Critiques pour l'événement 24h de la vie d'une femme
8 févr. 2017
5/10
55
Le problème, c'est que cette adaptation trahit totalement l'esprit de son créateur.

La performance de Clémentine Célarié est incontestable, mais le choix d'un personnage aussi léger nous conduit fort loin de la passion selon Zweig. C'est très décevant, malgré quelques trouvailles de mise en scène, la pluie, le silence du joueur ... Les affres de la passion, comme celles du jeu d'ailleurs, sont traitées dans l'insignifiance, ce qui est regrettable pour un auteur qui, lui, va à l'essentiel.
2 août 2015
6/10
283
Un peu déçu, la mise en scène manque de sensibilité et Clémentine Célarié superbe, même sublime n'arrive pas à me faire vibrer émotionnellement.

C'est difficile d'adapter ce merveilleux livre de Zweig, dommage.
10 juil. 2015
6/10
295
Pas spécialement ravie d'y aller vu ce que j'avais lu sur différents sites mais on ne refuse pas un cadeau.

En fait, c'est une surprise plutot agréable même si c'est sans doute une oeuvre mineure d'Eric Emmanuel Schmitt qui n'est pas aussi touchante que d'autres pièces. (Mr Ibrahim, le Visiteur,...)

Cependant, Clémentine Célarié, presque seule en scène, nous offre une palette de sentiments assez convaincants. Celui qui interprète Mathéo, a une présence magnétique sur scène, collant parfaitement aux confidences de la comédienne.

Là où le bas blesse, c'est le décor assez hideux de voilages blancs partout sur la scène, au point qu'il en efface la prestation de Clémentine Célarié et la mise en scène très téléphonée avec des projections sur les voilages bien trop présentes.
6 juil. 2015
5/10
305
Je n'ai malheureusement pas été touchée.

Mise-en-scène lourdingue, personnage tellement éthéré que je l'ai trouvé quasi absent... Déçue...

Dommage...
16 juin 2015
5,5/10
306
Après Le Joueur d’échecs, le tandem Schmitt/Suissa poursuit son cycle Zweig en s’attaquant cette fois-ci à son versant féminin. 24 h de la vie d’une femme offre à Clémentine Célarié un contre-emploi en or dans lequel l’actrice s’envole en bourgeoise foudroyée par la passion. Son solo tout en finesse et nuance gomme une mise en scène trop lourde et démonstrative.

Cette nouvelle mouture brille avant tout par la superbe prestation de Clémentine Célarié : habituée à des rôles plus bruts de décoffrage, l’actrice dévoile une richesse d’interprétation épatante. Elle a d’ailleurs déclaré qu’elle se sentait prête à endosser le costume d’une bourgeoise et on ne peut que lui donner raison. Saisissant des tics (jeu avec ses mains, collier de perles touché) avec naturel, elle parvient à matérialiser avec grâce la progression intérieure de son personnage : de l’ennui à la fascination, de la découverte émerveillée à l’effroi, du maternalisme à l’amour… Elle porte le spectacle sur ses épaules avec une conviction inflexible. Un très belle partition de femme.

Là où le bât blesse plus concrètement, c’est au niveau de la mise en scène de Suissa. Alourdissant considérablement la prose de Zweig, il signe un travail beaucoup trop illustratif, voire plombant. Un exemple représentatif : le duo se rend dans une église et évidemment, on entend des cloches et de vilaines projections vidéo nous plongent à l’intérieur du bâtiment. Ce procédé systématique contribue à prendre en charge et en otage l’imaginaire du public, au risque d’une saturation dommageable… L’autre effet incongru et plutôt raté réside dans la gestion de Loris Freeman qui incarne le jeune joueur. Si le comédien impose une présence virile et sensuelle palpable, son mutisme pose problème dans la mesure où Célarié assume son discours. Du coup, on se croirait un peu dans L’Exorciste.
12 mai 2015
5/10
230
Je n'ai pas eu d'empathie pour cette douloureuse addiction aux jeux...

L'adaptation narrative de ce texte par la superbe Clémentine ne m'a pas non plus déclenché d'émotion... je le regrette ! Pas que la comédienne n'y mette pas tout son cœur... un je ne sais quoi de trop littéral !!!

J'ai eu l'impression d'un copié collé d'une mise en scène d'une autre pièce, d'un texte du même auteur, joué dans le même théâtre, qui m'avait provoqué beaucoup plus d'émoi !

Dommage...
29 avr. 2015
4,5/10
156
Clémentine Célarié signe une belle prestation mais hélas elle n'est pas aidée par la mise en scène et le décor.
Les spectateurs à côté de moi riaient tellement ils étaient surpris par le mauvais goût des choix du Théâtre Rive Gauche.

Je ne m'attendais pas à ce long monologue peu convaincant.