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Le Cas Sneijder

Le Cas Sneijder
De Jean-Paul Dubois
Mis en scène par Didier Bezace
Avec Pierre Arditi
  • Pierre Arditi
  • Thierry Gibault
  • Charles-Roger Bour
  • Sylvie Debrun
  • En tournée dans toute la France
Itinéraire
Billets de 20,00 à 55,00
À l'affiche du :
21 février 2017 au 11 juin 2017
Jours et horaires
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l m m j v s d
    • HORAIRES
    • 15:00
    • 21:00

Seul miraculé d'un affreux accident d'ascenseur au cours duquel il a perdu sa fille adorée, Paul Sneijder sort du coma transformé.

Décidé à changer de vie, il se détache complètement du monde très matérialiste qui l'entoure. Il voit désormais son épouse et leurs deux fils comme les pires représentants de cette société du culte de l'hyperperformance.

Il prend un job de promeneur de chiens qui lui vaut le mépris de sa famille. Enfin c'est son refus de porter plainte contre l'ascensoriste responsable de son accident qui scellera son sort.

Cette décision totalement incomprise de ses proches et de la société, le fera interner. Il devient Le Cas Sneijder.

 

Pierre Arditi est un comédien de 72 ans récompensé de deux Césars et un Molière. Il a récemment joué dans Le Mensonge, Comme s'il en pleuvait et L’Etre ou Pas.

Le Cas Sneijder a été écrit par Jean-Paul Dubois en 2011. C'est sa première adaptation au théâtre.

 

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La critique de la rédaction : 5.5/10. Une pièce déprimante et très très lente.

C'est d'abord surprenant et agréable de voir Pierre Arditi dans un rôle aussi grave, sérieux alors que nous sommes lassés de le voir cabotiner dans des boulevards plus ou moins réussis. Les autres acteurs ont également une façon de jouer atypique et intéressante.

Le début du Cas Sneijder obtient toute notre attention avec une histoire originale, une mise en scène sympa qui s'appuie beaucoup sur la voix off de l'acteur principal et un joli décor.

Puis, les scènes s'étirent, le propos tourne en rond. Déjà que le sujet n'est pas très joyeux, les longueurs rendent ces deux heures difficiles.

Dommage car la matière était là pour que nous passions un excellent moment.

Note rapide
Toutes les critiques
22 mai 2017
5/10
0 0
L'acteur principal ARDITI est il vraiment au rendez vous avec Sneijder ?

Plutôt que de l'intériorisation ne serait ce pas un peu de fatigue d'un acteur toujours dans l'arène et sur plusieurs planètes à la fois ? quel régal pourtant que la pièce avec RUSSO.
La voix off n'est pas une bonne idée, elle contribue a penser que sans les acteurs "c'est possible"!

Beaucoup de longueurs, un texte et une mise en scène qui prétendent nous tirer vers des pensées "verticales"... Ont t-ils atteint leur but ?
26 avr. 2017
6/10
3 0
Bonne adaptation du roman de Dubois et de son univers en général, avec un mimétisme étonnant entre Pierre Arditi et l'auteur toulousain, même si le cas Sneijder est loin d'être sa meilleure oeuvre.

Mise en scène astucieuse, excellents acteurs. A regretter juste que la pièce soit un peu trop longue.
A voir.
19 avr. 2017
8/10
5 0
Le texte est bien écrit.
La pièce est bien interprétée, même si tout tourne autour de Pierre Arditi, cela pouvant provoquer quelques longueurs.
18 avr. 2017
8,5/10
11 0
Il ne faut pas être phobique des ascenseurs pour apprécier ce spectacle... Le cas Scneijder raconte ce qu'est devenu un homme après un terrible accident et l'objet est au centre des préoccupations.

Mais si Didier Long, le directeur de l'Atelier, prend la parole pour rassurer le public c'est à propos des fumées qui déborderont sur la salle et qui sont inoffensives pour la santé.

Paul Scneijder est l'unique survivant d'une chute incroyable qui a couté la vie à sa fille. Il a émergé du coma mais rien dans sa vie ne peut reprendre un cours "normal" et le brouillard n'est pas là par hasard. Il représente la confusion dans laquelle il tente de survivre.

Je devrais être mort depuis le mardi 4 janvier 2011. Et pourtant je suis là, chez moi, dans cette maison qui m’est de plus en plus étrangère, (...) repensant à une infinité de détails, réfléchissant à toutes ces petites choses méticuleusement assemblées par le hasard et qui, ce jour-là, ont concouru à ma survie.

L'homme couvre les murs de son appartements de formules mathématiques et de croquis qui font penser aux illusions anamorphiques de type trompe-l'œil ... Plus tard il s'acoquinera avec un éleveur de chiens de concours obsédés par les nombres palindromes (qui se lisent pareillement de gauche à droite comme de droite à gauche).

Les ascenseurs décident de nos vies. Leurs câbles tirent les ficelles. On le voit boiter. On sent combien il souffre psychiquement de sa position de rescapé. Ses priorités ont évolué. Sa position lui offre l'occasion d’une retraite spirituelle pendant laquelle il va remettre toute son existence en question. Il faut dire qu'il y a de quoi, entre un travail qui ne peut plus lui apporter de satisfaction, une épouse qui le trompe et des fils jumeaux qui n'ont aucune empathie à son égard.

Tout lui devient peu à peu indifférent. L'homme au bord de la folie parle à voix haute (de dos et en voix off) pour évacuer toutes les pensées négatives, parfois très drôles. Pressentant néanmoins le danger supplémentaire de l'inactivité il cherche un (petit) boulot et devient promeneur de chien. On se demandera ultérieurement qui promène qui, de l'homme ou du chien...

Didier Bezace, que l'on a connu dirigeant le théâtre de la Commune d’Aubervilliers, a mis la pièce en scène. Il y donne la réplique à Pierre Arditi, qu'il dirige pour la quatrième fois. Je me souviens en particulier des Fausses confidences de Marivaux.

Didier Bezace interprète l'avocat chargé de convaincre son client de demander réparation. Paul acceptera-t-il de se battre sur ce registre ou préférera-t-il un autre terrain ?

Pierre Arditi est formidable dans ce registre d'homme blessé, mais encore capable d'humour, autant à l'égard de sa femme (qui rapporte systématiquement un poulet rôti après avoir rendu visite à son amant) que de ses garçons, que de son nouvel employeur. On ne l'avait encore jamais vu dans ce registre de drôlerie, à la limite du tragique. On comprend qu'il soit nominé pour le Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre privé (il a déjà reçu le Premier prix Jacques Toja pour le théâtre).

Le décor est bien pensé, comme ces boites que les magiciens ouvrent et referment sans cesse, faisant à chaque fois apparaitre un objet qu'on croyait perdu.
2 avr. 2017
1/10
40 0
Le Cas Sneijder faisait partie des trois pièces sélectionnées par la Fondation Jacques Toja, aux côté d’Abigail’s Party et de Piège Mortel. Le jury, chargé de décider lequel des trois spectacles se verrait attribuer 20 000€, était constitué des spectateurs à travers une campagne de mécénat participatif qui a vu Le Cas Sneijder remporter la mise. Étonnant. En effet, lorsqu’on voit l’absence de trame dramaturgique, lorsqu’on prend conscience du néant qui compose la pièce, on en vient à se demander pourquoi Didier Bezace souhaitait monter un tel spectacle.

Paul Sneijder a du mal à se remettre de son accident d’ascenseur dans lequel il a perdu sa fille, Marie. Depuis ce jour, il tente de résoudre le mystère qui a conduit l’ascenseur à descendre en chute libre. A travers des articles spécialisés et de la mécanique du fonctionnement, il tente d’élucider le pourquoi du comment. Parallèlement à ses recherches, il commence un travail de promeneur de chien et s’attache à Charlie, un border collie. L’histoire est donc assez absurde, mais cela me plaisait au départ. Je me disais que, derrière de telles étrangetés se cachaient forcément une pensée, un mystère à résoudre, une idée nouvelle et passionnante. Haha ! Que nenni. N’attendez rien d’autre de ce spectacle que sa description première. Pas de profondeur, pas d’émotion, pas de pensée.

Pourtant, tout commençait si bien. La première scène est très belle, et la voix off de Pierre Arditi, qui parle alors de la mémoire, annonce un beau spectacle. Mais tout se gâte si vite : cette histoire de promeneur de chien qui surgit de nulle part, sans queue ni tête, entraîne des scènes longues et sans intérêt. Les scènes de dialogue entre Paul et sa femme, dont les relations ne sont pas au beau fixe, se voudraient drôles et cyniques mais restent bien plates. La pièce s’étire et se complaît dans une espèce de fausse philosophie qui voudrait montrer les ascenseurs comme une métaphore de la vie. C’est prévisible, c’est inutile, et c’est raté.

Pour ajouter à tout cela, Arditi est assez mal entouré. D’ailleurs, lui-même n’a pas grand chose à jouer. C’est vrai que sur les premières scènes, je me suis dit « Ça fait du bien de le voir dans autre chose qu’un gros boulevard bien gras ». La voix off qui l’accompagne est belle, posée, atteinte. Mais on s’aperçoit vite qu’il n’a rien à jouer. Son ton mélancolique ne parvient pas à toucher à travers cette pièce sans intérêt. A ses côtés, Sylvie Debrun campe une Anna tout aussi fade. Détestable, par ailleurs, comme la plupart des personnages de la pièce. Didier Bezace n’a rien à jouer : son personnage comme ses scènes restent un mystère complet pour moi car il semble parachuté dans un environnement qui n’a nullement besoin de lui, et ses apparitions n’ont pas de conséquence sur le personnage central. Thierry Gibault, qui donne son travail de promeneur de chien à Sneijder, surjoue un personnage déjà sans intérêt. La cata.
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Notes détaillées (pour les plus courageux)
Texte
Jeu des acteurs
Rire
Intérêt intellectuel
Mise en scène et décor