de la pièce est explicite, la douce-amère est une plante toxique. L’ambiance de la pièce est toxique, les rapports des uns et des autres le sont aussi.

“Comme d’habitude” ou “my way”, chanson écrite par Claude François, lui aussi au sortir d’une rupture, est omniprésente pendant la représentation.

Le sujet de la pièce de Jean Poiret avait remué et bousculé le public des années 70. Il y avait bien entendu une histoire personnelle, mal vécue, et le meilleur moyen de s’en sortir c’est d’écrire un texte, le voir et le jouer. Certes la pièce est un peu “bavarde”, mais ne serait-ce que pour voir Mélanie Doutey, vous ne serez pas déçus !
24 févr. 2018
4,5/10
51
Ha ! Michel Fau. J’ai tant encensé cet artiste, tant admiré ce comédien, tant applaudi ce metteur en scène que la chute n’en est aujourd’hui que plus rude. Depuis quelques spectacle, Michel Fau ne se ressemble plus. Il m’a perdue. Je ne retrouve plus ce qui m’a d’abord attirée chez lui – sa folie, son intelligence, son anticonformisme. Malgré ce qu’il peut dire, il rentre de plus en plus dans un moule qui lui convient si peu : grosses productions, grosses têtes d’affiches, grosses vannes sans finesse. Comme je continue d’espérer retrouver cet homme que je considérais proche du génie, je vais encore découvrir ses créations. Et une déception de plus, une !

Elisabeth et Philippe sont ensemble depuis 8 ans. Le temps a terni leur amour et aujourd’hui Elisabeth semble vouloir s’affirmer en tant que femme seule, libre et indépendante. Philippe, s’il semble concevoir le départ prochain de sa femme, n’en reste pas moins très intrusif quant aux hommes qu’elle peut fréquenter et tente même de deviner de lui-même les nouvelles relations de sa femme. Cependant, l’attachement est tel que même lorsqu’il disparaît physiquement de sa vie, laissant à Elisabeth l’espace nécessaire à sa reconstruction, sa présence semble immuable, ancrée dans l’appartement plein de souvenirs, dans les habitudes prises au fil des années. Même absent, Philippe est partout.

On l’a compris depuis longtemps, les thèmes de l’amour, du couple, de la longévité de la passion, sont chers à Michel Fau. Sur ce sujet, il nous avait présenté il y a quelques années Un amour qui ne finit pas d’André Roussin. Étonnée tout d’abord par son choix de ressortir une pièce jamais jouée, j’étais sortie complètement convaincue de sa nécessité. J’aurais aimé retrouver cette surprise ici, d’autant que les thèmes abordés sont très proches. Mais les derniers choix de texte de Michel Fau ne s’avèrent malheureusement pas à la hauteur de ce à quoi il avait pu nous habituer, et cette pièce se montre finalement à la fois bavarde et fade.

Le spectacle se découpe en deux parties distinctes. La première amène le sujet – sujet important et traité de manière à la fois intelligente et rythmée. Moi qui avais entendu beaucoup de commentaires négatifs sur le spectacle, je me suis même surprise à me dire « Roooh quand même, ils exagèrent. Si ce n’est pas du grand Michel Fau, ce n’est pas non plus un spectacle déshonorant ». Je serrais les dents au début mais j’ai vite laisser le rire et l’intérêt gagner du terrain. Michel Fau, qui incarne Philippe, joue habilement de sa double casquette comédien/metteur en scène pour faire du mari le nouvel instigateur des actions de sa femme. Par ailleurs, le duo Doutey-Fau fonctionne très bien, les deux comédiens se renvoyant des balles de couleurs toujours différentes et qui tombent chaque fois à des endroits différents. C’est globalement un bon moment.

Seulement, toute bonne chose a une fin. Lorsque Michel Fau sort de scène au début de la seconde partie, il ne faut pas longtemps pour qu’on se mette à regarder l’heure. Mince, 22h. Il reste donc encore une heure, et si on a un peu appréhendé la forme de la pièce, on comprend rapidement que Michel Fau ne reviendra pas avant la dernière scène. Aucun des trois jeunes comédiens incarnant les amants de Elisabeth n’a l’aura ni la présence de Michel Fau, et soudain le texte s’alourdit considérablement. Même Mélanie Doutey, dont le jeu révèle pourtant une femme complexe et pétillante, ne parvient pas à maintenir notre intérêt. Ne reste plus qu’à subir un texte plat et des scènes sans consistance jusqu’au retour du comédien-metteur en scène. C’est long.
31 janv. 2018
7/10
76
Je trouve mes camarades balconniens un peu sévères...

Effectivement, au début, c'est un peu poussiéreux, un peu pompeux, comme figé par le temps. Mais ça m'a fait le même effet que de découvrir un vieux grenier ou ouvrir une boîte de souvenir, il y a un temps d'adaptation avant de s'y plonger et d'apprécier...

Le texte est assez formidable, le décor et les costumes sont sublimes et les comédiens tiennent la route, franchement, c'est bien plus qu'il n'en faut pour passer une agréable soirée.
5/10
86
Le spectacle de cette comédie de boulevard douce-amère est aimable malgré quelques déceptions qui le rendent un peu âpre et il faut bien le reconnaître, qui nous perd peu à peu dans un tunnel d’attentes aux parfums d’ennui.

La pièce est écrite en 1970. L’auteur Jean Poiret dont on connait la fulgurante verve copieuse, le cynisme courtois et l’ironie caustique signe une partition délicate tant elle regorge de chausse-trappes pour les jeux qui peuvent vite sombrer dans les monologues tendance blagues de dîner ou dans les sketches d’humoristes, si l’on n’y prend pas garde.

Dans la pure tradition du boulevard, le couple est passé au tamis de sa résistance au temps et à la tentation, tissant les fils d’une toile épaisse ou légère, c’est selon, pour enfermer mari, épouse, amants ou maitresses, dans un enfer d’imbroglios ou de malentendus piégeux.

Élisabeth et Philippe touchent le bout d’un parcours de huit ans de vie commune, usés et déçus par leur relation. Avec une attention quasi machiavélique, par amour peut-être et par orgueil machiste sans doute, Philippe se tient informé des prétendants qui rôdent autour d’Élisabeth. Essayera-t-il de dérouter la barque d’Élisabeth ? Élisabeth connaitra-t-elle le bonheur d’être une femme libre et heureuse ?

La mise en scène et la direction de jeux de Michel Fau apparait trop statique. Les postures immobiles, face au public façon théâtre baroque ou tréteaux de foire, sont jouées bien plus souvent qu’il ne semble nécessaire.

Cette inertie ambiante que seule Mélanie Doutey parvient à juguler de sa présence lumineuse et précise, de son jeu sensuel, espiègle et combattif, centre l’attention sur le texte sans lui apporter la théâtralité suffisante pour captiver l’intérêt et le plaisir. Du coup, malheureusement, les répliques deviennent verbeuses et redondantes avec une forme de prétention, souvent vaine, à forcer les rires.

Non, ce n’est pas une série de numéros d’actrices ou d’acteurs où le texte est essentiel et doit résonner par lui-même. C’est une pièce de théâtre. Ici sans ou si peu de mouvements, de regards et d’échanges sensibles entre les personnages, de situations vivantes… que nous restons frustrés.

Les remarquables costumes et le superbe décor aux accents seventies et aux allures psychédéliques apportent les couleurs du temps mais ne suffisent pas à faire théâtre.

Étonné je suis. Michel Fau, si bon comédien d’ordinaire, semble ici confondre et emmêler emphase et élégance, nous empêchant de se régaler du personnage et du texte savoureux de Poiret.

Les scènes de Mélanie Doutey sauvent le spectacle à n’en pas douter. Sa présence resplendissante et son jeu merveilleux et réussi nous convainquent de la beauté et de l’intérêt du personnage d’Élisabeth.

Un spectacle qui s’étire et qui à la longue lasse, hélas. À voir pour l’éblouissante et délicate Mélanie Doutey.
25 janv. 2018
5/10
103
Je n'irai pas par quatre chemins.
C'est Mélanie Doutey qui constitue la principale raison d'aller voir cette pièce écrite par Jean Poiret, une pièce créée le 22 septembre 1970 au théâtre de la Renaissance.

La comédienne est délicieuse et remarquable dans ce rôle d'épouse au sein d'un couple qui s'effiloche après huit ans d'existence.
Chacune de ses interventions est un vrai bonheur !

Tour à tour espiègle, charmeuse, envoûtante, sensuelle en diable, en colère, déchirante, Melle Doutey est parfaite dans ce rôle pas si évident que cela.

A ses côtés, Michel Fau (comédien) propose au public des moments qui font bien rire les spectateurs. C'est lui qui reprend le rôle de Poiret.
Fau connaît son job. Les répliques tombent exactement au bon moment, le sens du timing est parfait. Ses expressions du visage fatalistes, sarcastiques ou encore défaitistes sont excellentes.
Parfois, il prend des intonations épatantes un peu à la Pierre Palmade.
Sa partition est très réussie.

Le Michel Fau (metteur en scène) m'a une nouvelle fois moins convaincu. (Je suis souvent assez sceptique devant ses mises en scène.)
Ici, tout est souvent très statique, un rien ampoulé et emphatique.

Il est certain que la pièce comporte avant tout énormément de dialogues, sans véritable action.
C'est surtout une pièce « psychologique », pour reprendre la qualification utilisée dans les années 1970.

Accoudé pendant un (très) long moment à une sorte de bastingage sur un podium constitué de coussins, on dirait un fier capitaine de vaisseau de la Royale sur son pont avant.

C'est sur cette sorte de podium sur tournette que se déroulera une grande partie de la pièce, sur une surface très réduite où les cinq comédiens tiennent à peine.

Oui, je ne vous cache pas que par moments, le temps m'a semblé bien long...

Il faut tirer un coup de chapeau à Bernard Fau, qui signe le beau décor, et surtout à David Belugou pour des costumes magnifiques.

Pat' d'éph', tissus imprimés improbables mais qui pourraient bien revenir à la mode, combinaisons psychédéliques, talons compensés, c'est certain, nous sommes en plein 70'.

Pour Mélanie Doutey, et Michel Fau (comédien) donc !
24 janv. 2018
5/10
74
Le décor et les costumes nous mettent d'emblée dans l’ambiance des seventies. Quand Jean Poiret fait du Guitry à la mode des années 70 et que Michel Fau l’adapte au XXIème siècle ça donne une pièce plus amère que douce.

Pourtant l’écriture est riche pour décrire avec humour et sophistication la recherche de l’amour et du bonheur en couple. Mais on a un peu de mal à rentrer dans l’histoire tant le jeu des acteurs est rigide et manque de sentiments. On ne doutait pas que Mélanie Doutey était une actrice touchante, irrésistible et talentueuse. Hélas je n’en dirai pas autant du manque de naturel des seconds rôles.

Dommage ça manque de peps et ça traine un peu en longueur.