Critiques pour l'événement Le Bagad de Lann Bihoue
19 mars 2019
7,5/10
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« Bagad de Lann-Bihoué » nous ont présenté à l’occasion de leur 65e anniversaire, leur nouveau spectacle dans le théâtre 13e Art.

La Bretagne débarque, le vent souffle, les vagues roulent sur les galets et une voix se détache pour nous annoncer le concert.
Les bagadous prennent place dans la pénombre suivant leurs formations et pendant 1h30 les 24 sonneurs du Bagad (22 hommes et 2 femmes seulement…), à la renommée internationale, sont venus faire une halte à Paris pour nous faire voyager et rêver à l’aide de leur répertoire de musique Bretonne, composé de morceaux traditionnels célèbres et de compositions originales.
Un voyage parti de Bretagne pour se poursuivre en Ecosse, en Irlande et même en Amazonie, dont ils ont arrangé une mélodie rapportée d’un voyage par un ancien sonneur.

Aux sons de bombardes, percussions, cornemuses, chacun de ces groupe d’instruments ayant sa place bien définie sur la scène, ces musiciens professionnels de la marine nationale française, triés sur le volet (une audition chaque année pour renouveler les effectifs), s’en sont donnés à cœur joie pour partager et témoigner de la richesse du patrimoine celte.
Un ballet musical bien orchestré où les différents solistes de chaque discipline nous auront impressionnés par la maîtrise de leurs instruments.
Un concert dédié dès son ouverture, par le chef d’orchestre, à la mémoire du célèbre artiste breton Yann-Fraňch Kemener, décédé le 16 mars, veille du concert.

Le Bagad de Lann-Bihoué a construit sa légende depuis 1952, date de sa création. 65 dates de concert à leur actif l’année dernière pour atteindre les 60 cette année, avec un passage prévu en Allemagne et aux Etats Unis.
Ces sonneurs enthousiastes jouent une musique qui vous remue les sangs et vous donne le frisson.
Vous en prenez plein les oreilles mais c’est avec une bonne humeur que vous laissez ces marins reprendre la mer, la route des concerts à l’organisation bien rodée.

Un salut et nos petits pompons s’en vont, puis un rappel, et ils nous font le plaisir de nous quitter sur « La ballade nord irlandaise » immortalisée par Renaud (voir deuxième vidéo).

Kenavo !