La comédie culte de Josiane Balasko avec Julie Ferrier dans le rôle de Simone.
Synopsis
Jacques Belin, animateur d’un jeu télévisé à succès, attend sa fiancée dans un bar de la Gare de l’Est.
Il y fait la connaissance de Simone, une femme qui sort de prison, venue attendre son train.
Tout les oppose. Ensemble, ils vont vivre une soirée de réveillon très arrosée, très agitée... et très inoubliable. Pour cette reprise très attendue de la pièce culte de Josiane Balasko, Catherine Jacob réinvente Simone.
Oubliez la Simone brute de décoffrage des origines. Ici, Jacob propose une Simone plus fine, plus ironique, plus inattendue, portée par son sens aigu de la répartie et une sensibilité contenue. Derrière les piques, elle laisse filtrer les failles, les regrets, l’envie d’exister autrement.
Cette Simone-là n’est pas seulement une ex-taularde au franc-parler savoureux : c’est une femme libre, lucide, drôle malgré elle, qui surprend à chaque réplique. Un personnage plus complexe, remodelé par l’intelligence de jeu et la profondeur nuancée que lui insuffle Catherine Jacob. Une Simone d’aujourd’hui. »
L'avis de la rédaction
Le rouge, ça a tendance à attirer les cons !
1985 ....40 ans déjà !
Sur scène, c'était Blanc et Balasko à l'époque, et c'est devenu culte.
Toute une époque .....
Et aujourd'hui ça donne quoi ?
Et bien on peut dire que la cuvée 2026 tient plutôt ses promesses !
Jacques Belin et Simone se rencontrent dans un bar, deux solitudes, plus mal assortis tu meurs .....Et pourtant.
Le temps d'une soirée vraiment bien arrosée, et plus si affinités, les deux personnages à la fois drôles et touchants vivent un moment hors du temps, une parenthèse dans leur vie.
La mise en scène de Philippe Lellouche, proche de l'original, fonctionne très bien.
Le comédien, grand habitué du théâtre de la Madeleine, est surtout très juste dans le rôle culte de l'animateur télé.
Ne cherchant pas à imiter Michel Blanc, entre deux rires, il nous révèle de jolis moments de sensibilité et d'humanité.
Un des mecs bourrés les plus convaincants que nous ayons rencontré.
Simone, c'est dans notre adn, c'est Balasko, et c'est couillu de prendre sa place.
Mais qui mieux que Catherine Jacob pour enfiler cette robe rouge, faire la majorette et nous embarquer dans l'univers de cette femme malmenée par la vie ?
La comédienne est bien sûr formidable dans le rôle, mais parfois un peu trop fine justement, un peu pas assez grande gueule.
Alors nous devons faire connaissance avec cette nouvelle personnalité qui nous surprend et nous déconcerte à certains moments.
Une rencontre improbable dans un bar, après quelques verres, ça ne vous est jamais arrivé peut-être ?
Celle-là est juste beaucoup plus réussie !!
Sylvie Tuffier
Spectacle vu avec Catherine Jacob !