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Le Gros Diamant du Prince Ludwig

Le Gros Diamant du Prince Ludwig
Mis en scène par Gwen Aduh
  • Théâtre du Gymnase
  • 38, boulevard de Bonne-Nouvelle
  • 75010 Paris
  • Bonne Nouvelle (l.9)
Itinéraire
Billets de 19,00 à 55,00
À l'affiche du :
15 juin 2017 au 28 janvier 2018
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 17:00
    • 20:45

L'équipe des "Faux British", (Molière de la comédie 2016) récidive !

Cette fois-ci, pas d'enquête policière menée par de faux amateurs mais un braquage de banque mené par de vrais bras cassés. C'est l'Amérique des années 50, avec des musiciens live, des matons pas futés, des taulards en cavale, un pickpocket trop honnête, une amoureuse peu fidèle, des amants pigeonnés, un voyou abruti, un banquier colérique, un policier frimeur, une mère poule qui couve autre chose que des œufs, et Warren Slack, le plus vieux stagiaire des USA.

Qui va arnaquer qui ? Le Gros Diamant du Prince Ludwig, une pièce où on s'aime comme dans "Chantons sous la pluie", on frémit comme chez Tarantino, on retient son souffle comme dans Ocean's Eleven et on rit comme chez les Marx Brothers. Le meilleur du cinéma hollywoodien au Théatre et à Paris c'est en ce moment au Théatre du Gymnase !

 

88

La critique de la rédaction : 6/10. Avis nuancé sur cette comédie à l'humour lourd, compensé par d'autres qualités.

En effet, les décors et la mise en scène sont supers, nous surprennent à plusieurs reprises, à l'image de cette scène défiant les lois de la gravité...

L'histoire du vol du gros diamant à l'abri dans une banque ultra-sécurisée comporte des longueurs, est invraisemblable. Malgré l'humour parfois attendu, répétitif ou dans la surenchère, quelques passages font bien rire. Le jeu est lui aussi très appuyé.

Bonne idée d'accompagner les transitions par quelques jolis morceaux de musique joués en live.

Peut être aimerez vous, nous n'avons été qu'à moitié convaincus.

Note rapide
6,5/10
pour 9 notes et 8 critiques
0 critique
Note de 1 à 3
0%
6 critiques
Note de 4 à 7
78%
2 critiques
Note de 8 à 10
22%
Toutes les critiques
12 août 2017
6,5/10
14 0
J'avais adoré la pièce les Faux British où j'avais beaucoup ri. Alors quand j'ai découvert que la compagnie remettait le couvert, il fallait absolument que j'aille les retrouver pour leur nouveau spectacle. Et il faut dire que leur imagination n'a pas de limite. Mais ce n'est pas parce qu'un premier spectacle est réussi que le second doit l'être aussi.

Il faut dire que j'ai beaucoup moins rigolé dans cette nouvelle pièce. Le texte est beaucoup moins travaillé et est assez inégal dans l'écriture. Par chance, les comédiens sont vraiment très bons et connaissent très bien leur texte. Certaines scènes comme celle dans la chambre de la séduisante jeune femme ou dans la banque, demandent un jeu au millimètre pour favoriser le comique. Aucun imper n'est autorisé. Un jeu de haute voltige. En plus, à la fin les comédiens saluent avec les techniciens. Ce qui est rare et me semble important à souligner. 

Par chance, la mise en scène de Gwen Aduh est vraiment incroyable. C'est un travail plein d'imagination qui a été fourni pour créer des choses étonnantes. Les décors se referment devant le spectateur et sont rangés par les comédiens eux-même aidés de deux techniciens. On passe d'une chambre à étage, à la rue pour aller à la banque jusqu'au coffre-fort. Les comédiens s'infiltrent au dessus des conduits via le sol ou dessus de la scène via des conduits aérien puis descendent en rappel sur scène. Et il y a cette scène incroyable avec deux scènes en même temps cependant qui est sur deux plans différents. C'est complètement hallucinant et très drôle. Une chose que je n'avais jamais vu avant. Un vrai talent que Gwen Aduh doit continuer à cultiver car elle a fait un travail vraiment fantastique.

Ainsi même si le texte manque de relief, la mise en scène et la scénographie sauvent tout. On passe alors une agréable soirée où on s'étonne de tellement d'originalité.
5 août 2017
6/10
6 0
J'avais tellement été séduite par l'humour décalé et déjanté des Faux British que j'attendais forcément me laisser embarquer de la même manière.

Mais non, j'avoue avoir été déçue par cette fois une histoire ou l'on rentre difficilement, un humour un peu lourd et parfois quelques mots vulgaires inutiles... oui la mise en scène est originale parfois mais n'est pas suffisante pour me convaincre.

Dommage.
31 juil. 2017
6,5/10
18 0
Au sortir de la pièce, j'étais mitigée samedi et je le suis encore ce lundi.

L'histoire est totalement invraisemblable, certains gags répétitifs sont lourds et le jeu des comédiens est assez appuyé mais il y a des de bonnes surprises : une mise en scène travaillée, des changements de décors très astucieux avec des intermèdes musicaux très sympa, des cascades et certaines scènes sont franchement hilarantes.

Cependant le rythme est inégal et c'est pour ça que je suis assez partagée. Dommage car la pièce a un potentiel comique indéniable mais tout n'est pas exploité comme il faut.
16 juil. 2017
7/10
18 0
Ce spectacle de pur divertissement a une belle mise en scène avec de bons acteurs.

L'intrigue est mince, mais grâce à la qualité de la mise en scène, à la scénographie et aux acteurs, on passe une bonne soirée.
13 juil. 2017
9/10
19 0
On ne change pas une équipe qui gagne !
Bis repetita placent !
Ils sont revenus, ils sont tous là !

« Ils », c'est évidemment la désormais célèbre troupe des « Faux British », récemment et à juste titre moliérisée.
Oui, ils nous reviennent, et en pleine forme !

Je persiste et je signe : avec ces joyeux et joyeuses drilles, je retrouve un mélange des Branquignols de Robert Dhéry et de l'équipe du Splendid à ses débuts.

Comique de situation, comique de répétition, comique de gestes et de postures, mais aussi comique de mœurs et de caractères : leur palette est très large avec un seul but une nouvelle fois atteint : déchaîner l'hilarité de la salle.

Je pèse mes mots : parfois, nous sommes dans une hilarité qui frise même le surréalisme, tellement les situations peuvent être énormes.

Autant le dire tout de suite, le sujet de la pièce tient en très peu de mots.
Une équipe de bras plus que cassés d'un pénitencier canadien veut à tout prix s'emparer du diamant d'un prince hongrois, un gros caillou entreposé dans la chambre ultra forte d'une banque américaine.
Qui repartira avec ?
(Avec le diamant, pas avec le prince, que l'on n'apercevra que quelques secondes sur scène, mais je me garderai bien d'en dire plus...)
Voilà l'intrigue.

C'est ce qu'il y a autour de ce fil conducteur on ne peut plus ténu qui importe.

Que de moyens judicieusement employés pour nous faire rire et passer un très très bon moment !

Des dialogues souvent drôlissimes ! (La tirade mélangeant les concepts de transport et commun et communisme m'a tiré un vrai fou-rire partagé par mes voisins qui se reconnaîtront...)

Des jeux de mots, des calembours, des à peu-près, tout y passe.

Autre moyen, une mise en scène au cordeau, ultra précise. (Certaines scènes sont dignes des meilleurs directions d'acteur feydoliennes.)

Des décors aux petits oignons, très beaux, avec des perspectives forcées, avec des éléments qui montent et descendent des cintres. Grosse prod' !
Un « acte » entier, à ce titre, est époustouflant. Le metteur en scène Gwen Aduh et le décorateur Michel Mugnier se jouent littéralement de la pesanteur.
C'est à la fois très malin, très neuf, très visuel, et là-encore hi-la-rant.

Autre procédé qui fonctionne pleinement : tout au long de cette heure et quarante minutes, nous sont proposés des codes narratifs et visuels cinématographiques qui sont plus ou moins détournés et parodiés.
C'est ainsi que nous naviguons entre « Casablanca », « Mission impossible » (Ah ! Ces lasers...), ou encore les films noirs des années 50.
A nous de décoder, à nous de trouver la distance.

Et puis, bien entendu, last but not least, les comédiens nous ravissent.
Tous donnent énormément, tous y vont à fond, tous se lâchent !
Pour la plupart endossant plusieurs rôles, tous sont très justes.
On croit vraiment à leurs personnages déclenchant des catastrophes en série. Je me suis vraiment pris à leur jeu très rapidement, j'étais vraiment dedans.
On sent réellement un esprit de troupe, ils se connaissent bien et ont l'habitude de jouer ensemble.
Les automatismes sont là, ils savent mettre nos zygomatiques à rude et jubilatoire épreuve.

Une mention spéciale à un trio de musiciens jazz, piano, drums, contrebasse, qui, côté cour, fait patienter pendant les changements à vue de décor.

Une nouvelle fois, cette très fine équipe déclenche une quantité incroyable de rires et fou-rires dans un théâtre du Gymnase hier soir plein à craquer.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor