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Parlons d'autre chose

Parlons d'autre chose
De Léonore Confino
Mis en scène par Catherine Schaub
Avec Aliénor Barré
  • Aliénor Barré
  • Solène Cornu
  • Marion de Courville
  • Faustine Daigremont
  • Thomas Denis
  • Marguerite Hayter
  • Elise Louesdon
  • Camille Pellegrinuzzi
  • Léa Pheulpin
  • Le Funambule Montmartre
  • 53, rue des Saules
  • 75018 Paris
  • Lamarck Caulaincourt (l.12)
Itinéraire
Billets de 11,00 à 29,00
À l'affiche du :
6 janvier 2017 au 1 avril 2017
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 16:00
    • 19:30

1 garçon. 8 filles. Une classe de terminale L.

Une communauté bien huilée, avec ses secrets et ses règles strictes. Un repère qui leur permet de s’extraire d’une société qui les asphyxie.

Jusqu’au jour où, pendant une de leurs soirées clandestines, la violence jusqu’ici contenue se défoule.

Début d’un naufrage ou possible résilience ?

 

Léonore Confino est une dramaturge de 35 ans. Elle a notamment écrit les pièces Le Poisson Belge (Top 3 des blogueurs, Triomphe AuBalcon du meilleur auteur ; Triomphe AuBalcon du meilleur espoir féminin (2016) et Molière 2016 de la révélation féminine pour Géraldine Martineau), Ring et Les Uns sur les Autres.

Parlons d'Autre Chose est jouée par Le Collectif Birdland, une troupe de jeunes comédiens talentueux, âgés de 19 à 25 ans. 

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La critique de la rédaction : 7.5/10. Ce n’est pas une pièce de théâtre. Plutôt une forme théâtrale originale, bien mise en scène, rythmée.

8 adolescentes fragiles, déterminées à changer les choses avec des idées révolutionnaires, féministes, témoignent de la difficulté à bouger les lignes dans un monde qui ne leur convient pas. Un monde dans lequel elles se sentent formatées.

Le seul homme sur scène va être victime de leur révolte...

C’est bien interprété. Le texte est intéressant, joliment écrit, en « punchlines ». Il dresse un constat sombre de la vie des jeunes femmes, initie des réflexions.

C’est surtout très rafraichissant. La mise en scène est originale et les petites chorégraphies sont belles. Nous ne nous sommes pas ennuyés une seconde.

Un bon moment de théâtre.

Note rapide
7,9/10
pour 9 notes et 6 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
0 critique
Note de 4 à 7
33%
6 critiques
Note de 8 à 10
67%
Toutes les critiques
15 janv. 2017
8/10
6 0
Superbe texte de Léonore Confino et brillante interprétation de ces comédiens plein de fraîcheur.

C'est une pièce rythmée, qui fait du bien et aborde avec intelligence les angoisses et inquiétudes d'une génération.
8,5/10
14 0
"Il est interdit d'interdire" disaient les étudiants de 1968.

Que pourraient dire ces 9 lycéens de Terminale L du lycée St Sulpice qui nous attendent au fond de la scène du Funambule (tout beau, tout relooké, c'est une réussite !) quand on entre pour s'asseoir ?
Ils sont assis en ligne, chevelure baissée sur le visage, immobiles.

Que pourraient ils dire ? Beaucoup de choses à priori : "c'est à cause de Monsanto, ou d'Amy Whinehouse,..." mais surtout ce que nous découvrons c'est leur vie avec leurs craintes, leurs doutes et c'est magnifiquement restitué.

Il n'y a pas à douter que la plume de Léonore Confino est une nouvelle fois pertinente, aidée par ses complices habituelles Catherine Schaub à la mise en scène et par Magali B pour les chorégraphies. On se régale, tant au niveau visuel (les chorégraphies sont excellentes) qu'au niveau du texte avec quelques expressions finement trouvées.

On nous livre une image de l'adolescence. Il y a un coté clanique dans cette histoire : un clan qui est à la fois fort et fragile, rempli de peurs et de certitudes d'adolescents. C'est beau.
9/10
8 0
À nouveau, Léonore Confino frappe fort et fait mouche. Tout au long de ses pièces, elle s’évertue à regarder à la loupe rieuse, cernée d’une marqueterie élégante, les sujets qui fondent le vivre-ensemble, qui détourent les caractéristiques sociales des relations humaines. Avec une plume un rien satirique, toujours acidulée de gourmandises espiègles et caustiques, cette auteure nous enchante, nous étonne, nous ravit.

Nous réembarquons volontiers dans son univers avec la même attente impatiente et confiante. Mais bien que nous voyions arriver le train, nous sommes à chaque fois et aujourd’hui encore, surpris par ce qu’il sort de ces wagons remplis de vérités pas toujours bonnes à entendre et pourtant… De ces évidences par toujours faciles à admettre et pourtant… De ces leçons de choses pas simples à faire siennes au premier abord et pourtant !

Léonore Confino sait nous parler. Car c’est bien à nous et de nous qu’elle parle. C’est bien de nous-mêmes que nous sourions ou rions, ce sont bien nos émotions qui se jouent là. Nous, hommes et femmes, jeunes ou vieux. La subtilité de cette auteure est si perfide et chaleureuse que nous nous laissons faire par cette bienveillante et malicieuse écriture.

Après les relations au travail avec « Building » ; Les relations dans le couple avec « Ring » ; Les relations dans la famille avec « Les uns et les autres » et « Le bruit de la machine à laver »; L’enfance et la construction de l’identité avec « Le poisson belge », voici venu le tour de l’adolescence avec PARLONS D’AUTRE CHOSE.

Ce tableau sur les ados d'aujourd'hui est sensible, drôle et juste. Il nous parle d’eux comme nous les voyons dans nos expériences ou dans nos souvenirs, dans nos fantasmes ou dans nos peurs. Corrosive mais toujours indulgente, la pièce se présente comme une partition à 9 voix (8 jeunes femmes et 1 jeune homme) et nous offre un spectacle composé de mains de maitre par l’auteure, la metteure en scène Catherine Schaub, la chorégraphe Magali B et le musicien Aldo Gilbert. Des parties chantées, des pantomimes et des danses colorent l’ensemble de ce petit régal théâtral.

Les neuf jeunes comédiens, à l’enthousiasme débordant, jouent, chantent et bougent avec justesse et précision. Ils sont convaincants dans leur interprétation d’adolescents, avec leur niaque parfaitement crédible et leurs troubles émouvants. Ils nous entrainent dans cette folle farandole de paroles d’ados, aux accents véritables du réalisme d’aujourd’hui. Paroles de jeunes contemporains, avec leurs mots et leurs maux, qui font résonner les problématiques universelles de la jeunesse autour de la quête identitaire, de la reconnaissance sociale, de l’appartenance, de l’amitié, de l’indépendance des idées, de la liberté sexuelle, de la prise de risque, de la confrontation au danger et de l’amour.

Un spectacle riche, drôle, agréable, calé au cordeau et très bien joué. À voir sans hésitation.
8 janv. 2017
8,5/10
33 0
C'est une bande de jeunes qui s'éclatent.
Mais pas tant d'éclate que ça, finalement...

Huit filles et un garçon.
Ils nous attendent déjà, au lointain de la scène, assis sur de simples chaises, les cheveux longs rabattus sur le visage.

Ils vont se lever, se présenter : huit lycéens de Terminale L, au lycée Saint-Sulpice.
Etrangement, ils précisent tous que leur casier judiciaire est vierge. (Ou « assez » vierge...)
On comprendra pourquoi plus tard...

Puis, et ce sera finalement le thème principal de la pièce, ils vont nous livrer en vrac toute une série de questionnements, de doutes, d'angoisses, ils vont nous révéler leurs indignations, leurs révoltes vis à vis du monde qui les entoure.

C'est que de nos jours, pas facile d'être jeune, dans le contexte de nos sociétés modernes certes, mais compliquées et souvent désespérantes !

Ils vont nous livrer également leurs éléments de réponse : c'est à cause des terroristes, de Monsanto, de Goldman Saachs, etc, etc...

Un soir, au cours d'une soirée « clandestine », dans lesquelles la petite communauté s'est dotée de ses propres règles, de ses propres lois pour exister, la situation dérape.
(Il vous faudra aller au Funambule-Montmartre pour découvrir le dérapage en question, ne comptez-pas sur moi pour tout vous dévoiler ! )

Léonore Confino, nommée aux Molières dans la catégorie auteur, dissèque presque d'un point de vue sociologique les difficultés de la génération actuelle d'ados.

Mais attention, pas n'importe quels ados.
Ici, nous avons affaire à des jeunes issus de milieux socialement très favorisés, des enfants de CSP++++++.
Ici, pas de mixité sociale, ici pas de blacks, pas de rebeus, pas de pauvres.
Ici, c'est l'uniforme qui prévaut, la petite jupette plus ou moins foncée, et le chemisier plus ou moins clair qui va bien.

Pour autant, leurs interrogations sont vraiment légitimes et méritent d'être écoutées et entendues.

Ce sont de très jeunes comédiens qui interprètent ces lycéens paumés sous leurs dehors sûrs d'eux et provocateurs.

Les neuf sont remarquables de justesse.
Un signe qui ne trompe pas : à la sortie, devant moi, une dame demandait à l'ouvreur : « mais ce sont vraiment des lycéens ? »
Un peu comme si on se demandait à l'issue d'un Roméo et Juliette : « Mais ces deux jeunes comédiens-là, ils habitent vraiment Vérone, et leurs parents ne peuvent vraiment pas se saquer ? »

Oui, ces neuf jeunes sont épatants.
Ils sortent à peu près tous de l'école de théâtre des Enfants terribles, et l'on sent déjà bien l'esprit de troupe.
Ils se connaissent, ils ont déjà beaucoup joué ensemble, et ils prennent un évident plaisir à se trouver sur un plateau.

Ils sont très drôles, également.
On sent déjà le métier, on devine aisément une expérience certaine au delà d'une vraie fraicheur juvénile.

La metteure en scène Catherine Schaub a eu les moyens se montrer très exigeante.
Sa mise en scène est en effet précise, tendue, sophistiquée.
A aucun moment, à une exception près, les neuf ne quitteront le plateau, ce qui était une sacrée gageure.

Certains passages (je ne parle pas ici des scènes dansées) sont même pratiquement chorégraphiés.
L'espace est totalement occupé, y compris les rangées de la salle, pour une scène drôlissime et très maligne où les neuf descendent du plateau poser leurs questions aux spectateurs.

(Votre serviteur s'est retrouvé ainsi à devoir méditer sur l'acceptation ou non de son âge...)

Une autre scène est particulièrement réussie : la scène où Léonore Confino et Catherine Schaub démontrent le fait que cette génération est avant tout une génération « connectée ».

On l'aura compris, nous est proposé un théâtre intelligent, en prise totale avec le monde qui l'entoure, et qui le questionne habilement, ce monde-là.
Un théâtre qui nous permet de réfléchir sur le sort de cette génération peut-être pas perdue mais qui se cherche, et ce, de plus en plus.
Et l'on comprend vite qu'au-delà de toutes les facilités apparentes qui semblent être mises à disposition des « jeunes d'aujourd'hui », il est de plus en plus difficile d'avoir 18 ans de nos jours.

Merci beaucoup, jeunes gens, pour ce beau moment théâtral !
UNE COMMUNAUTÉ SOUDÉE

Ils sont 9 : huit filles et un garçon. Ils ont entre 17 et 20 ans. Ils sont en terminale L. Une communauté soudée, munie de ses règles, de ses codes. Ils ne se quittent jamais vraiment : s'ils ne sont pas au lycée ou en soirée ils restent connectés grâce à leurs ordinateurs, leurs smartphones, leurs forfaits illimités.

Ils n'ont connu que "la crise". Enfants de la génération de mai 68 ils vivent cernés par les interdits fixés par leurs parents. N'est-ce pas un comble de la part de ceux qui couvraient les murs de "il est interdit d'interdire" ? C'est une génération en colère. C'est à cause d'Amy Winehouse. C'est à cause de l'espoir. L'espoir ? Quel espoir ? Une génération qui veut mener sa révolution assise derrière son ordinateur, dans une solitude illimitée, qui ne rêve pas mais se demande seulement "comment s'en sortir". Triste constat.

Alors pour oublier cette peur permanente, pour oublier que l'amour ce n'est bien que chez les vieux, que l'image de la femme c'est celle de cette chanteuse internationale qui n'a plus besoin du rappeur pour réussir dans l'industrie du X, pardon dans l'industrie du disque, il y a les soirées. Ces espaces de liberté. Mais "sait-on ce que c'est que d'être libre ?".

Telles des amazones les filles se veulent combattantes, guerrières, fortes, indépendantes. Tel Achille, Tom est le seul admis dans le cercle. Jusqu'à ce 2 mai 2016 où les choses ont dérapé.

ECRITURE COLLECTIVE

PARLONS D'AUTRE CHOSE est une création collective née de la rencontre de jeunes comédiens âgés de 19 à 25 ans avec deux artistes expérimentées : Léonore CONFINO et Catherine SCHAUB. La première a aidé à l'écriture, la seconde a mis en scène les émotions, interrogations, espoirs de ces jeunes réunis au sein du collectif BIRDLAND.

Un projet qui ne se veut pas que culturel. L'objectif du collectif, en plus d'avoir pu présenter son travail à Paris au Théâtre de Belleville et à la Pépinière Théâtre, et de le porter auprès des acteurs de la vie éducative, professeurs et lycéens, pour en faire un objet socio-éducatif source de tables rondes et d'ateliers.

UNE OEUVRE ORIGINALE

Grâce à une écriture directe, jeune, impertinente, pleine d'humour le collectif BIRDLAND nous interpelle, au sens propre comme au figuré, nous étonne, nous dérange parfois, nous déroute, nous émeut, nous touche au cœur.

Les 9 jeunes comédiens sont bourrés de talent, plein d'énergie. Ils secouent le public et tout parent devraient non seulement écouter mais aussi entendre ce que cette jeunesse souvent incomprise a à nous dire.

En bref : Avec PARLONS D'AUTRE CHOSE le collectif BIRDLAND dresse le portrait d'une génération asphyxiée. Une oeuvre originale qui questionne et émeut. Un spectacle actuel. Une parole libérée qu'il faut entendre.
Votre critique endiablée
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Emotions
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor